Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2405202(TA95-2405202)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 11 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation. Il a notamment jugé que le requérant ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2311668(TA95-2311668)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 23 juin 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait de délivrer un titre de séjour à un ressortissant marocain. Le juge a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en considérant que la présentation d'une fausse carte d'identité lors de l'embauche ne constituait pas une menace pour l'ordre public. Le tribunal a relevé que l'intéressé justifiait d'une expérience professionnelle stable de plus de trois ans et demi, constituant des motifs exceptionnels d'admission au séjour. Il a enjoint au préfet de lui délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié" dans un délai de deux mois.
N° TA95-2303452(TA95-2303452)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SCI du Château tendant à la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2021. La société soutenait que des travaux de démolition-reconstruction avaient rendu l'immeuble impropre à toute utilisation au 1er janvier 2021, le faisant sortir du champ de l'article 1380 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que les travaux, bien qu'importants, n'avaient pas entraîné une destruction intégrale ni affecté le gros œuvre au point de rendre l'immeuble impropre à toute utilisation. Par conséquent, l'immeuble est resté une propriété bâtie imposable, et la requête a été rejetée.
N° TA95-2312032(TA95-2312032)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 27 juillet 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait retiré la carte de séjour temporaire de M. B, ressortissant malien. Le tribunal a jugé que le seul motif invoqué par le préfet, à savoir la présentation d'un faux permis de conduire malien pour échange, ne suffisait pas à établir une menace réelle et actuelle pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a relevé que M. B résidait en France depuis 2007 et était titulaire d'un contrat à durée indéterminée, ce qui caractérisait une erreur d'appréciation. En conséquence, l'arrêté préfectoral a été annulé, mais les conclusions à fin d'injonction ont été rejetées, le titre de séjour étant expiré.
N° TA95-2313083(TA95-2313083)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusant les conditions matérielles d'accueil à M. B, demandeur d'asile nigérian. Le juge retient un vice de procédure, l'OFII n'ayant pas informé le requérant, dans une langue comprise, des motifs de refus possibles (dépôt tardif de la demande d'asile) comme l'exigent les articles L. 551-10 et R. 551-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette irrégularité prive le demandeur d'une garantie essentielle. Le tribunal enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois.
N° TA95-2313975(TA95-2313975)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, annule la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant ivoirien. Le tribunal écarte l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour n'ayant ni pour objet ni pour effet de retirer le refus de titre. Il retient que le préfet a méconnu l'obligation de motivation prévue aux articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration en ne communiquant pas les motifs de sa décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de M. A. La solution est fondée sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2314870(TA95-2314870)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, demandeur d'asile mauritanien, qui contestait le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait une insuffisance de motivation, un défaut de prise en compte de sa vulnérabilité et une méconnaissance de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet du recours administratif préalable obligatoire s'était substituée à la décision initiale de l'OFII, et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, incluant ses demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA95-2214546(TA95-2214546)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société KNG, qui contestait une décision de l'OFII lui infligeant une contribution spéciale de 37 600 euros (article L. 8253-1 du code du travail) et une contribution forfaitaire de 4 618 euros (articles L. 822-2 à L. 822-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers) pour avoir employé deux ressortissants étrangers sans titre de séjour ni autorisation de travail. Le tribunal a écarté comme inopérants les moyens soulevés par la société, relatifs à la régularité du contrôle de police, au respect du principe contradictoire et à la méconnaissance du code de la sécurité sociale, estimant que ces arguments ne concernaient pas le fondement légal des sanctions appliquées.
