Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2407665(TA95-2407665)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus implicite du président du conseil départemental des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" mention "stationnement pour personnes handicapées". La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme A n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, malgré une demande de régularisation. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans examen au fond.
N° TA95-2406714(TA95-2406714)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait une décision de la caisse d'allocations familiales des Hauts-de-Seine ne lui accordant qu'une remise partielle de sa dette d'aide personnalisée au logement. Le juge a constaté que M. B n'avait apporté aucun commencement de preuve de sa bonne foi ni justifié de sa situation de précarité, malgré deux demandes de régularisation restées sans réponse. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement insuffisamment motivée.
N° TA95-2317347(TA95-2317347)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B... d'une demande d'indemnisation de 3 000 euros pour le préjudice subi lors de son séjour dans des structures d'accueil des forces supplétives de l'armée française en Algérie. L'Office national des anciens combattants et victimes de guerre a opposé un non-lieu à statuer, ayant déjà versé à l'intéressée une indemnité de 4 000 euros pour les mêmes préjudices. Par ordonnance du 28 octobre 2024, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2315171(TA95-2315171)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. A B, qui contestait le refus de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le juge a constaté que la requête ne comportait que des moyens de légalité externe manifestement infondés ou des moyens non assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, en application des articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête, sans examen au fond, faute pour le requérant d'avoir fourni une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaissait ses droits au regard des articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2312812(TA95-2312812)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de la caisse d'allocations familiales du Val-d'Oise de lui accorder une remise gracieuse d’un indu d’aide personnalisée au logement de 2 407,48 euros. Saisi en plein contentieux, le juge a rappelé qu’il lui appartient d’apprécier la situation de précarité et la bonne foi du débiteur au regard des articles L. 821-1 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale. Constatant que Mme B n’a pas justifié de sa situation de précarité malgré une demande de régularisation, le tribunal a estimé que sa requête n’était pas assortie des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. L’ordonnance rejette donc la requête sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2414470(TA95-2414470)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de la SCCV AM245, qui contestait une décision du 26 août 2024 de la commune de Garches ordonnant la cessation immédiate de ses travaux de construction. La société requérante, qui invoquait notamment l'urgence et des moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, s'est désistée de l'ensemble de ses conclusions. Par ordonnance du 28 octobre 2024, le juge des référés a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance sans examiner le bien-fondé de la demande de suspension.
N° TA95-2401650(TA95-2401650)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A, reconnue prioritaire et devant être logée en urgence par la commission de médiation du Val-d'Oise, qui demandait réparation du préjudice subi du fait de l'absence de relogement par l'État. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande indemnitaire, celles-ci étant inopérantes dans le cadre d'un recours de plein contentieux. Sur le fond, le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est une condamnation de l'État à verser une indemnité à Mme A, dont le montant est apprécié en fonction de la durée de la carence et des conditions de logement subies.
N° TA95-2403084(TA95-2403084)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 5 000 euros à M. A pour les troubles dans ses conditions d'existence, résultant de l'absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 3 mars 2021. La carence fautive de l'État a été établie, car aucune offre de logement n'a été faite dans le délai légal de six mois, et le relogement n'est intervenu que le 15 avril 2024, après une injonction sous astreinte du tribunal. La solution s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, engageant la responsabilité de l'État pour la période de carence.
N° TA95-2408893(TA95-2408893)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a été saisi par Mme B A, reconnue prioritaire par la commission de médiation du Val-d'Oise le 6 octobre 2023, afin d’ordonner son relogement par l’État. Le tribunal rappelle que l’État est soumis à une obligation de résultat et doit enjoindre au préfet de loger le demandeur, sauf si l’urgence a disparu ou si le comportement de l’intéressé fait obstacle à l’exécution de la décision. Il précise qu’une radiation du fichier des demandeurs de logement social n’a pas pour effet de délier l’État de son obligation, sauf si elle résulte de l’exécution de la décision ou d’une renonciation du demandeur. La solution retenue par le tribunal dépendra de l’appréciation de ces éléments, sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2307781(TA95-2307781)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 18 avril 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise avait refusé à M. B, ressortissant marocain, une admission exceptionnelle au séjour en qualité de salarié. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en se fondant uniquement sur l'usage d'une fausse carte d'identité portugaise lors de l'embauche, sans établir que la présence de l'intéressé constituait une menace actuelle pour l'ordre public. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2402239(TA95-2402239)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen de la situation personnelle. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de fait en sollicitant des pièces complémentaires auprès de l'employeur et que le métier d'agent de service n'était pas au nombre de ceux figurant sur la liste des métiers ouverts aux ressortissants sénégalais en application de l'accord franco-sénégalais. Enfin, le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2402046(TA95-2402046)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 11 janvier 2024 refusant un titre de séjour à Mme B, ressortissante pakistanaise, et l'obligeant à quitter le territoire. La décision est fondée sur la méconnaissance de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car la requérante justifiait d'une communauté de vie effective de plus d'un an avec son époux, réfugié statutaire. Le tribunal enjoint au préfet de lui délivrer une carte de résident et une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail, et condamne l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2317020(TA95-2317020)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante sénégalaise, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour une admission exceptionnelle au séjour, mais le tribunal a jugé qu'elle ne justifiait d'aucune considération humanitaire ou motif exceptionnel. Il a relevé que Mme B, entrée en France en 2022, ne prouvait pas une présence ancienne et conservait des attaches familiales au Sénégal. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête.
N° TA95-2415338(TA95-2415338)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante tunisienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour obtenir une mesure de sauvegarde dans un délai de 48 heures, n'était pas remplie. Il a relevé que l'employeur n'avait pas irrévocablement décidé de rompre le contrat de travail et que l'intéressée disposait d'un logement et ne justifiait pas être privée de ressources. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2414846(TA95-2414846)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d’un titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant a été placé en rétention administrative dans les Yvelines, il transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Versailles, en application des articles L. 776-1 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2403838(TA95-2403838)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 11 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également jugé que M. A ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale protégée par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français a été maintenue.
N° TA95-2403833(TA95-2403833)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A, ressortissante géorgienne, contestant l'arrêté préfectoral du 12 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a annulé l'arrêté au motif que le préfet ne pouvait légalement fonder son refus sur la seule menace à l'ordre public (article L. 432-1 du CESEDA) sans démontrer un lien suffisant avec la situation personnelle et familiale de l'intéressée. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme A dans un délai de deux mois.
N° TA95-2414389(TA95-2414389)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour "étudiant" opposée à Mme B par le préfet des Hauts-de-Seine. La condition d'urgence et le doute sérieux sur la légalité de la décision n'ont pas été examinés, car le préfet a délivré à l'intéressée, en cours d'instance, une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 1er janvier 2025, régularisant ainsi sa situation. Cette mesure a rendu sans objet les conclusions à fin de suspension et d'injonction. Les textes appliqués sont l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2216216(TA95-2216216)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A, un ressortissant afghan demandeur d'asile, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 15 novembre 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés par le requérant, tirés d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'information, étaient manifestement infondés. Il a également jugé que le motif de la décision, fondé sur le non-respect par M. A des exigences des autorités chargées de l'asile, était établi au regard des dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2403569(TA95-2403569)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, ressortissante syrienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 septembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La juridiction a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Elle a également jugé que le refus de séjour ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du même code. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination, dont l'illégalité n'était pas établie par voie de conséquence, ont été maintenues.