Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2207256(TA95-2207256)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus de renouvellement de son certificat de résidence pour raison médicale. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement fondé sa décision sur l'avis du collège de médecins de l'OFII, lequel estimait que M. B pouvait bénéficier d'un traitement approprié en Algérie. Il a ainsi considéré que les stipulations de l'article 6.7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 n'avaient pas été méconnues.
N° TA95-2411839(TA95-2411839)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B. Ce dernier demandait au juge d'enjoindre au préfet de valider le retrait de ses titres de séjour pour permettre un changement d'adresse. Le juge a estimé que l'urgence, condition nécessaire à l'application de cet article, n'était pas établie, faute pour le requérant de justifier que l'absence de changement d'adresse l'empêchait de passer l'examen du permis de conduire. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA95-2411892(TA95-2411892)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B A. Celle-ci sollicitait une injonction sous astreinte pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour. Le juge a constaté que la demande de renouvellement de carte de résident pour un réfugié doit être effectuée via un téléservice conformément aux articles R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à l'arrêté du 27 avril 2021. En l'absence de justification d'une impossibilité d'utiliser ce téléservice, la requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence.
N° TA95-2407662(TA95-2407662)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par la SAS LIVE.DIGITAL contre le rejet d’une demande d’aide à l’embauche « emploi francs », s’est déclaré territorialement incompétent. Il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Marseille, en application des articles R. 351-3 et R. 312-10 du code de justice administrative, au motif que le siège social de la société requérante est situé à Marseille (Bouches-du-Rhône).
N° TA95-2414130(TA95-2414130)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B qui demandait l'exécution d'une précédente ordonnance du 27 mars 2023 enjoignant au préfet du Val-d'Oise de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. Le tribunal constate que le préfet a délivré à l'intéressé une autorisation provisoire de séjour valable jusqu'au 25 décembre 2024, dans l'attente du réexamen de sa situation. En l'absence d'élément nouveau justifiant une modification de l'ordonnance initiale, les conclusions de M. B sont rejetées, y compris ses demandes d'injonction, d'astreinte et de frais de justice.
N° TA95-2414675(TA95-2414675)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine rejetant la demande de carte de résident de M. A, ressortissant afghan reconnu réfugié. La juge a constaté l'urgence, l'intéressé se trouvant en situation irrégulière et précaire, et a retenu un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles L. 424-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction avec autorisation de travail dans un délai de dix jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
N° TA95-2415057(TA95-2415057)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du renouvellement de la carte de résident de dix ans de M. B, réfugié palestinien. Le juge a reconnu l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement de titre de séjour, et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer un récépissé autorisant le travail pendant cet examen.
N° TA95-2415353(TA95-2415353)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a rejeté la demande de l'établissement public Colombes Habitat Public visant à mettre fin à la suspension de l'expulsion de M. A. Le juge a estimé que les éléments nouveaux invoqués par le bailleur ne remettaient pas en cause l'urgence constatée, M. A et son fils demeurant dans une situation de grande précarité sans solution de relogement. La solution retenue confirme l'ordonnance du 17 octobre 2024 qui avait suspendu l'exécution de la décision du préfet des Hauts-de-Seine accordant le concours de la force publique, en raison d'un doute sérieux sur la légalité de cette décision au regard de l'article L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution.
N° TA95-2415603(TA95-2415603)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Montmorency fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Cette demande visait à faire désigner un expert pour examiner un immeuble dont le mur présentait un effondrement partiel et une fragilisation, afin de déterminer s'il existe un danger imminent. Le juge a ordonné la désignation d'une experte avec pour mission de constater les désordres, d'évaluer les risques pour la sécurité des occupants et du voisinage, et de proposer des mesures de sécurité provisoires si nécessaire. La mission doit être accomplie dans un délai de vingt-quatre heures, conformément aux dispositions applicables.
N° TA95-2105521(TA95-2105521)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires à l'impôt sur le revenu et aux contributions sociales pour 2016, ainsi que la remise en cause d’un déficit foncier reportable. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée au regard de l’article L. 57 du livre des procédures fiscales. Il a également estimé que la charge de la preuve incombait au requérant, conformément à l’article R. 194-1 du même livre, faute d’avoir contesté dans le délai légal. Enfin, le tribunal a considéré que les dépenses de travaux antérieures à 2010 n’étaient pas déductibles des revenus fonciers de 2010 en application de l’article 31 du code général des impôts.
