Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2301210(TA95-2301210)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de la SARL Avi Paris contestant l'arrêté du maire de Fontenay-aux-Roses du 20 décembre 2022 la mettant en demeure de cesser des travaux de construction. La société invoquait notamment un défaut de motivation, l'absence de procédure contradictoire, une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a relevé une erreur matérielle dans l'adresse mentionnée dans l'arrêté, mais a considéré que la décision visait bien les travaux situés au 5, rue Jean Lavaud. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais l'analyse porte sur la légalité de l'arrêté au regard des articles L. 480-2 du code de l'urbanisme et L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2309721(TA95-2309721)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 30 mai 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un certificat de résidence à M. A, ressortissant algérien. Le tribunal juge que le motif de menace pour l'ordre public, fondé sur la seule présentation d’une carte de séjour contrefaite lors de son embauche, ne suffit pas à justifier le refus, en méconnaissance de l’article L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de l’intéressé dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2309091(TA95-2309091)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 11 mai 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant malien. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait légalement fonder ce refus sur le seul motif que l'intéressé avait usurpé une identité lors de son embauche, cette circonstance unique ne suffisant pas à caractériser une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2303452(TA95-2303452)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SCI du Château tendant à la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2021. La société soutenait que des travaux de démolition-reconstruction avaient rendu l'immeuble impropre à toute utilisation au 1er janvier 2021, le faisant sortir du champ de l'article 1380 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que les travaux, bien qu'importants, n'avaient pas entraîné une destruction intégrale ni affecté le gros œuvre au point de rendre l'immeuble impropre à toute utilisation. Par conséquent, l'immeuble est resté une propriété bâtie imposable, et la requête a été rejetée.
N° TA95-2407111(TA95-2407111)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant capverdien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français sans délai et d'une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de fait, ni méconnu les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
N° TA95-2406364(TA95-2406364)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant grec et tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 30 avril 2024 l'obligeant à quitter sans délai le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que M. B, qui ne justifiait pas d'un droit au séjour en application des articles L. 232-1 et L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), pouvait faire l'objet d'une mesure d'éloignement. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
N° TA95-2405958(TA95-2405958)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant comorien, qui contestait un arrêté préfectoral du 31 août 2023 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a d'abord jugé que la requête était tardive, car introduite au-delà du délai de recours contentieux de deux mois suivant la notification de l'arrêté. Par suite, le tribunal a déclaré la demande irrecevable sans examiner le fond des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2405772(TA95-2405772)
Voici un résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant angolais, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation, et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B.
N° TA95-2405202(TA95-2405202)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 11 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation. Il a notamment jugé que le requérant ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2403769(TA95-2403769)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine. Les textes appliqués sont principalement l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA95-2403155(TA95-2403155)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 25 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a d'abord jugé la requête irrecevable car tardive, le délai de 30 jours pour contester l'obligation de quitter le territoire n'ayant pas été respecté. En conséquence, les conclusions en annulation et les demandes accessoires ont été rejetées, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens de fond soulevés par le requérant.
N° TA95-2402642(TA95-2402642)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B, ressortissante algérienne, contestant le refus de renouvellement de son certificat de résidence "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet des Hauts-de-Seine. La requérante invoquait notamment une méconnaissance du titre III du protocole annexé à l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, considérant que les conclusions dirigées contre l'arrêté du 21 décembre 2023 étaient tardives et que le courriel du 26 janvier 2024 ne constituait pas une décision susceptible de recours.
N° TA95-2402602(TA95-2402602)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à son encontre le 24 janvier 2024 par le préfet de l’Essonne. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le défaut de motivation, l’erreur de fait et la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue repose sur l’application des articles L. 611-1 (6°) et L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
N° TA95-2402494(TA95-2402494)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 25 septembre 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant congolais, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée en France à 17 ans, de la prise en charge par l'aide sociale à l'enfance, de la présence de son père français et de l'absence d'attaches familiales dans son pays d'origine. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour violation du droit au respect de la vie privée et familiale.
N° TA95-2402493(TA95-2402493)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 9 octobre 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant sénégalais, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'intégration professionnelle durable du requérant (plus de 40 mois de travail) et de ses liens personnels en France (père français, cousin chez qui il réside). Cette annulation entraîne celle des décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination. L'affaire est renvoyée au préfet pour réexamen, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
N° TA95-2402492(TA95-2402492)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 20 juillet 2023 refusant un titre de séjour à M. C, ressortissant algérien, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal estime que le préfet a méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en portant une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de M. C, marié à une Française depuis 2021 et résidant en France depuis 2020. Il enjoint au préfet de délivrer un certificat de résidence algérien "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 200 euros à son avocate au titre des frais de justice.
N° TA95-2317342(TA95-2317342)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 30 juin 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant la décision de refus de titre suffisamment motivée et prise par une autorité compétente. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses en France. Par conséquent, les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire, de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour ont été validées.
N° TA95-2314870(TA95-2314870)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, demandeur d'asile mauritanien, qui contestait le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait une insuffisance de motivation, un défaut de prise en compte de sa vulnérabilité et une méconnaissance de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet du recours administratif préalable obligatoire s'était substituée à la décision initiale de l'OFII, et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, incluant ses demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA95-2313975(TA95-2313975)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, annule la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant ivoirien. Le tribunal écarte l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour n'ayant ni pour objet ni pour effet de retirer le refus de titre. Il retient que le préfet a méconnu l'obligation de motivation prévue aux articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration en ne communiquant pas les motifs de sa décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de M. A. La solution est fondée sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2313083(TA95-2313083)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusant les conditions matérielles d'accueil à M. B, demandeur d'asile nigérian. Le juge retient un vice de procédure, l'OFII n'ayant pas informé le requérant, dans une langue comprise, des motifs de refus possibles (dépôt tardif de la demande d'asile) comme l'exigent les articles L. 551-10 et R. 551-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette irrégularité prive le demandeur d'une garantie essentielle. Le tribunal enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois.