Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2313462(TA95-2313462)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a constaté le désistement d'office de M. A, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Ce désistement a été prononcé en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, car le requérant n'a pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois suivant le rejet de son référé-suspension. La décision du juge des référés, qui avait rejeté la suspension pour absence de doute sérieux, avait été notifiée le 7 juin 2023. Le tribunal a donc donné acte du désistement de la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2309136(TA95-2309136)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 5 mai 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A, ressortissante algérienne. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur d'appréciation en estimant que la présence de l'intéressée constituait une menace pour l'ordre public, au seul motif qu'elle avait utilisé un faux document lors de son embauche. Cette annulation est fondée sur l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de deux mois et de lui délivrer un récépissé dans l'attente.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2309100(TA95-2309100)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 25 mai 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant tunisien. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur d'appréciation en estimant que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public, au seul motif qu'il avait présenté une pièce d'identité italienne lors de son embauche. Cette circonstance unique ne suffit pas à caractériser un trouble à l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2308983(TA95-2308983)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, demandeur d'asile afghan, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait notamment l'absence d'entretien personnel prévu à l'article L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et une erreur de droit dans l'application de l'article L. 551-16 du même code. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait procédé à un examen particulier de la situation, sans que les moyens soulevés ne soient fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2306701(TA95-2306701)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de délivrer un certificat de résidence algérien de dix ans à M. A, ressortissant algérien. La décision est annulée pour défaut de motivation, le préfet s'étant contenté d'invoquer le non-respect des principes régissant la République française sans fournir d'explications suffisantes. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice. La solution est fondée sur l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2215882(TA95-2215882)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS Evobus France, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 30 mai 2022 retirant son habilitation de professionnel de l'automobile pour le système d'immatriculation des véhicules (SIV). La société invoquait une insuffisance de motivation, une erreur de fait et le caractère disproportionné de la mesure. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, notamment par référence au courrier du 8 avril 2022 détaillant les manquements, et a écarté les autres moyens. La solution s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur l'article R. 322-1 du code de la route.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2216312(TA95-2216312)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B, ressortissante iranienne, contestant le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour "passeport-talent membre de famille" et la décision de classement sans suite de sa demande de titre "vie privée et familiale". Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet pour vice de procédure, en raison du défaut d'accusé de réception et d'information sur les délais, en méconnaissance de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également annulé la décision de classement sans suite pour défaut d'examen de la situation personnelle de la requérante. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer les demandes de Mme B dans un délai de deux mois et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler, sous astreinte de 50 euros par jour de retard passé ce délai.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2405897(TA95-2405897)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, un ressortissant moldave, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a d'abord substitué les bases légales de l'arrêté, initialement fondé sur des dispositions applicables aux citoyens de l'Union européenne, pour les remplacer par les articles L. 611-1 (1°) et L. 612-3 (4°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, jugeant que cette substitution ne privait l'intéressé d'aucune garantie. Il a ensuite écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de M. A, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son entrée irrégulière et de son absence d'attaches familiales stables en France.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2006193(TA95-2006193)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête des consorts K et E, qui demandaient réparation du préjudice résultant du suicide de N K, survenu après un avis du comité médical interdépartemental des agents territoriaux du 14 juin 2018. Les requérants contestaient la régularité de cet avis, invoquant notamment une composition irrégulière du comité et un défaut d’information. Le tribunal a jugé que l’avis litigieux n’était pas susceptible de recours et que les irrégularités alléguées n’étaient pas établies, écartant ainsi toute faute de nature à engager la responsabilité de l’État ou du Centre interdépartemental de gestion (CIG) de la Grande Couronne. La décision s’appuie sur les dispositions des lois n°83-634 du 13 juillet 1983 et n°84-53 du 26 janvier 1984, ainsi que sur le décret n°87-602 du 30 juillet 1987 relatifs à la fonction publique territoriale.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2405768(TA95-2405768)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 18 mars 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant turc, et l'obligeait à quitter le territoire. Le juge a estimé que le préfet avait fait une inexacte application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En effet, M. B justifiait d'une présence en France de près de cinq ans et d'une expérience professionnelle stable et continue en tant qu'employé polyvalent, ce qui constituait des motifs exceptionnels justifiant une admission exceptionnelle au séjour. Par conséquent, la décision de refus de titre de séjour, ainsi que les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi, ont été annulées.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2405556(TA95-2405556)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. A, ressortissant marocain, contre un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour "salarié" et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant contestait notamment le défaut d'examen de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a annulé l'arrêté du préfet du Val-d'Oise, considérant que l'autorité administrative n'avait pas examiné la possibilité d'une admission exceptionnelle au séjour, ce qui constitue une erreur de droit. La décision s'appuie sur les stipulations de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA95-2414399(TA95-2414399)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait au juge d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Aucune mesure d'injonction n'a donc été prononcée, la requête étant classée sans suite.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

