Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2308983(TA95-2308983)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, demandeur d'asile afghan, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait notamment l'absence d'entretien personnel prévu à l'article L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et une erreur de droit dans l'application de l'article L. 551-16 du même code. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait procédé à un examen particulier de la situation, sans que les moyens soulevés ne soient fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2306701(TA95-2306701)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de délivrer un certificat de résidence algérien de dix ans à M. A, ressortissant algérien. La décision est annulée pour défaut de motivation, le préfet s'étant contenté d'invoquer le non-respect des principes régissant la République française sans fournir d'explications suffisantes. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice. La solution est fondée sur l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2408620(TA95-2408620)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision verbale du 2 mai 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de Mme A, ressortissante guinéenne. Le tribunal juge que l'absence ou l'irrégularité de la légalisation d'un acte d'état civil étranger ne fait pas obstacle à l'enregistrement de la demande, dès lors que l'acte présente des garanties suffisantes d'authenticité. Cette solution est fondée sur les articles L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 47 du code civil. Le préfet est enjoint d'enregistrer la demande et de délivrer un récépissé dans un délai d'un mois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2408684(TA95-2408684)

Refus de délivrance d'une carte de résident à un parent d'enfant réfugié. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine. Il est jugé que le requérant, père d'une enfant reconnue réfugiée, doit se voir délivrer de plein droit une carte de résident en application des articles L. 424-1, L. 424-3 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2408698(TA95-2408698)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (8ème Chambre) a été saisi par M. B, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour et la délivrance d’une carte de résident. Le tribunal a écarté l’exception de non-lieu soulevée par le préfet, la délivrance d’une simple attestation de prolongation d’instruction n’ayant ni pour objet ni pour effet de retirer le refus contesté. Faisant droit à la requête, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, au motif que M. B remplissait les conditions des articles L. 424-9 et L. 424-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile pour obtenir une carte de résident de dix ans.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2313866(TA95-2313866)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 25 août 2023 retirant à M. B, ressortissant algérien, son certificat de résidence de dix ans. Le tribunal juge que ni l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ni le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne permettent de retirer un tel titre au seul motif que la présence de l'intéressé constituerait une menace pour l'ordre public. La décision est donc entachée d'une méconnaissance du champ d'application de la loi. Le tribunal enjoint au préfet de restituer le certificat de résidence de dix ans dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2216312(TA95-2216312)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B, ressortissante iranienne, contestant le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour "passeport-talent membre de famille" et la décision de classement sans suite de sa demande de titre "vie privée et familiale". Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet pour vice de procédure, en raison du défaut d'accusé de réception et d'information sur les délais, en méconnaissance de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également annulé la décision de classement sans suite pour défaut d'examen de la situation personnelle de la requérante. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer les demandes de Mme B dans un délai de deux mois et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler, sous astreinte de 50 euros par jour de retard passé ce délai.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2215882(TA95-2215882)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS Evobus France, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 30 mai 2022 retirant son habilitation de professionnel de l'automobile pour le système d'immatriculation des véhicules (SIV). La société invoquait une insuffisance de motivation, une erreur de fait et le caractère disproportionné de la mesure. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, notamment par référence au courrier du 8 avril 2022 détaillant les manquements, et a écarté les autres moyens. La solution s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur l'article R. 322-1 du code de la route.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2215591(TA95-2215591)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise était saisi par Mme B, ressortissante iranienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre les décisions du préfet des Hauts-de-Seine des 5 août, 14 et 19 septembre 2022 refusant d’instruire ses demandes de renouvellement de titre de séjour. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 421-22 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et L. 114-2 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal a constaté que le préfet avait délivré à Mme B une carte de résident valable du 11 avril 2023 au 10 avril 2024, rendant les conclusions de la requête sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les demandes d’annulation et d’injonction, sans frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2215590(TA95-2215590)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé les décisions des 12 et 19 septembre 2022 par lesquelles le préfet des Hauts-de-Seine avait clôturé puis classé sans suite les demandes de renouvellement de titre de séjour avec changement de statut de M. B, ressortissant iranien. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les articles L. 114-2 et L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration en ne transmettant pas la demande au service compétent et en ne sollicitant pas de pièces complémentaires. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler pendant cet examen.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2206250(TA95-2206250)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL LAV'NET PICARD contestant la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 9 septembre 2021. Cette décision infligeait à la société une contribution spéciale de 36 500 euros (article L. 8253-1 du code du travail) et une contribution forfaitaire de 4 677 euros (articles L. 822-2 à L. 822-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) pour l'emploi de deux ressortissants étrangers sans titre de travail. Le tribunal a écarté la demande de minoration de la contribution spéciale, faute pour la société de remplir les conditions prévues à l'article R. 8253-2 du code du travail (présence d'une autre infraction et absence de paiement des salaires dus). Il a également jugé que le plafond de 15 000 euros invoqué ne s'applique qu'aux personnes physiques, et non aux personnes morales comme la SARL requérante.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2111904(TA95-2111904)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. et Mme A d'une demande de réduction de leur impôt sur le revenu pour 2017, fondée sur l'exonération prévue à l'article 81 A du code général des impôts pour les salariés envoyés à l'étranger. M. A soutenait avoir exercé des activités de prospection commerciale hors de France pendant plus de 120 jours sur douze mois consécutifs, ce qui justifiait l'exonération d'une partie de sa rémunération. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les éléments fournis ne permettaient pas d'établir que M. A avait été effectivement envoyé par son employeur pour une mission de prospection commerciale à l'étranger répondant aux conditions strictes de l'article 81 A. La solution retenue est donc le rejet de la demande de réduction fiscale.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

