Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2406274(TA95-2406274)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B épouse D, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 8 avril 2024 refusant son admission au séjour en qualité de salariée et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 7 b) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a considéré que le préfet avait légalement pu lui reprocher d'avoir détourné l'objet de son visa de conjoint de Français, justifiant ainsi le refus de séjour et les mesures subséquentes.
N° TA95-2406257(TA95-2406257)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (3ème Chambre) a rejeté la requête de Mme B épouse C, ressortissante tunisienne, qui contestait l’arrêté du préfet du Val-d’Oise du 24 avril 2024 refusant son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Le tribunal a estimé que l’ancienneté de son séjour (six ans) ne constituait pas un motif exceptionnel d’admission, et que sa vie familiale pouvait se reconstituer en Tunisie, son époux n’étant pas en situation régulière. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
N° TA95-2414191(TA95-2414191)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 16 septembre 2024 refusant le détachement de Mme Plisson. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, les difficultés familiales et financières invoquées ne présentant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. La requête a été rejetée sans examen des moyens de légalité, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2413217(TA95-2413217)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante, en situation irrégulière depuis plusieurs années, ne justifiait pas de circonstances particulières nécessitant un examen prioritaire de sa situation par rapport à d'autres étrangers. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2315365(TA95-2315365)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 9 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de ses liens familiaux en France. Le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de son entrée récente sur le territoire et de l'absence de liens suffisamment stables et intenses. Par conséquent, la solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA95-2406888(TA95-2406888)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 12 février 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de vices de procédure liés à l'avis du collège de médecins de l'OFII, et de la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que ces moyens n'étaient pas fondés et a confirmé la légalité des décisions attaquées, en application des textes précités.
N° TA95-2406899(TA95-2406899)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A, ressortissante togolaise, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 29 mars 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, relative à la prise en compte de l'intérêt supérieur de son enfant. Le tribunal a admis Mme A au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a annulé l'arrêté préfectoral, considérant que le préfet n'avait pas accordé une attention primordiale à l'intérêt supérieur de l'enfant de Mme A, en méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA95-2406911(TA95-2406911)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. C, ressortissant congolais, contre un arrêté préfectoral du 19 avril 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter la France. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale) et des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a fait droit à la demande d'aide juridictionnelle provisoire et, au fond, a annulé l'arrêté préfectoral. La solution retenue est fondée sur l'article 8 de la Convention européenne, le tribunal estimant que la mesure d'éloignement portait une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de M. C, compte tenu de son activité religieuse continue en France depuis 2017.
N° TA95-2406924(TA95-2406924)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 8 avril 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé un titre de séjour à M. B, ressortissant sierra-léonais, et l'a obligé à quitter le territoire. La solution retenue se fonde sur la méconnaissance du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant, l'administration n'ayant pas accordé une attention primordiale à l'intérêt supérieur de l'enfant né de l'union du requérant avec une ressortissante française. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. B dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2406926(TA95-2406926)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sri-lankaise, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. La requête a été jugée irrecevable pour tardiveté, car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de trente jours suivant la notification de l'arrêté. Le tribunal a appliqué les articles L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 776-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2414309(TA95-2414309)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Sarcelles fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a désigné une experte pour examiner un immeuble présentant des désordres structurels et déterminer s'il constitue un danger imminent pour la sécurité des personnes. La mission de l'expert, qui doit être accomplie dans les vingt-quatre heures, consiste à décrire les désordres, évaluer les risques et proposer des mesures de sécurité provisoires. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation ainsi que sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2316827(TA95-2316827)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise le 10 novembre 2023. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et ne révélait aucun défaut d'examen particulier de la situation du requérant. Il a jugé que M. B, qui ne justifiait pas d'une présence continue de dix ans en France et dont les liens familiaux et personnels n'étaient pas suffisamment établis, ne pouvait se prévaloir d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA95-2316861(TA95-2316861)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour en qualité de salarié, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a ensuite jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant l'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni violé l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination, fondées sur ce refus légal, ont été validées.
N° TA95-2309896(TA95-2309896)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E, ressortissante ukrainienne, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de sa situation personnelle, et la violation des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2317164(TA95-2317164)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C veuve D, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour pour soins et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Hauts-de-Seine. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la requérante ne démontrait pas que son état de santé, nécessitant une prise en charge médicale, présentait une exceptionnelle gravité au sens de l'article 6-7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2309894(TA95-2309894)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant arménien, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant la décision régulière. Saisi sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le juge a considéré que la durée de séjour établie (quatre ans) et la situation familiale ne justifiaient pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2317457(TA95-2317457)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 décembre 2023 lui refusant un certificat de résidence, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, estimant que la délégation de signature était régulière. Elle a rappelé que la situation des ressortissants algériens est régie exclusivement par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et non par l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, tout en précisant que le préfet dispose d'un pouvoir discrétionnaire de régularisation. Les autres moyens, notamment ceux tirés de l'erreur de fait et de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ont été examinés et rejetés.
N° TA95-2317477(TA95-2317477)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 novembre 2023 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il a également jugé que la commission du titre de séjour n'avait pas à être saisie, faute pour M. B de remplir les conditions de délivrance d'un titre de séjour. En conséquence, le tribunal a confirmé la légalité de l'arrêté, en application des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA95-2201521(TA95-2201521)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A, aide-soignante, qui demandait sa réintégration et l'indemnisation de préjudices suite à sa radiation des cadres pour abandon de poste par le centre hospitalier Roger Prévot. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions indemnitaires relatives à l'absence de décision sur sa situation administrative et aux vices de procédure, faute de liaison préalable du contentieux. Sur le fond, il a rappelé qu'une radiation pour abandon de poste nécessite une mise en demeure écrite préalable, et qu'un agent en congé de maladie ne peut être radié sans une mise en demeure spécifique liée à un refus de contre-visite médicale. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais les textes appliqués sont la loi n°83-634 du 13 juillet 1983, la loi n°86-33 du 9 janvier 1986, et le code de justice administrative.
N° TA95-2200968(TA95-2200968)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête indemnitaire de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait 5 000 euros en réparation du préjudice subi faute de rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. La juridiction a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions, faute pour le requérant d'avoir présenté une demande préalable à l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le courrier du 7 mars 2022 adressé à la préfecture constituait une mise en demeure et non une demande indemnitaire préalable, ce qui n'a pas permis de lier le contentieux. En conséquence, l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.