Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2408896(TA95-2408896)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la société RATP visant à faire constater l'état des immeubles susceptibles d'être affectés par ses travaux d'adaptation d'un centre bus à Asnières-sur-Seine. Le juge a désigné un expert pour dresser un état descriptif des lieux avant et, le cas échéant, après les travaux, jugeant cette mesure utile pour prévenir d'éventuels litiges indemnitaires. En revanche, il a rejeté la demande de la société tendant à être autorisée à réaliser elle-même des travaux conservatoires, cette demande ne relevant pas de la compétence du juge des référés. La demande de dépôt d'un pré-rapport a également été rejetée, cette modalité n'étant pas prévue par les textes applicables.
N° TA95-2407828(TA95-2407828)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais débouté du droit d'asile, qui contestait l'arrêté préfectoral du 24 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Il a jugé que le préfet avait légalement pu édicter la mesure d'éloignement sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A n'établissant pas avoir introduit une demande de réexamen de sa demande d'asile.
N° TA95-2406483(TA95-2406483)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 24 avril 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a obligé M. B, ressortissant marocain, à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour d'un an. Le tribunal retient que le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de la situation de M. B, qui justifiait d'une entrée régulière avec un visa et d'une demande de titre de séjour en cours. Cette solution est fondée sur les articles L. 611-1 et L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il est enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de deux mois.
N° TA95-2315473(TA95-2315473)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni celles de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a également estimé que l'obligation de quitter le territoire français n'était pas illégale et que les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'erreur de fait et à la méconnaissance de l'accord franco-algérien, n'étaient pas fondés. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2402175(TA95-2402175)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant béninois, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le refus de titre était suffisamment motivé et ne souffrait d'aucun défaut d'examen sérieux. Il a jugé que la demande d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas fondée, le requérant ne justifiant pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires. Enfin, la décision d'éloignement n'a pas été considérée comme une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2214376(TA95-2214376)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’une requête en plein contentieux fiscal visant à obtenir la réduction de sa cotisation d’impôt sur le revenu pour 2021, en raison de pensions alimentaires versées. Le tribunal a constaté que M. A n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti, malgré une demande adressée via le téléservice prévu à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de ces dispositions, il est réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. Par ordonnance du 11 juillet 2024, il est donné acte de ce désistement.
N° TA95-2404742(TA95-2404742)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et les mesures d'éloignement associées. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en ne se considérant pas lié par l'avis de l'OFII. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas les articles L. 423-23 et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
N° TA95-2405152(TA95-2405152)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A épouse B, ressortissante indienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 11 mars 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que sa présence en France depuis 2016 avec son mari et ses enfants, nés en France, ne suffisait pas à établir une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de ses attaches dans son pays d'origine. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA95-2405154(TA95-2405154)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante indienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 11 mars 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, et la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière, et a jugé que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, faute pour Mme A de justifier d'une résidence de dix ans en France. Enfin, le tribunal a considéré que la demande de titre sur le fondement de l'article L. 422-1 (étudiant) était subordonnée à la production d'un visa de long séjour, conformément à l'article L. 412-1
N° TA95-2408377(TA95-2408377)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de la décision du 15 avril 2024 par laquelle la CPAM du Val-d’Oise avait suspendu pour cinq ans la possibilité d’exercer dans le cadre conventionnel du centre de santé médico dentaire Argenteuil. Le juge a estimé qu’en l’état de l’instruction, aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la sanction, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de l’erreur de droit et de fait, de la méconnaissance des principes de présomption d’innocence, d’impartialité, de proportionnalité et de responsabilité personnelle. La décision a été prise en application des dispositions du code de la sécurité sociale et du code de la santé publique.
N° TA95-2408357(TA95-2408357)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l’arrêté du préfet du Val-d’Oise du 28 mai 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour « étudiant » de M. A. Le juge a retenu que la condition d’urgence était présumée s’agissant d’un refus de renouvellement de titre de séjour. Cependant, il a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’erreur de droit au regard de l’article L. 422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de la discrimination fondée sur l’âge, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA95-2402629(TA95-2402629)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante indienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que l'autorité signataire disposait d'une délégation régulière. Il a jugé que la décision ne méconnaissait pas les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et qu'elle n'était entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme A, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2403841(TA95-2403841)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 17 novembre 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé un titre de séjour à Mme A, ressortissante camerounaise, et l'a obligée à quitter le territoire. La requérante contestait ce refus, invoquant notamment un vice de procédure pour absence de saisine de la commission du titre de séjour. Le tribunal retient ce moyen, estimant que Mme A justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, ce qui imposait la saisine de cette commission en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'arrêté est annulé en toutes ses dispositions.
N° TA95-2402376(TA95-2402376)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 18 janvier 2024 refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant malien. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en n'examinant pas la demande d'admission exceptionnelle au séjour de M. B au titre du travail (mention "salarié") sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, se limitant à l'examiner uniquement au titre de la vie privée et familiale. En conséquence, l'arrêté a été annulé pour défaut d'examen complet de la demande.
N° TA95-2402374(TA95-2402374)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 octobre 2023 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requête a été jugée irrecevable car tardive, le délai de recours de trente jours n'ayant pas été respecté. Le tribunal a appliqué l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2402179(TA95-2402179)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation de l'arrêté, et a jugé que la décision de refus de séjour n'était entachée ni d'un défaut d'examen sérieux, ni d'une erreur manifeste d'appréciation, ni d'une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, incluant ses demandes d'injonction et de frais de justice. Les textes appliqués sont principalement l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2317390(TA95-2317390)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société PROLOGIS FRANCE LXXI Eurl d’une demande en décharge de cotisations de taxe d’enlèvement des ordures ménagères pour les années 2021 et 2022. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la société à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai imparti, ce qu’elle n’a pas fait. Faute de confirmation, la société est réputée s’être désistée de sa requête. Par ordonnance du 11 juillet 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA95-2216830(TA95-2216830)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de la SAS ACTION LOGEMENT SERVICES et de Mme B, qui réclamaient à l'État une indemnité pour refus de concours de la force publique lors d'une expulsion. Les requérantes n'ayant pas confirmé le maintien de leurs conclusions dans le délai imparti, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elles sont réputées s'être désistées. L'ordonnance constate ce désistement sans examiner le fond du litige.
N° TA95-2406323(TA95-2406323)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B... qui contestait le refus de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de le reconnaître comme prioritaire et urgent pour un logement. Le juge a appliqué les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, constatant que la requête ne comportait que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précisés. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité ou absence de moyens sérieux, sans examen au fond. Les textes appliqués sont principalement le code de la construction et de l'habitation (articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1) et le code de justice administrative.
N° TA95-2406172(TA95-2406172)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. A... qui contestait la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine du 20 décembre 2023, laquelle avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le juge a fait application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, qui définissent les conditions pour qu'un demandeur soit désigné comme prioritaire. La solution retenue est le rejet de la requête, vraisemblablement pour irrecevabilité ou défaut de moyens sérieux, en vertu des pouvoirs conférés par l'article R. 222-1 du code de justice administrative.