Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2415050(TA95-2415050)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A B, ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son certificat de résidence. Le juge a considéré que la demande était irrecevable car elle ne contenait que des conclusions à fin d’annulation, sans conclusions distinctes tendant à la suspension de la décision, en méconnaissance de l’article R. 522-1 du code de justice administrative. Aucun examen au fond n’a donc été effectué, et les moyens soulevés (défaut de motivation, violation de l’accord franco-algérien et de la Convention européenne des droits de l’homme) n’ont pas été analysés.
N° TA95-2414768(TA95-2414768)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B n'a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, sa demande ne relevant pas d'un renouvellement de titre. La décision applique les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2316723(TA95-2316723)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme A C pour la carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire pour un logement d'urgence. La requérante, handicapée et logée dans un appartement sans ascenseur, n'avait reçu aucune proposition de logement malgré une injonction du tribunal en 2020. Le juge a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation pour engager la responsabilité de l'État. Il a accordé 3 000 euros pour les troubles dans les conditions d'existence subis entre le 31 janvier 2020 et le 13 décembre 2023, ainsi que 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2216025(TA95-2216025)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 24 octobre 2022 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 421-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais les a jugés infondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais de justice.
N° TA95-2403084(TA95-2403084)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 5 000 euros à M. A pour les troubles dans ses conditions d'existence, résultant de l'absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 3 mars 2021. La carence fautive de l'État a été établie, car aucune offre de logement n'a été faite dans le délai légal de six mois, et le relogement n'est intervenu que le 15 avril 2024, après une injonction sous astreinte du tribunal. La solution s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, engageant la responsabilité de l'État pour la période de carence.
N° TA95-2400658(TA95-2400658)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A, reconnue prioritaire et devant être relogée d'urgence par la commission de médiation des Hauts-de-Seine, qui demandait réparation du préjudice subi du fait de l'absence de relogement par l'État. Le tribunal a constaté que la requérante avait finalement été relogée le 14 février 2023, soit après l'expiration du délai imparti au préfet. En application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, la carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence subis par Mme A, qui avait la charge d'un enfant mineur. Le tribunal a ainsi condamné l'État à verser à Mme A une somme de 1 500 euros en réparation de son préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence, assortie des intérêts au taux légal à compter du 10 novembre 2023.
N° TA95-2407471(TA95-2407471)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné le logement de Mme B par l'État. La requérante, reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation du Val-d'Oise en octobre 2023, n'avait pas reçu de proposition de logement conforme aux exigences légales. Le préfet du Val-d'Oise n'a pas démontré que l'offre de logement faite à Mme B comportait l'information obligatoire prévue à l'article R. 441-16-3 du même code. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet d'assurer le relogement de l'intéressée avant le 1er janvier 2025, sous astreinte.
N° TA95-2406978(TA95-2406978)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 6 900 euros à M. B pour son absence de relogement, malgré une décision prioritaire de la commission de médiation du 21 février 2018 et une précédente injonction du tribunal en 2019. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison des troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant et sa famille, logés dans un habitat sur-occupé et insalubre. La solution retenue indemnise la période allant de l'expiration du délai de relogement à la date du jugement.
N° TA95-2403198(TA95-2403198)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 26 février 2024 refusant à Mme B, ressortissante marocaine, un titre de séjour "recherche d'emploi - création d'entreprise", l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en estimant que Mme B justifiait d'un diplôme de master et remplissait les conditions pour obtenir le titre. Il a également considéré que la décision de refus était entachée d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai d'un mois.
N° TA95-2406827(TA95-2406827)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence sur le fondement du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet du Val-d'Oise d'assurer le relogement de Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation en août 2023. Le préfet n'a pas démontré que la requérante avait été informée des conséquences d'un refus ou d'une absence de réponse à une proposition de logement. La solution retenue est fondée sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et R. 441-16-3 du code de la construction et de l'habitation. L'injonction est assortie d'une astreinte de 100 euros par mois de retard à compter du 1er janvier 2025.