N° TA95-2110862(TA95-2110862)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. et Mme A d'une demande de décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2014 et 2015, issues de vérifications de comptabilité de l'activité libérale de Mme A et de la SARL Atout paies. Le tribunal a fait droit à la demande concernant les rehaussements dans la catégorie des bénéfices non commerciaux, en raison d'une irrégularité de procédure. Il a jugé que l'administration avait méconnu l'article L. 48 du livre des procédures fiscales en ne précisant pas, dans la proposition de rectification du 28 juillet 2017, le montant des droits et pénalités résultant des rectifications, privant ainsi les requérants de leurs garanties. En conséquence, le tribunal a prononcé la décharge de ces impositions supplémentaires, en droits et pénalités, pour les années 2014 et 2015.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2314033(TA95-2314033)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 21 septembre 2023 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant ukrainien. Le tribunal a jugé que ce refus, motivé par une appréciation sur le droit au séjour et non par le caractère incomplet du dossier, méconnaissait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a été retenu que M. B justifiait d'une résidence habituelle en France depuis 2020, d'une vie commune avec son épouse et de la scolarisation de son enfant, établissant le transfert de ses intérêts privés et familiaux en France.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2205045(TA95-2205045)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte, par ordonnance du 29 octobre 2024, du désistement de Mme B de ses conclusions en annulation et injonction dirigées contre un avertissement disciplinaire prononcé par la principale du collège Maurice Genevoix. La requérante a maintenu sa demande de frais de justice sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, mais le tribunal a rejeté cette demande, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2215135(TA95-2215135)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions de M. A dirigées contre la décision d’invalidation de son permis de conduire (48 SI) et les retraits de points pour les infractions des 16 janvier et 15 mai 2021, ces décisions ayant été retirées. Il a rejeté comme irrecevables les conclusions contre les retraits de points pour les infractions de 2018, 2019 et 2020, les points correspondants ayant été restitués en application de l’article L. 223-6 du code de la route. La requête en excès de pouvoir a ainsi été partiellement jugée sans objet et partiellement irrecevable.

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OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

N° TA95-2411742(TA95-2411742)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par Mme A B d’un recours en plein contentieux contestant le refus de la direction départementale des finances publiques des Hauts-de-Seine de lui verser une prime de restructuration de service, se déclare incompétent territorialement. En application de l’article R. 312-12 du code de justice administrative, il constate que l’agent était affecté à Bergerac (Dordogne) à la date de la décision attaquée. Par ordonnance du 29 octobre 2024, il transmet le dossier au Tribunal administratif de Bordeaux, seul compétent pour connaître du litige.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2411966(TA95-2411966)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B contestant le refus de la maison départementale des personnes handicapées du Val-d'Oise de lui accorder l'allocation aux adultes handicapés. La solution retenue est un rejet pour incompétence de la juridiction administrative, fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal a jugé que ce litige relève de la compétence du pôle social du tribunal judiciaire, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2411969(TA95-2411969)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait une injonction au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un récépissé ou un rendez-vous pour sa demande de titre de séjour. Le juge a rappelé qu'en dehors des cas prévus par des dispositions législatives expresses, il n'appartient pas au juge administratif d'adresser des injonctions à l'administration. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

N° TA95-2413212(TA95-2413212)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par renvoi du tribunal de Melun, estime ne pas être compétent pour connaître du litige. M. A conteste la décision du département de Seine-et-Marne fixant au 26 janvier 2024 le point de départ de son droit au RSA, qu'il réclame depuis le 1er août 2022. En application de l'article R. 312-1 du code de justice administrative, le tribunal compétent est celui dans le ressort duquel siège l'autorité ayant pris la décision attaquée, soit le département de Seine-et-Marne (ressort du tribunal de Melun). Par conséquent, le dossier est transmis au président de la section du contentieux du Conseil d'État pour règlement de la question de compétence, conformément à l'article R. 351-6 du même code.

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