N° TA95-2110862(TA95-2110862)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. et Mme A d'une demande de décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2014 et 2015, issues de vérifications de comptabilité de l'activité libérale de Mme A et de la SARL Atout paies. Le tribunal a fait droit à la demande concernant les rehaussements dans la catégorie des bénéfices non commerciaux, en raison d'une irrégularité de procédure. Il a jugé que l'administration avait méconnu l'article L. 48 du livre des procédures fiscales en ne précisant pas, dans la proposition de rectification du 28 juillet 2017, le montant des droits et pénalités résultant des rectifications, privant ainsi les requérants de leurs garanties. En conséquence, le tribunal a prononcé la décharge de ces impositions supplémentaires, en droits et pénalités, pour les années 2014 et 2015.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2415503(TA95-2415503)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Survilliers fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a désigné un expert pour examiner des immeubles présentant des fissures et un déplacement, afin de déterminer s'ils constituent un danger imminent et de proposer des mesures de sécurité. La mission de l'expert, qui doit être réalisée dans les 24 heures, inclut la description des désordres et l'évaluation des risques pour les occupants et le voisinage. Cette décision s'inscrit dans la procédure préalable à un éventuel arrêté de mise en sécurité.

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OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

N° TA95-2411742(TA95-2411742)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par Mme A B d’un recours en plein contentieux contestant le refus de la direction départementale des finances publiques des Hauts-de-Seine de lui verser une prime de restructuration de service, se déclare incompétent territorialement. En application de l’article R. 312-12 du code de justice administrative, il constate que l’agent était affecté à Bergerac (Dordogne) à la date de la décision attaquée. Par ordonnance du 29 octobre 2024, il transmet le dossier au Tribunal administratif de Bordeaux, seul compétent pour connaître du litige.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2411966(TA95-2411966)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B contestant le refus de la maison départementale des personnes handicapées du Val-d'Oise de lui accorder l'allocation aux adultes handicapés. La solution retenue est un rejet pour incompétence de la juridiction administrative, fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal a jugé que ce litige relève de la compétence du pôle social du tribunal judiciaire, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2411969(TA95-2411969)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait une injonction au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un récépissé ou un rendez-vous pour sa demande de titre de séjour. Le juge a rappelé qu'en dehors des cas prévus par des dispositions législatives expresses, il n'appartient pas au juge administratif d'adresser des injonctions à l'administration. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

N° TA95-2413212(TA95-2413212)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par renvoi du tribunal de Melun, estime ne pas être compétent pour connaître du litige. M. A conteste la décision du département de Seine-et-Marne fixant au 26 janvier 2024 le point de départ de son droit au RSA, qu'il réclame depuis le 1er août 2022. En application de l'article R. 312-1 du code de justice administrative, le tribunal compétent est celui dans le ressort duquel siège l'autorité ayant pris la décision attaquée, soit le département de Seine-et-Marne (ressort du tribunal de Melun). Par conséquent, le dossier est transmis au président de la section du contentieux du Conseil d'État pour règlement de la question de compétence, conformément à l'article R. 351-6 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2414778(TA95-2414778)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête en référé liberté de Mme B, qui demandait au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales (droit au travail, vie familiale) en raison de l'expiration de sa carte de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, faute pour Mme B de justifier de la perte de ses droits sociaux ou d'un risque imminent de licenciement par des pièces probantes. En conséquence, la requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'organiser une audience.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2111904(TA95-2111904)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. et Mme A d'une demande de réduction de leur impôt sur le revenu pour 2017, fondée sur l'exonération prévue à l'article 81 A du code général des impôts pour les salariés envoyés à l'étranger. M. A soutenait avoir exercé des activités de prospection commerciale hors de France pendant plus de 120 jours sur douze mois consécutifs, ce qui justifiait l'exonération d'une partie de sa rémunération. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les éléments fournis ne permettaient pas d'établir que M. A avait été effectivement envoyé par son employeur pour une mission de prospection commerciale à l'étranger répondant aux conditions strictes de l'article 81 A. La solution retenue est donc le rejet de la demande de réduction fiscale.

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