Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2107172(TA95-2107172)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision implicite de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) de retirer partiellement la subvention « MaPrimeRénov’ » accordée pour le remplacement de fenêtres. Le tribunal a jugé que le remplacement de fenêtres en double vitrage par d’autres fenêtres en double vitrage n’est pas une dépense éligible à cette prime, conformément à l’annexe 1 du décret n°2020-26 du 14 janvier 2020. Il a estimé que l’Anah pouvait légalement procéder à ce retrait partiel, et que l’information préalable de l’administration sur la nature des fenêtres était sans incidence sur la légalité de la décision. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.
N° TA95-2315718(TA95-2315718)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’une demande d’exécution de son jugement du 27 septembre 2021 ayant annulé un refus de titre de séjour et enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer la situation de Mme A, constate que l’administration a délivré un titre de séjour et versé les frais de justice. La demande d’exécution est donc devenue sans objet, et le tribunal prononce un non-lieu à statuer. Cette solution est fondée sur les articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative.
N° TA95-2314370(TA95-2314370)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande d'expertise médicale présentée par M. A. Le requérant sollicitait une mesure d'instruction relative à sa prise en charge pour la pose de prothèses péniennes au centre hospitalier Victor Dupouy. Le juge a estimé que la demande ne présentait pas un caractère utile, dès lors qu'une expertise contradictoire avait déjà été réalisée par un expert urologue dans le cadre de la procédure devant la commission régionale de conciliation et d'indemnisation (CCI) des accidents médicaux. Aucun élément nouveau ou lacune substantielle de cette première expertise n'ayant été démontré, la requête a été rejetée.
N° TA95-2400558(TA95-2400558)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que cet article ne peut être utilement invoqué par un ressortissant marocain pour une admission au séjour au titre d'une activité salariée, ce point étant déjà régi par l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
N° TA95-2400044(TA95-2400044)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, ressortissant turc, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée en droit et en fait, et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et qu'il n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la demande d'annulation de l'obligation de quitter le territoire français, fondée sur l'exception d'illégalité du refus de titre, a également été rejetée.
N° TA95-2401693(TA95-2401693)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante géorgienne, qui contestait l'arrêté du préfet de police de Paris refusant son titre de séjour pour raisons médicales (article L. 425-10 du CESEDA) et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen complet de sa situation. Il a jugé que la décision était légalement motivée et que le préfet n’avait pas méconnu sa compétence en suivant l’avis du collège de médecins de l’OFII. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d’injonction et celles fondées sur les frais de justice.
N° TA95-2413204(TA95-2413204)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant philippin, qui demandait d’être convoqué en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que l’urgence n’était pas caractérisée, car M. A s’était lui-même placé dans la situation d’urgence invoquée en ne consultant pas régulièrement sa messagerie sur la plateforme dématérialisée, malgré une convocation notifiée. La demande d’aide juridictionnelle provisoire et les conclusions accessoires ont également été rejetées.
N° TA95-2413935(TA95-2413935)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, ressortissant pakistanais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 avait été mené par un agent habilité, en langue ourdou, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert vers l'Allemagne, État responsable de la demande d'asile.
N° TA95-2414057(TA95-2414057)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant turc, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise du 27 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour et assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la cheffe du bureau du contentieux de l'éloignement bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également rejeté les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la décision préfectorale a été confirmée.
N° TA95-2414233(TA95-2414233)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités portugaises, responsables de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la procédure de détermination de l'État responsable était conforme aux articles 21 et 22 du règlement, l'accord des autorités portugaises ayant été obtenu dans les délais. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA95-2415187(TA95-2415187)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour obtenir une mesure de sauvegarde dans un délai de quarante-huit heures, n'était pas remplie. Mme A invoquait la perte de son contrat en alternance et un risque pour sa formation d'ingénieur, mais elle n'a pas justifié d'une menace de rupture de sa formation ni d'une privation de ressources, et son état de santé mentale n'était pas étayé par un avis médical. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen de l'atteinte à une liberté fondamentale, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2414980(TA95-2414980)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral du 14 octobre 2024 l’obligeant à quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Montreuil, seul compétent car le requérant résidait à Montreuil (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée.
N° TA95-2413051(TA95-2413051)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières justifiant un traitement prioritaire de sa situation. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur le code de justice administrative.
N° TA95-2413980(TA95-2413980)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant égyptien, qui contestait les arrêtés du préfet de police de Paris du 14 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pendant trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation, et a jugé que la mesure ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la courte durée de séjour (trois ans), de l’absence d’attaches familiales solides en France et des faits d’enlèvement et violences reprochés. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2413832(TA95-2413832)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités croates, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, au motif que l'arrêté de transfert n'impliquait pas un renvoi vers son pays d'origine. Il a également jugé inopérant le moyen fondé sur la Convention de Genève, l'arrêté ayant pour seul objet le transfert en Croatie. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision de transfert prise sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2415182(TA95-2415182)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant vénézuélien handicapé, qui demandait la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas établie, faute de preuve d'une privation d'aides sociales ou d'une menace de rupture de soins imminente, malgré les délais d'instruction regrettables. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans examen de l'atteinte aux libertés fondamentales invoquées (vie privée et familiale, liberté d'aller et venir). Les textes appliqués sont l'article L. 521-2 du code de justice administrative et l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2415153(TA95-2415153)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision "48 SI" du 17 janvier 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté la perte de validité du permis de conduire de M. B, chauffeur VTC. Le juge estime que les moyens invoqués, tirés du défaut de notification et de l'atteinte au droit de travailler, ne sont pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, l'absence de notification étant sans incidence sur sa légalité et la perte d'emploi n'étant pas établie. En conséquence, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.
N° TA95-2414010(TA95-2414010)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant les arrêtés du préfet du Val-d'Oise du 22 septembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour et assignation à résidence. Le tribunal a constaté que M. A avait obtenu une attestation de demandeur d'asile en procédure normale le 4 octobre 2024, ce qui a implicitement retiré les arrêtés contestés. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, et a rejeté les demandes d'injonction et d'astreinte.
N° TA95-2415179(TA95-2415179)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A dirigée contre une décision de placement en rétention du 2 octobre 2024, prise par le préfet du Val-d'Oise. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable car elle visait une décision inexistante, aucune obligation de quitter le territoire français n'ayant été prise à cette date. En conséquence, la demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée. Cette décision a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2414326(TA95-2414326)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 19 septembre 2024 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal s'est déclaré territorialement compétent pour connaître du litige, l'assignation ayant lieu dans le Val-d'Oise, et a écarté l'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sous-jacente, signée par une autorité compétente et territorialement habilitée. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les articles L. 731-1 et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.