Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2407287(TA95-2407287)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant béninois, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et de défaut d'examen sérieux de la situation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sur la base des articles L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA95-2316066(TA95-2316066)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement pur et simple de Mme B, qui contestait son obligation solidaire de payer 36 555 euros d'impôt sur le revenu pour 2015 et 2016. La requérante s'est désistée de son recours pour excès de pouvoir le 2 octobre 2024. Aucun obstacle ne s'opposant à ce désistement, l'ordonnance du 17 octobre 2024 en donne acte, mettant fin à l'instance. Cette décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2217441(TA95-2217441)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait l'annulation du refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Le tribunal a estimé que la décision attaquée ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, combinées aux dispositions de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En effet, les ressources perçues par M. B sur la période de référence étaient nettement inférieures au salaire minimum de croissance, et la neutralisation de l'année 2020 pour cause de crise sanitaire ne permettait pas de remédier à cette insuffisance. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA95-2414789(TA95-2414789)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de remise aux autorités croates pris par le préfet des Yvelines, se déclare incompétent territorialement. Il constate que le requérant résidait dans les Yvelines à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 351-3, R. 221-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, il transmet le dossier au tribunal administratif de Versailles, territorialement compétent.
N° TA95-2414841(TA95-2414841)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant ghanéen, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A, en sollicitant un premier titre de séjour seulement en mars 2023 alors qu'il résidait en France depuis 2019, avait largement contribué à la situation de précarité qu'il invoquait. La solution retenue est un rejet de la requête par ordonnance motivée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2213509(TA95-2213509)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 25 août 2022 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait refusé de renouveler le titre de séjour "vie privée et familiale" de Mme A B, ressortissante congolaise, et l'avait obligée à quitter le territoire. L'annulation est fondée sur un vice d'incompétence de l'auteur de l'acte, la cheffe de section ayant reçu une délégation ne couvrant pas les décisions à caractère décisionnel. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2210450(TA95-2210450)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement du titre de séjour "vie privée et familiale" de M. B, ressortissant marocain entré en France à l'âge de six ans. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la scolarité complète de l'intéressé en France, de son insertion professionnelle et de l'absence d'attaches dans son pays d'origine. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais de justice. La décision se fonde sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et sur l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2113737(TA95-2113737)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, adjointe administrative à la commune de Parmain, qui demandait réparation pour harcèlement moral et préjudice de carrière. La requérante n'a pas apporté d'éléments de fait suffisants pour faire présumer l'existence d'un harcèlement moral au sens de l'article 6 quinquiès de la loi du 13 juillet 1983. Le tribunal a également jugé que le refus d'avancement de grade invoqué n'était pas constitutif d'une faute de nature à engager la responsabilité de la commune. Par conséquent, les conclusions indemnitaires de Mme A ont été rejetées.
N° TA95-2414140(TA95-2414140)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante vénézuélienne, qui demandait la suspension de l'arrêté du 23 août 2024 du préfet des Hauts-de-Seine rejetant sa demande de titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juge des référés a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour, en application des articles L. 722-7 et L. 722-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient une procédure de contestation spécifique. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de suspension et d'injonction, ainsi que des conclusions présentées au titre des frais de justice.
N° TA95-2402761(TA95-2402761)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 29 janvier 2024 par laquelle le ministre de l’intérieur a refusé l’habilitation de Mme B à accéder aux sites du ministère, ainsi que l’arrêté de licenciement du 2 février 2024. La juridiction constate que le ministre, mis en demeure de produire un mémoire, n’a pas répondu et est réputé avoir acquiescé aux faits exposés par la requérante. Le tribunal retient que la décision de refus d’habilitation est insuffisamment motivée et entachée d’un vice de procédure, faute pour Mme B d’avoir été informée des griefs et mise à même de consulter son dossier administratif. Par voie de conséquence, l’arrêté de licenciement, fondé sur cette décision illégale, est également annulé, en application des articles L. 114-1 du code de la sécurité intérieure et L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA95-2414341(TA95-2414341)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour de Mme C, ressortissante marocaine, en qualité de membre de famille d'un citoyen européen. Le juge a constaté que la condition d'urgence était présumée remplie pour un refus de renouvellement de titre de séjour, et que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ne remettait pas en cause cette présomption. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de la décision implicite de refus, en application des articles L. 233-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2414776(TA95-2414776)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B A tendant à la suspension d'une décision administrative. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas apporté la preuve du dépôt d'une requête distincte en annulation contre la décision attaquée, condition prévue à l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l'article L. 522-3 du même code, la demande a été jugée irrecevable et rejetée sans examen de l'urgence ou du doute sérieux sur la légalité.
N° TA95-2309244(TA95-2309244)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du préfet du Val-d’Oise classant sans suite sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le requérant s’est désisté de l’ensemble de ses conclusions, à l’exception de celles relatives aux frais de justice. Par ordonnance du 17 octobre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 1 000 euros à M. B au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2414842(TA95-2414842)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant égyptien, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B n'a pas démontré les difficultés informatiques alléguées et son titre de séjour n'expirait qu'au 31 mars 2025, ne justifiant pas de circonstances particulières nécessitant un rendez-vous rapide. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'instruction ni d'audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2414902(TA95-2414902)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B. Ce dernier demandait au juge des référés d'ordonner au préfet du Val-d'Oise de prendre toutes mesures nécessaires pour remédier à l'atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales, qu'il estimait subir en raison d'un délai d'instruction anormalement long de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, M. B étant en situation régulière jusqu'au 15 décembre 2024, et que le seul délai d'instruction ne suffisait pas à caractériser une urgence justifiant une intervention à très bref délai. La requête a donc été rejetée par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2203621(TA95-2203621)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 10 janvier 2022 par laquelle la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise a refusé à la SAS H et A le bénéfice de l'aide aux stocks destinée aux commerces de détail, instituée par le décret n° 2021-594 du 14 mai 2021. Le tribunal retient que l'administration a commis une erreur de droit en invoquant un délai de forclusion inexistant, et une erreur de fait en qualifiant l'activité de la société (commerce de détail d'habillement, code 4771Z) comme inéligible. En conséquence, il enjoint au ministre de l'économie de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
N° TA95-2414898(TA95-2414898)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 14 octobre 2024, était tardive car introduite après l'expiration du délai de recours de sept jours prévu par les articles L. 614-2 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
N° TA95-2414897(TA95-2414897)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour est née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée aurait pour effet de faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite de rejet, ce qui n'est pas permis par l'article L. 521-3, sauf à prévenir un péril grave, circonstance non établie en l'espèce. Par conséquent, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2414791(TA95-2414791)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 7 octobre 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a accordé le concours de la force publique pour expulser M. A et son enfant mineur de leur logement de fonction. La condition d'urgence a été reconnue en raison de l'imminence de l'expulsion et de l'absence de solution de relogement, créant une situation de forte précarité. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'atteinte à la dignité humaine, invoqué par le requérant, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. Cette suspension est fondée sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 153-1 et L. 153-2 du code des procédures civiles d'exécution.
N° TA95-2205155(TA95-2205155)
Désistement d’une requête en excès de pouvoir contre une décision mettant fin à l’attribution d’une nouvelle bonification indiciaire (NBI). Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise donne acte du désistement pur et simple de la requérante, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’est appliqué, la procédure étant close par ce désistement.