N° TA95-2104272(TA95-2104272)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme A. Les requérants contestaient l'imposition d'une somme de 2 982 543 euros perçue en 2017 d'une entité liechtensteinoise, qu'ils estimaient être en partie un remboursement de prêt non imposable. Le tribunal a jugé que la charge de la preuve incombait aux contribuables, qui n'ont pas démontré le caractère exagéré de l'imposition établie conformément à leur déclaration. La décision s'appuie sur les articles 123 bis et 120 du code général des impôts, ainsi que sur l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2206255(TA95-2206255)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL LAV'NET PICARD contestant les contributions spéciale et forfaitaire infligées par l'OFII pour l'emploi d'un travailleur étranger sans titre. La société invoquait sa bonne foi et l'impossibilité de détecter le caractère frauduleux du titre de séjour présenté. Le tribunal a rappelé que ces sanctions ne nécessitent pas d'élément intentionnel, mais que l'employeur peut être exonéré s'il prouve avoir accompli les vérifications obligatoires et n'avoir pu déceler la fraude. En l'espèce, la société n'a pas démontré avoir satisfait à ces obligations, notamment la déclaration préalable à l'embauche et la vérification du titre auprès des autorités compétentes. La décision de l'OFII a donc été maintenue, sur le fondement des articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 à L. 822-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2205787(TA95-2205787)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. et Mme A, qui contestaient des cotisations supplémentaires à l'impôt sur le revenu et à la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus pour 2017 et 2018. Ces impositions faisaient suite à la requalification en bénéfices professionnels des revenus tirés de deux EURL exploitant des laveries automatiques. Les requérants soutenaient participer personnellement, directement et continûment à la gestion opérationnelle de ces sociétés, ce qui justifiait selon eux la qualification professionnelle des revenus. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée et que l'administration n'avait pas méconnu la charge de la preuve. Il a estimé que les époux A ne démontraient pas une participation personnelle, directe et continue à la gestion des laveries, compte tenu de leurs activités professionnelles principales (chirurgien et avocate) et du recours à des employés et à un cabinet comptable. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code général des impôts relatives à la définition des bénéfices industriels et commerciaux.
N° TA95-2204201(TA95-2204201)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et de prélèvements sociaux pour 2016 et 2017. Ces impositions faisaient suite à la rectification des bénéfices de la société MC TEX, dont Mme A était gérante et associée, après que l'administration a reconstitué son chiffre d'affaires en raison d'une comptabilité non probante. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement établi que Mme A, en tant que seule maître de l'affaire, était présumée avoir appréhendé les distributions occultes correspondant aux recettes non comptabilisées, sur le fondement des articles 109-1-1° et 110 du code général des impôts. La requérante n'a pas apporté la preuve contraire pour renverser cette présomption, et les pénalités pour manquement délibéré ont été maintenues.
N° TA95-2411368(TA95-2411368)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, par ordonnance du 29 octobre 2024, rejette la requête de M. A contestant le refus de la maison départementale des personnes handicapées du Val-d'Oise de lui reconnaître un taux d'incapacité de 80 %. La juridiction administrative se déclare incompétente, estimant que ce litige relève du contentieux de la sécurité sociale, et donc de la compétence du pôle social du tribunal judiciaire de Pontoise. Cette solution est fondée sur les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur les articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Le tribunal renvoie le requérant à saisir la juridiction compétente, sans transmission du dossier, en application de l'article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015.
N° TA95-2414690(TA95-2414690)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet de Seine-Saint-Denis de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le tribunal a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une décision administrative implicite de rejet, née du silence gardé par l'administration sur sa demande de renouvellement de titre de séjour, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la condition d'utilité prévue à l'article L. 521-3 n'étant pas remplie, la requête a été rejetée.
N° TA95-2414412(TA95-2414412)
Référé suspension. Tribunal administratif de Cergy-Pontoise. La requérante, ressortissante camerounaise, contestait le refus implicite de titre de séjour « vie privée et familiale ». Elle s’est désistée de ses conclusions à fin de suspension et d’injonction après avoir obtenu une attestation de prolongation d’instruction. Le juge des référés a donné acte du désistement et rejeté la demande au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2315961(TA95-2315961)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a constaté le désistement d'office de Mme A, qui contestait sa cotisation d'impôt sur le revenu pour 2021. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti, malgré une demande adressée par voie électronique le 9 septembre 2024, elle est réputée s'être désistée en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte de ce désistement.
N° TA95-2414381(TA95-2414381)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par Mme A épouse B d'une demande de suspension de la décision implicite du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le préfet a fait valoir que la requérante s'était vu délivrer un récépissé valable du 15 octobre 2024 au 14 janvier 2025. Le tribunal a constaté que cette délivrance faisait obstacle à ce que la condition d'urgence soit regardée comme remplie, et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension.
N° TA95-2414886(TA95-2414886)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par renvoi du tribunal de Châlons-en-Champagne, estime ne pas être compétent pour connaître de l’opposition formée par Mme B contre une contrainte de la CAF des Hauts-de-Seine pour un indu d’allocation de logement sociale. En application de l’article R. 133-3 du code de la sécurité sociale, le tribunal compétent est celui du domicile du débiteur, situé à Châlons-en-Champagne. Par conséquent, le tribunal transmet le dossier au président de la section du contentieux du Conseil d’État pour régler la question de compétence, conformément à l’article R. 351-6 du code de justice administrative.