Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2413980(TA95-2413980)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant égyptien, qui contestait les arrêtés du préfet de police de Paris du 14 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pendant trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation, et a jugé que la mesure ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la courte durée de séjour (trois ans), de l’absence d’attaches familiales solides en France et des faits d’enlèvement et violences reprochés. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2413935(TA95-2413935)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, ressortissant pakistanais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 avait été mené par un agent habilité, en langue ourdou, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert vers l'Allemagne, État responsable de la demande d'asile.
N° TA95-2414233(TA95-2414233)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités portugaises, responsables de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la procédure de détermination de l'État responsable était conforme aux articles 21 et 22 du règlement, l'accord des autorités portugaises ayant été obtenu dans les délais. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA95-2413204(TA95-2413204)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant philippin, qui demandait d’être convoqué en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que l’urgence n’était pas caractérisée, car M. A s’était lui-même placé dans la situation d’urgence invoquée en ne consultant pas régulièrement sa messagerie sur la plateforme dématérialisée, malgré une convocation notifiée. La demande d’aide juridictionnelle provisoire et les conclusions accessoires ont également été rejetées.
N° TA95-2413832(TA95-2413832)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités croates, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, au motif que l'arrêté de transfert n'impliquait pas un renvoi vers son pays d'origine. Il a également jugé inopérant le moyen fondé sur la Convention de Genève, l'arrêté ayant pour seul objet le transfert en Croatie. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision de transfert prise sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2315636(TA95-2315636)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, qui contestait le refus implicite de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître son logement comme prioritaire et urgent au titre du II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le requérant invoquait la sur-occupation et l'indécence de son logement, ses enfants devant partager la même chambre. Le tribunal a estimé que ce moyen n'était pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, et a donc rejeté la requête sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2410685(TA95-2410685)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B, ressortissante iranienne reconnue réfugiée. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer pour l'examen de sa demande de titre de séjour et de renouveler son récépissé. Le juge estime que la délivrance d'un récépissé le 26 janvier 2023 a saisi l'administration, et qu'une décision implicite de rejet est née le 26 mai 2023 en application de l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, les mesures sollicitées feraient obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui interdit de les ordonner.
N° TA95-2412479(TA95-2412479)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une requérante enceinte demandant une injonction sous astreinte pour obtenir un rendez-vous en vue du renouvellement de son titre de séjour. Le préfet du Val-d’Oise ayant convoqué l’intéressée à un rendez-vous le 29 octobre 2024, les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte sont devenues sans objet. Par conséquent, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté le surplus de la requête.
N° TA95-2414318(TA95-2414318)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante mauritanienne, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile. La requérante invoquait la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 en raison de ses attaches familiales en France. Le tribunal a jugé que cette clause ne constitue pas un droit pour le demandeur et que Mme A n'a pas établi la réalité de ses liens familiaux ni la nécessité de résider en France. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.
N° TA95-2307640(TA95-2307640)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B C A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la caisse d’allocations familiales du Val-d’Oise confirmant un indu d’aide personnalisée au logement de 690 euros. En application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, mais n’a pas répondu dans le délai imparti. Il est donc réputé s’être désisté de sa requête. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement pur et simple.
N° TA95-2414845(TA95-2414845)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A B. Ce dernier demandait une injonction sous astreinte pour obtenir une attestation de prolongation ou un récépissé de demande de titre de séjour en tant que conjoint d'une ressortissante de l'Union européenne. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour le requérant de justifier d'un préjudice suffisamment grave et immédiat, notamment en ne produisant aucune attestation de dépôt de sa demande et en n'apportant pas de précisions sur ses conditions d'existence. La requête est donc rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA95-2415117(TA95-2415117)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant de délivrer un document de circulation pour étranger mineur au fils de Mme D. La requérante invoquait l'urgence liée à des vacances prévues au Bénin en décembre 2024 et une atteinte à la liberté d'aller et venir. Le juge a estimé que cette circonstance ne caractérisait pas une urgence suffisante au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'autant que la possibilité de solliciter un visa de retour n'était pas exclue. La requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2408098(TA95-2408098)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui signalait ses difficultés pour obtenir un logement social. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucune conclusion dirigée contre une décision administrative précise lui faisant grief, en violation des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, permettant de rejeter sans instruction les requêtes irrecevables non régularisées.
N° TA95-2403952(TA95-2403952)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B A contestant deux indus de prime exceptionnelle de fin d'année (2020 et 2021) réclamés par la caisse d'allocations familiales. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré du défaut de signature de la décision du 10 décembre 2022, jugeant qu'elle était dispensée de signature manuscrite car notifiée par téléservice. Il a ensuite rappelé que la décision de récupération d'indu doit être motivée en fait et en droit, mais que l'administration n'est pas tenue d'y détailler les éléments de calcul. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit précisé si les moyens de fond ont été examinés, l'ordonnance s'arrêtant avant l'analyse du bien-fondé. Les textes appliqués sont le code des relations entre le public et l'administration (articles L. 212-1, L. 212-2 et L. 211-2) et le code de justice administrative (article R. 222-1).
N° TA95-2414451(TA95-2414451)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du Code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de recevoir Mme A, ressortissante togolaise, en préfecture sous trente jours pour déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a reconnu l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu de l'absence de rendez-vous malgré plusieurs demandes depuis 2023 et de l'insertion professionnelle de l'intéressée. L'État a été condamné à verser 800 euros à Mme A au titre des frais de justice.
N° TA95-2414402(TA95-2414402)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer un rendez-vous à Mme A, ressortissante indienne, afin qu’elle puisse déposer sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a estimé que l’urgence était caractérisée, compte tenu de l’impossibilité pour la requérante d’obtenir un rendez-vous depuis août 2023, la maintenant dans une situation précaire et irrégulière avec son enfant. La solution retenue impose à l’administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable, conformément au droit de tout étranger à voir sa situation examinée.
N° TA95-2404079(TA95-2404079)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B formée contre une contrainte de la CAF des Hauts-de-Seine pour un indu d'allocation de logement sociale. Le requérant n'a pas produit la contrainte contestée, malgré une demande de régularisation, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale et du code de justice administrative. La requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2404438(TA95-2404438)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, qui contestait le refus de la commission de médiation du Val-d'Oise de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le requérant invoquait la nécessité d’un logement plus grand pour son épouse, en cours de regroupement familial, et son emploi dans le département. Le juge a estimé que les moyens soulevés, relatifs à la situation personnelle et professionnelle, étaient insuffisamment précis pour établir une méconnaissance de ses droits au regard des dispositions du code de la construction et de l’habitation. En application des articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement infondée.
N° TA95-2414324(TA95-2414324)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 31 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, notamment ses articles 6-1° et 6-5°, ni les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-algérien.
N° TA95-2414125(TA95-2414125)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. A, ressortissant soudanais, contre la décision de l'OFII du 26 septembre 2024 refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté la demande de substitution de base légale de l'OFII et a annulé la décision contestée. Il a estimé que l'OFII n'avait pas procédé à un examen particulier de la situation de vulnérabilité de M. A, en méconnaissance des articles L. 551-10 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer la demande de M. A dans un délai de quinze jours.