Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2403569(TA95-2403569)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, ressortissante syrienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 septembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La juridiction a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Elle a également jugé que le refus de séjour ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du même code. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination, dont l'illégalité n'était pas établie par voie de conséquence, ont été maintenues.
N° TA95-2302622(TA95-2302622)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B, ressortissant congolais, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Val-d’Oise d’enregistrer sa demande d’asile en « procédure normale » et de lui délivrer une attestation de demande d’asile. En cours d’instance, le préfet a finalement délivré l’attestation sollicitée et la demande d’asile a été examinée par l’OFPRA et la CNDA. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, rejetant le surplus des conclusions.
N° TA95-2403157(TA95-2403157)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 15 janvier 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant ivoirien arrivé en France à 14 ans et confié à l'aide sociale à l'enfance. La décision est fondée sur une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la continuité du séjour de l'intéressé, de son parcours scolaire et de son insertion professionnelle. Par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination sont également annulées. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" dans un délai de trente jours, sans astreinte.
N° TA95-2402665(TA95-2402665)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 30 janvier 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante pakistanaise, et l'a obligée à quitter le territoire français. La requérante justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de sept ans avec ses deux enfants, dont l'un est titulaire d'une carte de résident, et n'avait plus d'attaches familiales au Pakistan. Le tribunal retient une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, protégeant le droit à la vie privée et familiale. En conséquence, il enjoint au préfet de lui délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" dans un délai de trente jours.
N° TA95-2308981(TA95-2308981)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 3 mai 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé l'admission exceptionnelle au séjour de M. A, ressortissant tunisien. Le tribunal juge que le préfet a méconnu l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en se fondant uniquement sur l'usage d'un faux document lors de l'embauche pour caractériser une menace à l'ordre public, sans examiner l'ensemble des circonstances. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.
N° TA95-2309000(TA95-2309000)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant de délivrer un certificat de résidence algérien "vie privée et familiale" à Mme A, épouse C. Le juge a estimé que ce refus portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette solution a été retenue car la requérante réside en France depuis 2017 avec son époux, titulaire d'une carte de résident, et leurs quatre enfants nés en France.
N° TA95-2309015(TA95-2309015)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 28 avril 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a retiré la carte de résident de M. B et refusé son renouvellement. Le tribunal juge que le préfet ne pouvait pas appliquer l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car ce texte ne régit que le retrait d'une carte en cours de validité, alors que le titre de M. B était expiré depuis le 14 juin 2021. En conséquence, l'arrêté est annulé pour erreur de droit, et il est enjoint au préfet de délivrer une carte de résident à l'intéressé.
N° TA95-2310479(TA95-2310479)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise d'accorder le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation. Sur le fond, il a estimé que les ressources de M. A, appréciées sur les douze mois précédant sa demande, n'atteignaient pas le seuil requis par les articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, justifiant ainsi le refus. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2310670(TA95-2310670)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E, ressortissante iranienne, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident " résident de longue durée - UE ". Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation. Surtout, il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en appliquant l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car Mme E ne justifiait pas de ressources stables et suffisantes sur les cinq années précédant sa demande.
N° TA95-2400608(TA95-2400608)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de motivation insuffisante et d'erreur de fait, estimant que la décision était régulière. Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de Mme A au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
N° TA95-2312621(TA95-2312621)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme F. Cette mesure vise à déterminer si une faute médicale ou un défaut de prise en charge par le centre hospitalier Antoine Béclère a contribué au décès de son époux, survenu le 9 février 2022 des suites d'une infection au Covid-19. La mission confiée à l'expert inclut l'analyse des soins prodigués, l'évaluation d'une éventuelle perte de chance de survie, et la description des préjudices subis par la requérante en tant qu'ayant droit.
N° TA95-2307548(TA95-2307548)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de l'"Association contre l'échec scolaire" et de l'"Association famille solidaire" visant à annuler la mise en demeure du 28 mars 2023 de la rectrice de l'académie de Versailles. Cette décision ordonnait à la directrice de l'établissement hors contrat "Ecole et collège Hanned" de corriger des manquements pédagogiques constatés lors d'un contrôle inopiné, sous peine de sanctions. Le tribunal a jugé que la mise en demeure, fondée sur les articles L. 122-1-1, L. 442-2 et L. 442-3 du code de l'éducation, n'était entachée ni d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation, les insuffisances d'enseignement étant établies.
N° TA95-2307453(TA95-2307453)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. A, née du silence gardé par le préfet du Val-d'Oise. La juridiction retient que le préfet a méconnu l'obligation de motivation prévue par les articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, en ne communiquant pas les motifs de cette décision malgré la demande de l'intéressé. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
N° TA95-2307781(TA95-2307781)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 18 avril 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise avait refusé à M. B, ressortissant marocain, une admission exceptionnelle au séjour en qualité de salarié. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en se fondant uniquement sur l'usage d'une fausse carte d'identité portugaise lors de l'embauche, sans établir que la présence de l'intéressé constituait une menace actuelle pour l'ordre public. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2409744(TA95-2409744)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 16 avril 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à Mme A, ressortissante sénégalaise. La décision a été annulée en raison d'un défaut d'examen particulier de sa situation, l'arrêté mentionnant un numéro de dossier (AGREF) différent de celui de la requérante et étant adressé à un homonyme masculin. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État a été condamné à verser 1 200 euros à Mme A au titre des frais de justice.
N° TA95-2402239(TA95-2402239)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen de la situation personnelle. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de fait en sollicitant des pièces complémentaires auprès de l'employeur et que le métier d'agent de service n'était pas au nombre de ceux figurant sur la liste des métiers ouverts aux ressortissants sénégalais en application de l'accord franco-sénégalais. Enfin, le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2402046(TA95-2402046)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 11 janvier 2024 refusant un titre de séjour à Mme B, ressortissante pakistanaise, et l'obligeant à quitter le territoire. La décision est fondée sur la méconnaissance de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car la requérante justifiait d'une communauté de vie effective de plus d'un an avec son époux, réfugié statutaire. Le tribunal enjoint au préfet de lui délivrer une carte de résident et une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail, et condamne l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2407376(TA95-2407376)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B épouse C, ressortissante nigériane, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 6 mai 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de qualification juridique en considérant que la présence de l'intéressée constituait une menace pour l'ordre public, en raison de sa condamnation récente pour violences et usage de faux documents administratifs. Il a également jugé que la mesure ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la menace à l'ordre public. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2410401(TA95-2410401)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer M. B, ressortissant tunisien, à un rendez-vous sous quinze jours pour le dépôt de sa demande de titre de séjour "passeport talent (famille)". Le juge a retenu l'urgence, M. B justifiant de l'impossibilité d'effectuer sa demande en ligne via le téléservice ANEF, et a constaté que la mesure était utile et non contestée. La décision s'appuie sur les articles R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'arrêté du 27 avril 2021.
N° TA95-2402420(TA95-2402420)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de M. A, qui contestait le refus de la commission de médiation du Val-d'Oise de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invité, il est réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. L'ordonnance constate ce désistement pur et simple sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.