Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
52 256 décisions disponibles — page 1196/2613
N° TA95-2414032(TA95-2414032)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour présentée par Mme A C. Le juge a considéré que la requête était irrecevable, la décision de clôture de sa demande de titre de séjour pour défaut de justificatifs d'études ne constituant pas une décision faisant grief susceptible d'être contestée par un recours pour excès de pouvoir. Il a relevé que la requérante n'avait pas déposé de nouvelle demande après avoir obtenu une inscription postérieure au classement de son dossier. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2414039(TA95-2414039)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du préfet des Hauts-de-Seine portant retenue du passeport de Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant été mise en possession d'un récépissé et d'une autorisation provisoire de séjour, et n'établissant pas avoir vainement sollicité la restitution de ses documents. La solution retenue écarte ainsi la présomption d'urgence invoquée par la requérante, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens de légalité soulevés.
N° TA95-2312327(TA95-2312327)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine d'assurer le relogement de Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 1er mars 2023. La requérante avait refusé une offre de logement inadaptée à son handicap (fauteuil roulant), motif reconnu impérieux par le préfet. Le tribunal a ordonné le relogement avant le 1er décembre 2024, sous astreinte de 200 euros par mois de retard, en application des articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et R. 441-16-2 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2313811(TA95-2313811)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation du Val-d'Oise en janvier 2020, qui n'a reçu aucune proposition de logement. Il demandait la condamnation de l'État à lui verser 20 000 euros pour les préjudices subis du fait de cette carence. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a accordé à M. A une indemnité de 3 000 euros, en tenant compte de la durée de la carence et des troubles dans ses conditions d'existence liés à la sur-occupation de son logement.
N° TA95-2414040(TA95-2414040)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour obtenir une mesure de sauvegarde dans un délai de 48 heures, n'était pas remplie, le titre de séjour étant expiré depuis plus de dix jours et le contrat d'apprentissage déjà suspendu. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2403366(TA95-2403366)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a annulé la décision du 31 janvier 2024 par laquelle la commission de médiation des Hauts-de-Seine avait rejeté comme irrecevable le recours de Mme A visant à faire reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le tribunal a jugé que la commission ne pouvait opposer un défaut de production de pièces justificatives, dès lors que les demandes de complément avaient été envoyées à une adresse électronique erronée, différente de celle fournie par la requérante sur son formulaire. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, notamment les articles L. 441-2-3 et R. 441-14, qui imposent à l'administration d'informer correctement le demandeur de l'incomplétude de son dossier.
N° TA95-2405983(TA95-2405983)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a été saisi par Mme A, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par une décision de la commission de médiation du Val-d'Oise du 7 juillet 2023. Mme A contestait l'offre de logement reçue, qu'elle estimait inadaptée. Le tribunal a considéré que le préfet, qui n'a pas produit de défense, n'a pas démontré avoir informé la requérante des conséquences d'un refus d'offre, comme l'exige l'article R. 441-16-3 du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, le refus de Mme A ne la prive pas du bénéfice de la décision de la commission. Le tribunal a enjoint au préfet du Val-d'Oise d'assurer le relogement de Mme A avant le 1er décembre 2024, sous astreinte de 100 euros par mois de retard, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2410787(TA95-2410787)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 11 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que les vices de procédure et de motivation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, le juge estimant que la décision préfectorale était légale au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA95-2410971(TA95-2410971)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. C, ressortissant ivoirien, contre les arrêtés du préfet de police du 10 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour 24 mois. Le requérant contestait la légalité de ces décisions, invoquant notamment l'incompétence de l'auteur, un défaut de motivation, et une atteinte à sa vie privée et familiale. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée et que l'auteur disposait d'une délégation de signature régulière. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des mesures d'éloignement, sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2413435(TA95-2413435)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) de procéder à l’enregistrement de la cessation totale d’activité de Mme B D, en raison de l’urgence et de l’utilité de la mesure face à l’inertie persistante de l’administration. La requérante justifiait d’une situation urgente, notamment en raison des relances de l’URSSAF, et l’absence d’enregistrement résultait d’une erreur administrative sur son lieu de naissance. Le tribunal a rejeté la demande d’astreinte, mais a condamné l’INPI à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2400887(TA95-2400887)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de Mme C, qui contestait le refus de la CAF des Hauts-de-Seine de lui remettre une dette de RSA de 942,17 euros. La requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n'a pas répondu dans le délai de soixante jours. En conséquence, elle est réputée s'être désistée, et le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement du 1° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2316590(TA95-2316590)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B A d’un recours en plein contentieux contre le refus du président du conseil départemental des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". En cours d’instance, le département a finalement accordé la carte sollicitée, sans limitation de durée. Par ordonnance du 30 septembre 2024, le tribunal, appliquant l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête.
