Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
52 256 décisions disponibles — page 1143/2613
N° TA95-2309722(TA95-2309722)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 21 mars 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine refusait de renouveler la carte de séjour pluriannuelle de Mme A épouse B, ressortissante sénégalaise. La juridiction a estimé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la présence régulière de l'intéressée en France depuis neuf ans, de son mariage et de ses trois enfants nés en France. Le tribunal a notamment écarté l'argument de menace à l'ordre public, le seul signalement pour violences sur mineur n'ayant donné lieu à aucune poursuite et la situation familiale étant désormais stable et apaisée.
N° TA95-2309721(TA95-2309721)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 30 mai 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un certificat de résidence à M. A, ressortissant algérien. Le tribunal juge que le motif de menace pour l'ordre public, fondé sur la seule présentation d’une carte de séjour contrefaite lors de son embauche, ne suffit pas à justifier le refus, en méconnaissance de l’article L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de l’intéressé dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2405202(TA95-2405202)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 11 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation. Il a notamment jugé que le requérant ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2402602(TA95-2402602)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à son encontre le 24 janvier 2024 par le préfet de l’Essonne. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le défaut de motivation, l’erreur de fait et la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue repose sur l’application des articles L. 611-1 (6°) et L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
N° TA95-2403769(TA95-2403769)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine. Les textes appliqués sont principalement l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA95-2403665(TA95-2403665)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 12 mars 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait obligé M. B, ressortissant algérien, à quitter le territoire français sans délai et prononcé une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal retient que M. B justifiait résider en France depuis plus de dix ans, ce qui lui ouvrait droit de plein droit à un certificat de résidence "vie privée et familiale" en vertu de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Cette circonstance faisait obstacle à ce qu'une obligation de quitter le territoire français soit légalement prise à son encontre. La décision est donc annulée, et il est enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.
N° TA95-2403155(TA95-2403155)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 25 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a d'abord jugé la requête irrecevable car tardive, le délai de 30 jours pour contester l'obligation de quitter le territoire n'ayant pas été respecté. En conséquence, les conclusions en annulation et les demandes accessoires ont été rejetées, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens de fond soulevés par le requérant.
N° TA95-2303452(TA95-2303452)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SCI du Château tendant à la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2021. La société soutenait que des travaux de démolition-reconstruction avaient rendu l'immeuble impropre à toute utilisation au 1er janvier 2021, le faisant sortir du champ de l'article 1380 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que les travaux, bien qu'importants, n'avaient pas entraîné une destruction intégrale ni affecté le gros œuvre au point de rendre l'immeuble impropre à toute utilisation. Par conséquent, l'immeuble est resté une propriété bâtie imposable, et la requête a été rejetée.
N° TA95-2405772(TA95-2405772)
Voici un résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant angolais, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation, et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B.
N° TA95-2405958(TA95-2405958)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant comorien, qui contestait un arrêté préfectoral du 31 août 2023 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a d'abord jugé que la requête était tardive, car introduite au-delà du délai de recours contentieux de deux mois suivant la notification de l'arrêté. Par suite, le tribunal a déclaré la demande irrecevable sans examiner le fond des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2310637(TA95-2310637)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 12 juillet 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant tunisien. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur d'appréciation en se fondant sur la seule présentation d'une fausse carte d'identité italienne pour justifier un trouble à l'ordre public, au regard de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail.
N° TA95-2402642(TA95-2402642)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B, ressortissante algérienne, contestant le refus de renouvellement de son certificat de résidence "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet des Hauts-de-Seine. La requérante invoquait notamment une méconnaissance du titre III du protocole annexé à l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, considérant que les conclusions dirigées contre l'arrêté du 21 décembre 2023 étaient tardives et que le courriel du 26 janvier 2024 ne constituait pas une décision susceptible de recours.
N° TA95-2403084(TA95-2403084)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 5 000 euros à M. A pour les troubles dans ses conditions d'existence, résultant de l'absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 3 mars 2021. La carence fautive de l'État a été établie, car aucune offre de logement n'a été faite dans le délai légal de six mois, et le relogement n'est intervenu que le 15 avril 2024, après une injonction sous astreinte du tribunal. La solution s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, engageant la responsabilité de l'État pour la période de carence.
N° TA95-2403198(TA95-2403198)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 26 février 2024 refusant à Mme B, ressortissante marocaine, un titre de séjour "recherche d'emploi - création d'entreprise", l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en estimant que Mme B justifiait d'un diplôme de master et remplissait les conditions pour obtenir le titre. Il a également considéré que la décision de refus était entachée d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai d'un mois.
N° TA95-2401650(TA95-2401650)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A, reconnue prioritaire et devant être logée en urgence par la commission de médiation du Val-d'Oise, qui demandait réparation du préjudice subi du fait de l'absence de relogement par l'État. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande indemnitaire, celles-ci étant inopérantes dans le cadre d'un recours de plein contentieux. Sur le fond, le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est une condamnation de l'État à verser une indemnité à Mme A, dont le montant est apprécié en fonction de la durée de la carence et des conditions de logement subies.
N° TA95-2406714(TA95-2406714)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait une décision de la caisse d'allocations familiales des Hauts-de-Seine ne lui accordant qu'une remise partielle de sa dette d'aide personnalisée au logement. Le juge a constaté que M. B n'avait apporté aucun commencement de preuve de sa bonne foi ni justifié de sa situation de précarité, malgré deux demandes de régularisation restées sans réponse. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement insuffisamment motivée.
N° TA95-2315171(TA95-2315171)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. A B, qui contestait le refus de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le juge a constaté que la requête ne comportait que des moyens de légalité externe manifestement infondés ou des moyens non assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, en application des articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête, sans examen au fond, faute pour le requérant d'avoir fourni une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaissait ses droits au regard des articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2407665(TA95-2407665)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus implicite du président du conseil départemental des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" mention "stationnement pour personnes handicapées". La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme A n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, malgré une demande de régularisation. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans examen au fond.
N° TA95-2407705(TA95-2407705)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A B qui contestait le refus de la commission de médiation du Val-d'Oise de reconnaître sa demande de logement social comme prioritaire et urgente. Le juge a constaté que la requête ne comportait que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis, en application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rappelé les conditions de saisine de la commission de médiation prévues aux articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'argumentation propre à établir la méconnaissance des droits du requérant.
N° TA95-2407708(TA95-2407708)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B contestant un indu d'aide personnalisée au logement de 8 718,97 euros pour la période de janvier 2021 à septembre 2023. Le requérant invoquait des vices de procédure, notamment l'absence de convocation régulière par un agent assermenté et le non-respect du contradictoire. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'irrégularité de la convocation n'était pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. En application des articles L. 821-1 et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que des articles L. 114-10 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, la requête a été rejetée comme manifestement infondée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.