Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
52 256 décisions disponibles — page 1310/2613
N° TA95-2410013(TA95-2410013)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant srilankais, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que cette mesure ferait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet déjà prise par le préfet des Hauts-de-Seine sur la même demande, ce qui est interdit par l'article L. 521-3. La condition d'utilité de la mesure n'étant pas remplie, la requête a été rejetée, y compris les conclusions au titre des frais de justice.
N° TA95-2410018(TA95-2410018)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant marocain. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières nécessitant une mesure provisoire à très bref délai, alors qu'un recours en annulation était déjà pendant. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, sans examen des moyens soulevés (insuffisance de motivation, erreur de droit, méconnaissance de l'article 8 de la CESDH, erreur manifeste d'appréciation).
N° TA95-2407945(TA95-2407945)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a relevé que l'acte attaqué était inexistant, le préfet de la Seine-Saint-Denis ayant indiqué ne pas avoir pris un tel arrêté à l'encontre du requérant. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation ont été jugées irrecevables, entraînant le rejet de l'ensemble des demandes.
N° TA95-2215981(TA95-2215981)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante nigérienne, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé, assorti d'une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'avis du collège de médecins n'étant pas irrégulier. Il a également estimé que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2409990(TA95-2409990)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de mesures individuelles de contrôle et de surveillance prises par le ministre de l’intérieur à l’encontre de M. B. Le juge estime que l’urgence n’est pas caractérisée, dès lors que la requête en annulation de ces décisions, fondée sur l’article L. 228-1 du code de la sécurité intérieure, sera examinée prochainement en audience collégiale et que l’intéressé peut solliciter un aménagement de ses obligations. La requête est donc rejetée selon la procédure simplifiée de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2410061(TA95-2410061)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du 8 avril 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé un titre de séjour à M. B, ressortissant ivoirien, et l'a obligé à quitter le territoire. Le juge a rappelé que les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi ne sont pas susceptibles d'être suspendues par cette procédure, car le recours en annulation formé contre elles a déjà un effet suspensif en application des articles L. 614-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En revanche, la demande de suspension du refus de séjour reste recevable. La solution retenue est donc un rejet partiel de la requête en ce qui concerne les mesures d'éloignement, et l'affaire est renvoyée à une formation collégiale pour le surplus.
N° TA95-2409792(TA95-2409792)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme D visant à suspendre un arrêté du ministre de l'intérieur du 25 juin 2024. Cet arrêté, pris en application des articles L. 228-1 à L. 228-7 du code de la sécurité intérieure, imposait à Mme D des mesures de contrôle administratif et de surveillance, incluant une interdiction de quitter la commune de Montrouge et une obligation de présentation quotidienne au commissariat. Le juge a rejeté la requête, estimant que l'urgence n'était pas établie et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était caractérisée.
N° TA95-2409919(TA95-2409919)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait la suspension des mesures individuelles de contrôle et de surveillance prises à son encontre le 3 juillet 2024 par le ministre de l'intérieur sur le fondement des articles L. 228-1 et suivants du code de la sécurité intérieure. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était caractérisée.
N° TA95-2409964(TA95-2409964)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A B visant à suspendre les mesures individuelles de contrôle et de surveillance prises à son encontre par le ministre de l'intérieur. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'étaient pas réunies, au regard des dispositions des articles L. 228-1 et suivants du code de la sécurité intérieure. La solution retenue confirme la légalité des mesures de surveillance antiterroriste ordonnées par l'administration.
N° TA95-2409096(TA95-2409096)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 29 mai 2024 par laquelle le préfet a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante, qui sollicitait un changement de statut (d'étudiant vers "recherche d'emploi"), ne bénéficiait pas de la présomption d'urgence applicable aux seuls refus de renouvellement. En conséquence, la requête a été rejetée selon la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2408648(TA95-2408648)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A B. Celle-ci demandait la suspension de la décision du 6 mars 2024 par laquelle la ministre de l’éducation nationale l’a affectée dans l’académie de Versailles, ainsi que son affectation provisoire dans l’académie de Lille. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie et qu’aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des priorités légales d’affectation, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées.
