Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2414471(TA95-2414471)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B, ressortissante mexicaine, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante dispose d'un titre de séjour étudiant valable jusqu'en avril 2025, exerce un emploi en CDI et ne démontre pas de tentatives répétées et infructueuses pour obtenir un rendez-vous. La décision retient que l'absence d'enregistrement de sa nouvelle demande ne compromet ni son activité professionnelle ni sa vie familiale.
N° TA95-2113764(TA95-2113764)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la condamnation de France Travail (ex-Pôle Emploi) à lui verser 4 204,25 euros. La requérante soutenait que cette somme lui avait été indûment prélevée, mais le tribunal a estimé qu'elle n'en apportait pas la preuve et qu'il s'agissait en réalité d'une régularisation comptable déduite d'un indu antérieur. Le moyen tiré d'une insuffisance de motivation de la décision de refus a été écarté comme inopérant. La demande de dommages et intérêts a également été rejetée, faute de faute et de préjudice établis. La décision se fonde sur le code du travail et le code de justice administrative.
N° TA95-2406766(TA95-2406766)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi pris par le préfet du Val-d'Oise le 12 février 2024. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de vice de procédure, jugeant que la délégation de signature était régulière et que l'avis du collège de médecins de l'OFII était valide. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans qu'il soit statué sur le fond des autres moyens soulevés par le requérant. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme, et le code de justice administrative.
N° TA95-2413975(TA95-2413975)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant pakistanais, qui demandait l'annulation des arrêtés du préfet de police de Paris du 17 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour de deux ans et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'irrégularité de la notification, en se fondant sur les délégations de signature et l'assistance d'un interprète en ourdou lors de la procédure. La solution retenue est le rejet de la requête, appliquant les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 111-8, L. 612-1, L. 612-2 et L. 730-1) et la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2413843(TA95-2413843)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. A, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 23 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de 24 mois, ainsi que son assignation à résidence. Le juge a estimé que la procédure était régulière et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE et article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration), l'insuffisance de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions d'éloignement et d'assignation à résidence, appliquant les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2413594(TA95-2413594)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil au motif qu'elle n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours suivant son entrée en France. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'irrégularité de la procédure, jugeant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité compétente. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA95-2311190(TA95-2311190)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la CAF du Val-d'Oise de lui remettre une dette de 4 369,98 euros correspondant à un indu d'allocation de logement familiale (ALF). Le juge a estimé que, bien que l'erreur de déclaration de ressources soit de bonne foi, la situation financière de Mme A, avec un reste à vivre mensuel de 1 500 euros pour trois personnes, ne caractérisait pas une précarité justifiant une remise de dette. La décision s'appuie sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui subordonnent la remise à une situation de précarité, sauf en cas de fraude ou fausses déclarations.
N° TA95-2311640(TA95-2311640)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 8 juin 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait retiré à M. A, ressortissant marocain, sa carte de résident de dix ans pour lui délivrer un titre de séjour d'un an. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en se fondant sur l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que M. A n'avait pas été condamné pour les infractions limitativement prévues par ce texte. Il a également relevé qu'aucune disposition légale ne permettait de retirer une carte de résident pour un motif de menace à l'ordre public. L'annulation de l'arrêté a pour effet de rétablir la carte de résident de M. A jusqu'à son terme.
N° TA95-2316635(TA95-2316635)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. B, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation du droit au logement opposable des Hauts-de-Seine en 2019, pour n'avoir reçu aucune proposition de logement dans le délai légal. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité, causant des troubles dans les conditions d'existence du fait du maintien d'un logement sur-occupé et indécent, aggravé par la vulnérabilité sanitaire du requérant et de son enfant. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation pour fixer l'indemnisation, rejetant l'argument du préfet sur l'irrégularité des revenus.
N° TA95-2316735(TA95-2316735)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus d’attribution d’un logement social par l’office Immobilière 3F. La décision de refus, motivée par l’incapacité de la requérante à assumer les dépenses de logement, a été jugée suffisamment motivée au regard de l’article L. 441-2-2 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de l’erreur manifeste d’appréciation, sans se prononcer sur le fond de la situation financière de Mme A. En conséquence, l’ensemble des conclusions de la requête a été rejeté.