N° TA95-2408893(TA95-2408893)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a été saisi par Mme B A, reconnue prioritaire par la commission de médiation du Val-d'Oise le 6 octobre 2023, afin d’ordonner son relogement par l’État. Le tribunal rappelle que l’État est soumis à une obligation de résultat et doit enjoindre au préfet de loger le demandeur, sauf si l’urgence a disparu ou si le comportement de l’intéressé fait obstacle à l’exécution de la décision. Il précise qu’une radiation du fichier des demandeurs de logement social n’a pas pour effet de délier l’État de son obligation, sauf si elle résulte de l’exécution de la décision ou d’une renonciation du demandeur. La solution retenue par le tribunal dépendra de l’appréciation de ces éléments, sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2401650(TA95-2401650)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A, reconnue prioritaire et devant être logée en urgence par la commission de médiation du Val-d'Oise, qui demandait réparation du préjudice subi du fait de l'absence de relogement par l'État. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande indemnitaire, celles-ci étant inopérantes dans le cadre d'un recours de plein contentieux. Sur le fond, le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est une condamnation de l'État à verser une indemnité à Mme A, dont le montant est apprécié en fonction de la durée de la carence et des conditions de logement subies.
N° TA95-2411855(TA95-2411855)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet du Val-d'Oise de reloger M. B A avant le 1er janvier 2025, sous astreinte de 150 euros par mois de retard. M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation en décembre 2023, avait refusé une offre de logement jugée inadaptée à son état de santé et à sa situation familiale. Le préfet n'ayant pas contesté le caractère impérieux de ce refus ni démontré que M. A avait été informé des conséquences d'un tel refus, le tribunal a fait application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-3 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2415277(TA95-2415277)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 21 octobre 2024 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination, constate que le requérant résidait à Meaux (Seine-et-Marne) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il estime que le litige relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Melun. Par ordonnance, il transmet donc le dossier à cette juridiction.
N° TA95-2107863(TA95-2107863)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, attachée territoriale, qui contestait l'arrêté du maire de Boulogne-Billancourt mettant fin à son détachement sur un emploi fonctionnel de directrice générale adjointe des services pour perte de confiance. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, l'entretien préalable ayant été mené par une adjointe habilitée, et que la décision était suffisamment motivée par des éléments factuels accréditant la perte de confiance, conformément à l'article 53 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées comme irrecevables faute de demande préalable.
N° TA95-2414470(TA95-2414470)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de la SCCV AM245, qui contestait une décision du 26 août 2024 de la commune de Garches ordonnant la cessation immédiate de ses travaux de construction. La société requérante, qui invoquait notamment l'urgence et des moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, s'est désistée de l'ensemble de ses conclusions. Par ordonnance du 28 octobre 2024, le juge des référés a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance sans examiner le bien-fondé de la demande de suspension.
N° TA95-2414654(TA95-2414654)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour la délivrance de son titre de séjour ou un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, en l'absence de décision administrative préalable et de précarité suffisamment caractérisée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans qu'il soit besoin d'examiner le fond de la demande.
N° TA95-2414716(TA95-2414716)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 14 juin 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait refusé le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant marocain, et l'avait obligé à quitter le territoire français. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée en l'absence d'élément contraire et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet n'ayant pas justifié le motif de trouble à l'ordre public invoqué, le casier judiciaire de l'intéressé étant vierge. La suspension a été prononcée en application des articles L. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2414811(TA95-2414811)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme B du logement de fonction qu'elle occupait sans droit ni titre au sein du lycée Romain Rolland. La région Île-de-France, propriétaire du logement relevant du domaine public, a démontré l'urgence et l'utilité de la mesure, l'occupation faisant obstacle à l'installation du responsable de l'entretien général et perturbant le fonctionnement du service public. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et du code général de la propriété des personnes publiques, l'autorisation provisoire d'occupation ayant été révoquée.
N° TA95-2401502(TA95-2401502)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 5 juillet 2023 de la commission de médiation des Hauts-de-Seine, qui refusait de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le requérant s’est désisté de ses conclusions indemnitaires, et le tribunal lui a donné acte de ce désistement. Sur le fond, le juge a rejeté les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, au motif que les moyens soulevés étaient manifestement infondés ou insuffisamment précis.