N° TA95-2400062(TA95-2400062)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté la requête de M. A contestant le refus du département du Val-d'Oise de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le juge a estimé que les pièces du dossier ne démontraient pas que l'état de santé de M. A réduisait sa capacité de déplacement à pied à un périmètre inférieur à 200 mètres ou l'obligeait à recourir systématiquement à une aide humaine ou technique, conformément aux critères fixés par l'arrêté du 3 janvier 2017 pris pour l'application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions à fin d'injonction.
N° TA95-2400129(TA95-2400129)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du conseil départemental du Val-d'Oise de renouveler sa carte " mobilité inclusion " avec la mention " stationnement pour personnes handicapées ". Le tribunal a estimé que M. A ne justifiait pas d'une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, notamment d'un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou d'un recours systématique à une aide humaine ou technique, conformément aux articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi qu'à l'arrêté du 3 janvier 2017.
N° TA95-2400145(TA95-2400145)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B A, qui contestait la décision de la commission de médiation du Val-d'Oise du 3 novembre 2023 refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le tribunal a appliqué les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné la possibilité d'une substitution de motif soulevée par le préfet, selon laquelle M. A, bien que dépourvu de logement, ne justifiait pas de démarches préalables suffisantes.
N° TA95-2307135(TA95-2307135)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a examiné les requêtes de M. B contestant deux décisions de la CAF des Hauts-de-Seine du 4 mars 2023 lui réclamant le remboursement de primes exceptionnelles de fin d'année pour 2021 et 2022 (320,14 € chacune). Le tribunal a joint les deux requêtes. Il a rejeté les demandes de M. B, qui n'a pas établi avoir formé une demande préalable de remise de dette auprès de la CAF, rendant ses conclusions irrecevables. La solution s'appuie sur les règles de procédure administrative contentieuse et le code de l'action sociale et des familles.
N° TA95-2313864(TA95-2313864)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme A, reconnue prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO) par la commission de médiation des Hauts-de-Seine en 2019, pour carence fautive dans son relogement. La requérante, toujours hébergée chez sa mère, n'avait reçu aucune proposition de logement malgré une injonction du tribunal en 2020. Sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal a jugé que l'absence de relogement dans le délai légal engageait la responsabilité de l'État. Il a accordé à Mme A une somme de 3 000 euros en réparation de son préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence, et a mis à la charge de l'État 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2313865(TA95-2313865)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable, qui demandait réparation pour l'absence de relogement par l'État. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité, car aucune proposition de logement n'a été faite malgré une injonction judiciaire. Il a condamné l'État à verser 5 000 euros à M. B pour les troubles dans ses conditions d'existence, en application de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. La somme demandée de 15 000 euros a été réduite, le tribunal estimant que les préjudices invoqués n'étaient pas tous établis.
N° TA95-2314290(TA95-2314290)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 2 000 euros à M. B pour le préjudice de troubles dans ses conditions d'existence, résultant de l'absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation du Val-d'Oise le 9 septembre 2022. La carence fautive de l'État a été établie sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, le préfet n'ayant pas exécuté l'injonction de relogement dans le délai imparti. Le tribunal a rejeté la demande de dommages et intérêts pour le surplus, estimant que le préjudice était suffisamment réparé par cette somme, et a mis à la charge de l'État 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2314291(TA95-2314291)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 9 450 euros à M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable en juin 2022, en raison de l'absence de proposition de logement dans le délai de six mois. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a évalué les troubles dans les conditions d'existence subis par M. A et sa famille, logés chez un particulier dans des conditions précaires, à 300 euros par mois pour la période de janvier 2023 à octobre 2024.