Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2415239(TA95-2415239)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. B d’une demande de modification d’une précédente ordonnance enjoignant au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour autorisant à travailler. Constatant l’inexécution de cette ordonnance et l’absence de preuve d’une convocation effective pour la délivrance du récépissé, le juge a écarté l’exception de non-lieu soulevée par le préfet. Il a assorti l’injonction initiale d’une astreinte de 100 euros par jour de retard, à compter de l’expiration d’un délai de 24 heures suivant la notification de la nouvelle ordonnance. L’État a également été condamné à verser 800 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA95-2402885(TA95-2402885)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté les conclusions de Mme C née B relatives aux allocations familiales comme portées devant un ordre de juridiction incompétent. Le tribunal a estimé que ce litige relève du contentieux général de la sécurité sociale, relevant de la compétence du juge judiciaire, en application des articles L. 211-16 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. En conséquence, le dossier a été transmis au tribunal judiciaire compétent, conformément à l'article 32 du décret du 27 février 2015.
N° TA95-2210602(TA95-2210602)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 27 juin 2022 classant sans suite sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à la requérante une carte de résident valable jusqu’en 2032, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. Il a toutefois condamné l’État à verser 500 euros à Mme B au titre de l’article L. 761-1 du même code, en application des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2414706(TA95-2414706)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant sri-lankais, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a d'abord admis M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté du recours, mais a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'erreur de droit, la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, et l'erreur manifeste d'appréciation concernant l'interdiction de retour. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires, sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-1, L. 612-6 et L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2414643(TA95-2414643)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du préfet de police du 12 juillet 2024 obligeant M. B, ressortissant marocain, à quitter le territoire français et l'interdisant de retour pendant 36 mois. La juridiction retient que le préfet n'a pas procédé à un examen sérieux de la situation, car M. B était titulaire d'un récépissé de demande de titre de séjour valable, l'autorisant à se maintenir sur le territoire. En conséquence, les décisions subséquentes (refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour) sont également annulées. Le tribunal enjoint au préfet du Val-d'Oise de réexaminer la situation de M. B dans un délai de trois mois et de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour avec droit de travailler. L'État est condamné à verser 800 euros à M. B au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2414397(TA95-2414397)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours en excès de pouvoir de M. B, ressortissant portugais, contre un arrêté préfectoral du 4 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a appliqué les articles L. 231-1, L. 233-1 et L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs au droit de séjour des citoyens de l'Union européenne et aux mesures d'éloignement pour menace à l'ordre public. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué sur la légalité de l'arrêté au regard des moyens soulevés.
N° TA95-2413835(TA95-2413835)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant haïtien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 20 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et pris par une autorité compétente. S'agissant de la décision d'obligation de quitter le territoire, le tribunal a considéré qu'elle ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni n'était entachée d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la situation personnelle et familiale de l'intéressé. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2310717(TA95-2310717)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B C contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, prononcée par le ministre de l'intérieur. En cours d'instance, le ministre a retiré cette décision, le permis étant désormais crédité de 11 points, ce qui conduit à un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre cette décision. En revanche, les conclusions visant l'annulation de retraits de points pour des infractions de 2020 sont rejetées comme manifestement irrecevables, ces retraits n'étant pas établis dans le relevé d'information intégral. Les demandes d'injonction et de frais de justice sont également rejetées. La décision se fonde sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de la route.
N° TA95-2407912(TA95-2407912)
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme D C épouse A d’une requête en annulation de la décision « 48 SI » du 5 avril 2024 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que des retraits de points sous-jacents. Le tribunal a d'abord rejeté comme irrecevables les conclusions dirigées contre les retraits de points déjà restitués avant l'introduction de la requête. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de notification des décisions de retrait, jugeant que cette notification n'affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité, et que la décision « 48 SI » rend ces retraits opposables. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 223-3 du code de la route.
N° TA95-2412927(TA95-2412927)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. A, ressortissant ivoirien, contestant un arrêté préfectoral du 27 juillet 2024 retirant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, lui interdisant le retour pour un an, et un arrêté du 27 août 2024 l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que le retrait de titre de séjour était justifié au regard de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les décisions d'éloignement et d'interdiction de retour ne méconnaissaient pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également estimé que l'assignation à résidence était légale et proportionnée, rejetant l'ensemble des moyens soulevés par le requérant.
