Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2410869(TA95-2410869)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de logement prioritaire, constate que la commission de médiation du département des Hauts-de-Seine a, postérieurement à l’introduction de la requête, reconnu le caractère prioritaire et urgent de sa demande par une décision du 10 juillet 2024. En conséquence, les conclusions de la requête sont devenues sans objet. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal prononce un non-lieu à statuer.
N° TA95-2410895(TA95-2410895)
Retrait de points du permis de conduire contesté par M. B, qui soutenait ne pas être l'auteur de l'infraction. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa requête par ordonnance. La contestation de l'élément matériel de l'infraction a été jugée inopérante, car relevant de la compétence exclusive du juge pénal. La décision est fondée sur l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes ne comportant que des moyens inopérants.
N° TA95-2413888(TA95-2413888)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d’un recours en annulation contre une pénalité administrative de 530 euros infligée par la CAF pour fraude, sur le fondement de l’article L. 114-17 du code de la sécurité sociale. Par ordonnance du 24 octobre 2024, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente. Il a rappelé qu’en vertu de l’article L. 114-17-2 du même code, ce type de litige relève de la compétence exclusive du tribunal judiciaire. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence de la juridiction administrative.
N° TA95-2408964(TA95-2408964)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A contestant le refus de la CPAM des Hauts-de-Seine de l’admettre à l’aide médicale de l’État (AME). Le juge a relevé que la requête, bien que relevant du plein contentieux, ne comportait aucun moyen ou précision permettant d’établir que le refus méconnaissait ses droits, notamment au regard des conditions de ressources fixées par les articles L. 251-1 du code de l’action sociale et des familles et L. 861-1 du code de la sécurité sociale. Après avoir invité le requérant à régulariser sa demande sans succès, le tribunal a appliqué l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête comme manifestement infondée.
N° TA95-2407877(TA95-2407877)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait la décision "48 SI" du 10 juillet 2023 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le juge a constaté que la décision attaquée, notifiée le 10 juillet 2023, comportait les mentions obligatoires des voies et délais de recours, et que la requête, enregistrée le 28 mai 2024, était tardive. Le recours gracieux formé le 31 janvier 2024 n'a pas prorogé le délai de recours contentieux, déjà expiré depuis le 11 septembre 2023. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
N° TA95-2414643(TA95-2414643)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du préfet de police du 12 juillet 2024 obligeant M. B, ressortissant marocain, à quitter le territoire français et l'interdisant de retour pendant 36 mois. La juridiction retient que le préfet n'a pas procédé à un examen sérieux de la situation, car M. B était titulaire d'un récépissé de demande de titre de séjour valable, l'autorisant à se maintenir sur le territoire. En conséquence, les décisions subséquentes (refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour) sont également annulées. Le tribunal enjoint au préfet du Val-d'Oise de réexaminer la situation de M. B dans un délai de trois mois et de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour avec droit de travailler. L'État est condamné à verser 800 euros à M. B au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2414706(TA95-2414706)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant sri-lankais, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a d'abord admis M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté du recours, mais a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'erreur de droit, la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, et l'erreur manifeste d'appréciation concernant l'interdiction de retour. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires, sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-1, L. 612-6 et L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2402885(TA95-2402885)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté les conclusions de Mme C née B relatives aux allocations familiales comme portées devant un ordre de juridiction incompétent. Le tribunal a estimé que ce litige relève du contentieux général de la sécurité sociale, relevant de la compétence du juge judiciaire, en application des articles L. 211-16 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. En conséquence, le dossier a été transmis au tribunal judiciaire compétent, conformément à l'article 32 du décret du 27 février 2015.
N° TA95-2107322(TA95-2107322)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de la décision de l'Agence nationale de l'habitat (Anah) lui retirant la subvention "MaPrimeRénov'" pour l'installation d'une pompe à chaleur. Le tribunal a jugé que les travaux avaient commencé avant le dépôt de la demande, en méconnaissance de l'article 2 du décret n°2020-26 du 14 janvier 2020, qui exige que les travaux soient postérieurs à l'accusé de réception de la demande. Les difficultés de connexion et les conseils erronés des services de l'Anah, bien que regrettables, ne constituent pas une dérogation exceptionnelle prévue par ce décret. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA95-2315718(TA95-2315718)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’une demande d’exécution de son jugement du 27 septembre 2021 ayant annulé un refus de titre de séjour et enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer la situation de Mme A, constate que l’administration a délivré un titre de séjour et versé les frais de justice. La demande d’exécution est donc devenue sans objet, et le tribunal prononce un non-lieu à statuer. Cette solution est fondée sur les articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative.