N° TA95-2309091(TA95-2309091)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 11 mai 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant malien. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait légalement fonder ce refus sur le seul motif que l'intéressé avait usurpé une identité lors de son embauche, cette circonstance unique ne suffisant pas à caractériser une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2407111(TA95-2407111)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant capverdien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français sans délai et d'une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de fait, ni méconnu les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
N° TA95-2301210(TA95-2301210)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de la SARL Avi Paris contestant l'arrêté du maire de Fontenay-aux-Roses du 20 décembre 2022 la mettant en demeure de cesser des travaux de construction. La société invoquait notamment un défaut de motivation, l'absence de procédure contradictoire, une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a relevé une erreur matérielle dans l'adresse mentionnée dans l'arrêté, mais a considéré que la décision visait bien les travaux situés au 5, rue Jean Lavaud. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais l'analyse porte sur la légalité de l'arrêté au regard des articles L. 480-2 du code de l'urbanisme et L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2206250(TA95-2206250)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL LAV'NET PICARD contestant la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 9 septembre 2021. Cette décision infligeait à la société une contribution spéciale de 36 500 euros (article L. 8253-1 du code du travail) et une contribution forfaitaire de 4 677 euros (articles L. 822-2 à L. 822-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) pour l'emploi de deux ressortissants étrangers sans titre de travail. Le tribunal a écarté la demande de minoration de la contribution spéciale, faute pour la société de remplir les conditions prévues à l'article R. 8253-2 du code du travail (présence d'une autre infraction et absence de paiement des salaires dus). Il a également jugé que le plafond de 15 000 euros invoqué ne s'applique qu'aux personnes physiques, et non aux personnes morales comme la SARL requérante.
N° TA95-2309136(TA95-2309136)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 5 mai 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A, ressortissante algérienne. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur d'appréciation en estimant que la présence de l'intéressée constituait une menace pour l'ordre public, au seul motif qu'elle avait utilisé un faux document lors de son embauche. Cette annulation est fondée sur l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de deux mois et de lui délivrer un récépissé dans l'attente.
N° TA95-2415503(TA95-2415503)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Survilliers fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a désigné un expert pour examiner des immeubles présentant des fissures et un déplacement, afin de déterminer s'ils constituent un danger imminent et de proposer des mesures de sécurité. La mission de l'expert, qui doit être réalisée dans les 24 heures, inclut la description des désordres et l'évaluation des risques pour les occupants et le voisinage. Cette décision s'inscrit dans la procédure préalable à un éventuel arrêté de mise en sécurité.
N° TA95-2309100(TA95-2309100)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 25 mai 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant tunisien. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur d'appréciation en estimant que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public, au seul motif qu'il avait présenté une pièce d'identité italienne lors de son embauche. Cette circonstance unique ne suffit pas à caractériser un trouble à l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2414399(TA95-2414399)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait au juge d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Aucune mesure d'injonction n'a donc été prononcée, la requête étant classée sans suite.
N° TA95-2414414(TA95-2414414)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant ivoirien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas de circonstances particulières nécessitant une mesure provisoire à très bref délai, malgré l'ancienneté de sa demande et ses difficultés personnelles et financières. La solution retenue est fondée sur l'absence d'urgence, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2414416(TA95-2414416)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 10 juillet 2024 par laquelle l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) a refusé à Mme B le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, la requérante ne justifiant pas de circonstances particulières caractérisant une situation d’urgence au sens de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens soulevés, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2408698(TA95-2408698)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (8ème Chambre) a été saisi par M. B, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour et la délivrance d’une carte de résident. Le tribunal a écarté l’exception de non-lieu soulevée par le préfet, la délivrance d’une simple attestation de prolongation d’instruction n’ayant ni pour objet ni pour effet de retirer le refus contesté. Faisant droit à la requête, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, au motif que M. B remplissait les conditions des articles L. 424-9 et L. 424-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile pour obtenir une carte de résident de dix ans.
N° TA95-2408684(TA95-2408684)
Refus de délivrance d'une carte de résident à un parent d'enfant réfugié. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine. Il est jugé que le requérant, père d'une enfant reconnue réfugiée, doit se voir délivrer de plein droit une carte de résident en application des articles L. 424-1, L. 424-3 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.