N° TA95-2304057(TA95-2304057)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande d'expertise médicale présentée par Mme A, fonctionnaire de La Poste. La requérante contestait la date de consolidation de son accident de service (fixée au 2 novembre 2021) et sollicitait une expertise pour déterminer son aptitude à reprendre le travail. Le juge a estimé que la mesure n'était pas utile, dès lors que l'intéressée disposait déjà d'avis médicaux circonstanciés et concordants, et que la commission de réforme avait confirmé ces conclusions. La demande d'injonction et les conclusions au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA95-2314457(TA95-2314457)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande d'expertise médicale présentée par M. B, agent public victime d'un accident de service reconnu imputable, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge a estimé que la mesure d'expertise sollicitée était dépourvue d'utilité, car le juge de l'excès de pouvoir, déjà saisi au fond de la contestation de l'arrêté de placement en congé de maladie ordinaire, pourrait lui-même l'ordonner dans le cadre de ses pouvoirs d'instruction. Par conséquent, l'ensemble des conclusions de la requête, y compris la demande de provision et les frais de justice, ont été rejetées.
N° TA95-2414549(TA95-2414549)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant mauritanien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance du principe du contradictoire et des droits de la défense, ainsi que la violation des règlements (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013. Il a également jugé que l'arrêté ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, les liens familiaux invoqués en France n'étant pas de nature à faire obstacle au transfert. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert fondée sur le règlement Dublin III.
N° TA95-2410895(TA95-2410895)
Retrait de points du permis de conduire contesté par M. B, qui soutenait ne pas être l'auteur de l'infraction. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa requête par ordonnance. La contestation de l'élément matériel de l'infraction a été jugée inopérante, car relevant de la compétence exclusive du juge pénal. La décision est fondée sur l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes ne comportant que des moyens inopérants.
N° TA95-2409986(TA95-2409986)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a donné acte du désistement de M. A, qui contestait la décision du préfet des Hauts-de-Seine de classer sans suite sa demande de renouvellement de titre de séjour. Ce désistement est intervenu après le rejet de son référé suspension, faute pour le requérant d'avoir confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un désistement d'office, sans examen au fond des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, violation des articles L. 423-7 et L. 423-23 du CESEDA, etc.).
N° TA95-2409874(TA95-2409874)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A qui contestait l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le requérant invoquait un défaut d'information préalable aux retraits de points, en violation des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le tribunal estime que le paiement des amendes forfaitaires pour les infractions constatées par radar établit que M. A a reçu les informations requises, et que son moyen est manifestement infondé. En conséquence, la requête est rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2414379(TA95-2414379)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi en référé suspension par M. A, ressortissant algérien, contestant le refus implicite de renouvellement de sa carte de résident de dix ans. Le juge des référés a constaté qu'un arrêté préfectoral explicite du 11 avril 2024, rejetant la demande et assorti d'une obligation de quitter le territoire, s'était substitué à la décision implicite initiale. Dès lors, les conclusions dirigées contre la décision implicite sont devenues sans objet, et la requête en suspension a été rejetée. La solution retenue s'appuie sur les principes de substitution d'une décision explicite à une décision implicite en contentieux administratif.
N° TA95-2414597(TA95-2414597)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 7 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pendant deux ans, ainsi que son assignation à résidence. Le tribunal a considéré que, malgré son mariage avec une Française, la présence de M. A constituait une menace pour l'ordre public en raison de ses condamnations pénales, justifiant le refus de séjour sur le fondement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
N° TA95-2414362(TA95-2414362)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 24 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a d'abord admis provisoirement M. A à l'aide juridictionnelle, puis a examiné les moyens soulevés. Il a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions d'éloignement. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme, et la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.
N° TA95-2411373(TA95-2411373)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire ivoirien contre un permis français. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de droit, en violation des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative. Le requérant s’était borné à joindre des documents sans en expliciter la portée juridique.