N° TA95-2407650(TA95-2407650)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du 22 mai 2024 du préfet des Hauts-de-Seine lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance du droit d'être entendu. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
N° TA95-2407760(TA95-2407760)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise du 14 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le préfet n'avait pas méconnu les articles L. 531-42 et R. 531-35 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant d'avoir introduit une demande de réexamen de sa demande d'asile. Enfin, le moyen tiré de la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme a été rejeté, le requérant n'apportant aucune précision à l'appui de ses allégations.
N° TA95-2407761(TA95-2407761)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 14 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, en raison d'une délégation de signature régulière. Concernant l'obligation de quitter le territoire, le juge a estimé que le préfet avait pu légalement prendre cette mesure sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. B avait déjà déposé une première demande de réexamen de sa demande d'asile, qui avait été rejetée pour irrecevabilité.
N° TA95-2408639(TA95-2408639)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par le maire de Cormeilles-en-Parisis pour prononcer la démission d'office d'une conseillère municipale, Mme Caroline Roux, sur le fondement de l'article L. 2121-5 du code général des collectivités territoriales. Cette dernière avait refusé sans excuse valable d'exercer la fonction d'assesseur dans un bureau de vote pour les élections européennes du 9 juin 2024, fonction que le maire peut confier aux conseillers municipaux en vertu des articles R. 42 et R. 44 du code électoral. Le tribunal a jugé que ce refus exprès et non justifié constituait un manquement aux obligations légales du mandat. En conséquence, il a prononcé la démission d'office de Mme Roux de son mandat de conseillère municipale.
N° TA95-2210565(TA95-2210565)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet du Val-d'Oise à M. A, ressortissant algérien. Le tribunal a retenu que cette décision était illégale en raison d'un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs du refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois, sans toutefois prononcer d'astreinte.
N° TA95-2210489(TA95-2210489)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante malienne, qui demandait l'annulation de la décision implicite de refus de titre de séjour née du silence du préfet des Hauts-de-Seine. La requérante invoquait notamment une méconnaissance des articles L. 314-11 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs à la délivrance d'une carte de résident aux bénéficiaires de la protection internationale. Le tribunal a estimé que Mme B ne justifiait pas de l'obtention de cette protection, et a donc écarté les moyens d'erreur de droit et d'erreur d'appréciation. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice, ont été rejetées.
N° TA95-2210352(TA95-2210352)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL Incity Immobilier, qui contestait des suppléments d'impôt sur les sociétés pour 2015. La société demandait la décharge partielle de ces impositions, invoquant notamment une provision pour décote de terrain. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, la décision de rejet de la réclamation préalable ayant été régulièrement notifiée le 9 août 2021, rendant le recours introduit le 8 juillet 2022 hors délai. Cette irrecevabilité est fondée sur l'article R. 199-1 du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2208112(TA95-2208112)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 4 avril 2022 par laquelle la directrice de cabinet du maire de Villeneuve-la-Garenne a refusé de publier intégralement la tribune du groupe d'opposition "Union pour Villeneuve" dans le magazine municipal. Le tribunal retient que cette décision, qui fait grief, est entachée d'incompétence, l'auteure ne justifiant d'aucune délégation de signature du maire, directeur de la publication. La solution est fondée sur l'article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales et le règlement intérieur du conseil municipal. Le tribunal enjoint à la commune de publier la tribune dans le prochain numéro du magazine.
N° TA95-2207133(TA95-2207133)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule partiellement la délibération du 24 novembre 2021 du CCAS de Groslay. Cette délibération conditionnait l'éligibilité aux aides sociales facultatives à l'absence de litige avec la commune pour infraction au code de l'urbanisme ou occupation illégale de terrain. Le juge estime que ce critère, qui crée une différence de traitement, n'est justifié ni par une différence de situation ni par une nécessité d'intérêt général en rapport avec l'objet des prestations (restauration scolaire, eau solidaire, obsèques, etc.). La décision se fonde sur l'article L. 123-5 du code de l'action sociale et des familles et le principe d'égalité.