Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2414409(TA95-2414409)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par une étudiante étrangère d'une demande d'injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante soutenait que l'absence de document l'exposait à une situation irrégulière compromettant la poursuite de son stage et la validation de son diplôme, ce qui constituait une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés. Le préfet des Hauts-de-Seine a, en cours d'instance, délivré à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 6 janvier 2025. Le juge a constaté que les conclusions principales de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur celles-ci. Il a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2413466(TA95-2413466)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D A, ressortissant tchadien, qui contestait les arrêtés du préfet de police de Paris du 23 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA95-2411294(TA95-2411294)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de police de Paris du 5 juin 2024 prolongeant de deux ans son interdiction de retour sur le territoire français. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté l'ensemble de ces moyens, jugeant que la décision était suffisamment motivée et proportionnée, et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution s'appuie sur les articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2406220(TA95-2406220)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. G C, ressortissant malien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi pris par le préfet du Val-d'Oise le 29 mars 2024. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2414513(TA95-2414513)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du Code de justice administrative, a rejeté la requête de M. et Mme B. Ces derniers demandaient une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de leur fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants ne justifiant pas de circonstances particulières nécessitant une mesure à très bref délai. La décision souligne que l'absence de rendez-vous ne fait pas obstacle à la scolarisation des enfants et n'implique pas un éloignement immédiat.
N° TA95-2310213(TA95-2310213)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de refus de titre de séjour du préfet du Val-d’Oise. En cours d’instance, le préfet a pris une décision expresse de refus le 12 juillet 2024, retirant la décision implicite contestée. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La requête a donc été classée sans examen au fond.
N° TA95-2414245(TA95-2414245)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B de ses conclusions aux fins d’injonction sous astreinte, après que le préfet des Hauts-de-Seine lui a finalement accordé un rendez-vous pour déposer sa demande de certificat de résidence algérien. La requérante avait saisi le juge pour obtenir l’exécution d’une précédente ordonnance du 14 septembre 2023 enjoignant au préfet de lui fixer un rendez-vous. Le tribunal a condamné l’État à verser à Mme B une somme de 800 euros au titre des frais de l’instance, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2314882(TA95-2314882)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. La requête a été jugée manifestement irrecevable car aucun moyen n'a été présenté dans le délai de recours, malgré une mise en demeure adressée à son avocat. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 612-3 du code de justice administrative pour prononcer cette irrecevabilité.
N° TA95-2414515(TA95-2414515)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du CNAPS refusant la délivrance d'une carte professionnelle à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, les difficultés financières et professionnelles invoquées n'étant pas suffisamment justifiées. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA95-2414380(TA95-2414380)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte, après que celui-ci a obtenu satisfaction sur sa demande d'autorisation provisoire de séjour. Le juge a condamné l'État à verser 500 euros au requérant au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative). La solution retenue est un désistement d'instance partiel, sans examen au fond de la requête initiale.
N° TA95-2406371(TA95-2406371)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D E, ressortissant sri lankais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "salarié" assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé en droit et en fait. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 421-1 et L. 432-1, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2413843(TA95-2413843)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. A, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 23 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de 24 mois, ainsi que son assignation à résidence. Le juge a estimé que la procédure était régulière et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE et article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration), l'insuffisance de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions d'éloignement et d'assignation à résidence, appliquant les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2406766(TA95-2406766)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi pris par le préfet du Val-d'Oise le 12 février 2024. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de vice de procédure, jugeant que la délégation de signature était régulière et que l'avis du collège de médecins de l'OFII était valide. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans qu'il soit statué sur le fond des autres moyens soulevés par le requérant. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme, et le code de justice administrative.
N° TA95-2413378(TA95-2413378)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 15 septembre 2024 l'obligeant à quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH). Il a estimé que la décision était suffisamment motivée et fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle de l'intéressé.
N° TA95-2413594(TA95-2413594)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil au motif qu'elle n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours suivant son entrée en France. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'irrégularité de la procédure, jugeant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité compétente. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA95-2413609(TA95-2413609)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de M. A, ressortissant pakistanais entré en France à l'âge de cinq ans, contre un arrêté préfectoral du 17 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire sans délai, assorti d'une interdiction de retour d'un an et d'une assignation à résidence. Le tribunal a annulé ces décisions, estimant que le préfet n'avait pas suffisamment motivé l'obligation de quitter le territoire en ne tenant pas compte de la durée de présence de l'intéressé (depuis 2011) et de ses liens avec la France, en méconnaissance de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, l'interdiction de retour et l'assignation à résidence ont également été annulées.
N° TA95-2413975(TA95-2413975)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant pakistanais, qui demandait l'annulation des arrêtés du préfet de police de Paris du 17 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour de deux ans et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'irrégularité de la notification, en se fondant sur les délégations de signature et l'assistance d'un interprète en ourdou lors de la procédure. La solution retenue est le rejet de la requête, appliquant les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 111-8, L. 612-1, L. 612-2 et L. 730-1) et la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2400080(TA95-2400080)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de classement sans suite de sa demande de naturalisation. La requérante s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 26 juillet 2024. Constatant que ce désistement était pur et simple, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, lui a donné acte par une ordonnance du 15 octobre 2024. Aucune autre solution au fond n’a donc été retenue.
N° TA95-2414471(TA95-2414471)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B, ressortissante mexicaine, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante dispose d'un titre de séjour étudiant valable jusqu'en avril 2025, exerce un emploi en CDI et ne démontre pas de tentatives répétées et infructueuses pour obtenir un rendez-vous. La décision retient que l'absence d'enregistrement de sa nouvelle demande ne compromet ni son activité professionnelle ni sa vie familiale.
N° TA95-2413310(TA95-2413310)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral de retrait de visa, obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 16 septembre 2024, était tardive car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de trente jours, lequel avait commencé à courir le 4 avril 2024, date de présentation de la notification de l'arrêté. La solution retenue est fondée sur les articles R. 222-1 4° du code de justice administrative et R. 776-2 du même code, combinés avec l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.