N° TA95-2316752(TA95-2316752)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a annulé la décision du 21 juillet 2023 par laquelle la commission de médiation du Val-d'Oise avait rejeté le recours amiable de Mme B tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La commission avait motivé son refus par l'incomplétude du dossier, estimant que Mme B n'avait pas justifié d'une pension d'invalidité. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d'une erreur de fait, dès lors que Mme B avait bien produit une attestation du département relative à une prestation de compensation du handicap (PCH), ce qui suffisait à justifier la ressource déclarée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2202834(TA95-2202834)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. et Mme B, qui contestaient leur imposition à l'impôt sur le revenu au titre des années 2016 et 2017. Les requérants soutenaient que la SARL BT Transport, dont ils étaient les associés uniques, était assujettie à l'impôt sur les sociétés et non à l'impôt sur le revenu. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article 8 du code général des impôts, l'associé unique d'une SARL est imposé à l'impôt sur le revenu sauf option contraire, et que la transformation de la société n'avait pas entraîné de changement de régime fiscal. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi les impositions et pénalités.
N° TA95-2414197(TA95-2414197)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 21 juin 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait refusé le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant ivoirien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie et que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation de la menace pour l'ordre public, fondé sur des condamnations anciennes (dernière en 2015), était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA95-2214239(TA95-2214239)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 6 octobre 2022 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait ordonné la fermeture administrative pour deux mois de l'établissement "Istanbul Kebab". La décision est fondée sur les articles L. 8272-2 et R. 8272-8 du code du travail, qui permettent la fermeture en cas d'emploi d'étrangers non autorisés à travailler. Le tribunal juge la sanction disproportionnée, car les manquements étaient limités et non répétés (deux salariés concernés sur quatre, dont un récemment embauché), la société n'avait aucun antécédent, et le procureur de la République s'était contenté d'un rappel à la loi.
N° TA95-2400292(TA95-2400292)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’une demande d’indemnisation de 31 800 euros pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable en février 2014. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, estimant que la demande préalable avait bien été reçue. Sur le fond, il a jugé que la carence fautive de l’État engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d’existence, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est que l’État est condamné à verser à M. A une somme de 3 000 euros, en réparation des préjudices subis jusqu’à son relogement en mai 2023.
N° TA95-2205374(TA95-2205374)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. et Mme A tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de cotisations exceptionnelles sur les hauts revenus et de prélèvements sociaux au titre de l'année 2016. Le litige portait sur la date de cession de titres de la société Hay Group (Bermuda) Limited, les requérants soutenant que le transfert de propriété était intervenu en 2015. Le tribunal a jugé que la plus-value devait être rattachée à l'année 2016, conformément aux articles 12 et 150-0 A du code général des impôts, dès lors que le paiement du prix de cession était intervenu en 2016. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA95-2300750(TA95-2300750)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant à Mme C, ressortissante tunisienne, la délivrance d’une carte de résident. Le tribunal retient un défaut de motivation, le préfet n’ayant pas communiqué les motifs de sa décision implicite dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme C dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente.
N° TA95-2400831(TA95-2400831)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A, reconnue prioritaire pour un logement d'urgence, qui demandait réparation pour l'absence de relogement par l'État. Le tribunal a rejeté les conclusions en annulation de la décision implicite de rejet de sa demande indemnitaire, considérant que cette décision avait simplement lié le contentieux et que les vices propres étaient sans incidence. Sur le fond, la responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison du défaut de proposition de logement malgré l'injonction du 20 décembre 2022. Le tribunal a condamné l'État à verser 3 125 euros à Mme A pour les troubles dans ses conditions d'existence, incluant l'inadaptation du logement à son état de santé et la promiscuité avec ses enfants.
N° TA95-2401101(TA95-2401101)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable, d’une demande d’indemnisation de 3 000 euros pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement par l’État. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État à exécuter la décision de la commission de médiation dans le délai imparti engage sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation. Il a ainsi condamné l’État à verser à M. B la somme de 3 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d’existence, et a mis à la charge de l’État la somme de 1 500 euros au titre des frais d’instance, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA95-2402555(TA95-2402555)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 2 novembre 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également estimé que la vie privée et familiale de M. A n'était pas méconnue au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa durée de séjour et de son insertion professionnelle récente. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.