N° TA95-2107172(TA95-2107172)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision implicite de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) de retirer partiellement la subvention « MaPrimeRénov’ » accordée pour le remplacement de fenêtres. Le tribunal a jugé que le remplacement de fenêtres en double vitrage par d’autres fenêtres en double vitrage n’est pas une dépense éligible à cette prime, conformément à l’annexe 1 du décret n°2020-26 du 14 janvier 2020. Il a estimé que l’Anah pouvait légalement procéder à ce retrait partiel, et que l’information préalable de l’administration sur la nature des fenêtres était sans incidence sur la légalité de la décision. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.
N° TA95-2400044(TA95-2400044)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, ressortissant turc, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée en droit et en fait, et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et qu'il n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la demande d'annulation de l'obligation de quitter le territoire français, fondée sur l'exception d'illégalité du refus de titre, a également été rejetée.
N° TA95-2400319(TA95-2400319)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. et Mme E, ressortissants algériens, d’un recours pour excès de pouvoir contre les arrêtés du 11 décembre 2023 du préfet du Val-d’Oise refusant leur demande de titre de séjour en tant que parents d’un enfant malade, assortis d’obligations de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment un vice de procédure devant le collège de médecins de l’OFII, une erreur d’appréciation sur la disponibilité des soins en Algérie, et une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a joint les deux requêtes et examiné les moyens au regard des dispositions de l’article L. 425-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision porte sur la légalité des refus de séjour et des mesures d’éloignement.
N° TA95-2400558(TA95-2400558)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que cet article ne peut être utilement invoqué par un ressortissant marocain pour une admission au séjour au titre d'une activité salariée, ce point étant déjà régi par l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
N° TA95-2401693(TA95-2401693)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante géorgienne, qui contestait l'arrêté du préfet de police de Paris refusant son titre de séjour pour raisons médicales (article L. 425-10 du CESEDA) et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen complet de sa situation. Il a jugé que la décision était légalement motivée et que le préfet n’avait pas méconnu sa compétence en suivant l’avis du collège de médecins de l’OFII. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d’injonction et celles fondées sur les frais de justice.
N° TA95-2317221(TA95-2317221)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 28 novembre 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine refusait de renouveler le titre de séjour pour raisons médicales de Mme C, ressortissante ivoirienne, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne tenant pas compte de la nécessité d'un suivi médical régulier en France pour le traitement du VIH de l'intéressée. Le tribunal a également relevé une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'intégration professionnelle et familiale de Mme C, mère de deux enfants nés en France. En conséquence, l'arrêté a été annulé et il a été enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à Mme C.
N° TA95-2314370(TA95-2314370)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande d'expertise médicale présentée par M. A. Le requérant sollicitait une mesure d'instruction relative à sa prise en charge pour la pose de prothèses péniennes au centre hospitalier Victor Dupouy. Le juge a estimé que la demande ne présentait pas un caractère utile, dès lors qu'une expertise contradictoire avait déjà été réalisée par un expert urologue dans le cadre de la procédure devant la commission régionale de conciliation et d'indemnisation (CCI) des accidents médicaux. Aucun élément nouveau ou lacune substantielle de cette première expertise n'ayant été démontré, la requête a été rejetée.
N° TA95-2415000(TA95-2415000)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour la requérante d'apporter des précisions suffisantes sur sa situation financière et les risques allégués. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2414385(TA95-2414385)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du CNAPS refusant le renouvellement de la carte professionnelle de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de la gravité des faits reprochés au requérant, jugés incompatibles avec l'exercice d'une activité de sécurité privée. Aucun des moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2109074(TA95-2109074)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation de la délibération du 5 mai 2021 par laquelle la Commission nationale d'agrément et de contrôle (CNAC) du CNAPS avait refusé le renouvellement de sa carte professionnelle d'agent privé de sécurité. Le tribunal a jugé que la condition de quorum lors de la séance du 25 mars 2021 était respectée, cinq membres titulaires sur neuf étant présents, conformément à l'article R. 632-12 du code de la sécurité intérieure. Il a également estimé que le moyen tiré de l'erreur d'appréciation n'était pas fondé, sans autre précision dans l'extrait fourni. La solution retenue est donc le rejet de l'intégralité des conclusions de M. A.