Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2300942(TA95-2300942)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par la commune de Puteaux pour un ensemble immobilier, ainsi que son permis modificatif. Les requérants, copropriétaires et syndicat, contestaient la légalité des arrêtés pour divers motifs, notamment l'incomplétude du dossier et la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a mis à la charge des requérants les frais de justice. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code général des collectivités territoriales.
N° TA95-2201814(TA95-2201814)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Atradius Crédito y Caucion S.A. de Seguros y Reaseguros, qui contestait la mise en demeure et le titre exécutoire émis par France AgriMer pour le recouvrement d’une somme de 5 775 euros au titre de son engagement de caution pour l’EARL Château du Grand Bois. Le tribunal a jugé que la lettre du 13 octobre 2021 constituait un acte de recouvrement amiable non susceptible de recours, et que les conclusions contestant le bien-fondé de la créance étaient irrecevables en application de l’article L. 281-1 du livre des procédures fiscales. À titre subsidiaire, les moyens soulevés, notamment l’absence de motivation et le défaut de justification de la créance, ont été écartés comme non fondés. La décision s’appuie sur les règlements européens relatifs à la politique agricole commune et le décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012.
N° TA95-2217362(TA95-2217362)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme D, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Meudon pour la surélévation et la modification d'une maison. Les requérants contestaient la légalité du permis en invoquant des insuffisances dans le dossier de demande (notamment au regard des articles R. 431-9, R. 431-10 et R. 431-14 du code de l'urbanisme) et une méconnaissance des articles UD 4, UD 7 et UD 11 du règlement du plan local d'urbanisme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que les éventuelles omissions ou imprécisions dans le dossier n'avaient pas faussé l'appréciation de l'administration sur la conformité du projet. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2114065(TA95-2114065)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Atradius Crédito y Caucion S.A. de Seguros y Reaseguros, qui contestait le titre exécutoire émis par FranceAgriMer pour la somme de 45 600,62 euros au titre de son engagement de caution pour la société MC Consultant. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre les courriers de relance des 21 février 2020 et 17 juin 2021, considérant qu'ils constituaient des actes préparatoires de recouvrement amiable non susceptibles de recours. Sur le titre exécutoire, le tribunal a estimé qu'il était suffisamment motivé et que la société requérante ne démontrait pas que les actions de promotion avaient été exécutées conformément à la convention. La décision s’appuie notamment sur le règlement (UE) n°1308/2013 et le décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012.
N° TA95-2401152(TA95-2401152)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen de la situation personnelle. Il a jugé que le préfet n'était pas tenu de consulter la commission du titre de séjour, faute pour le requérant de justifier d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. La solution s'appuie sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2401131(TA95-2401131)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en exerçant son pouvoir discrétionnaire, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régissant exclusivement la situation de l'intéressé. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de cet accord et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2405127(TA95-2405127)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... et Mme D... qui demandaient l'annulation de la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine rejetant leur recours gracieux. Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés de l'absence de réponse de la commission et de l'absence de motivation, étaient inopérants ou manifestement infondés au regard des dispositions des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, la requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2409654(TA95-2409654)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. B d’une demande de suspension de la décision du 17 avril 2024 par laquelle le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) avait refusé de lui délivrer une carte professionnelle. En cours d’instance, le CNAPS a délivré la carte sollicitée le 10 juillet 2024, rendant sans objet la demande de suspension. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et a condamné le CNAPS à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA95-2316407(TA95-2316407)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et avait été précédé d'un examen particulier de la situation du requérant. Il a également jugé que M. B ne justifiait pas d'une présence continue en France sur la période requise, ce qui rendait inutile la consultation de la commission du titre de séjour. Enfin, le tribunal a considéré que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation, et que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2313413(TA95-2313413)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise était saisi par M. A d’une demande de condamnation de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) au versement d’une subvention "MaPrimeRénov" de 4 000 euros. L’ANAH a opposé un non-lieu à statuer, justifiant avoir versé cette somme au requérant le 24 novembre 2023. Le tribunal a constaté que les conclusions indemnitaires étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également rejeté les demandes de frais de justice des deux parties, estimant qu’il n’y avait pas lieu de faire application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2313412(TA95-2313412)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) à lui verser 4 000 euros au titre de la subvention "MaPrimeRénov'". La juridiction a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par l'ANAH, estimant que M. B ne justifiait pas d'un intérêt à agir. En effet, ce dernier avait consenti un mandat à la société Drapo, habilitée par l'ANAH, qui avait sollicité la subvention en son nom et lui avait avancé les frais des travaux. Par conséquent, le tribunal a jugé que seul le mandataire était fondé à demander le versement de la prime, en application de l'article 5 du décret n°2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique.
N° TA95-2313370(TA95-2313370)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de riverains demandant l'annulation du refus implicite du maire de Clamart de constater la péremption d'un permis de construire délivré le 21 septembre 2017. Les requérants soutenaient que les travaux n'étaient pas suffisants pour constituer un commencement d'exécution, rendant le permis caduc le 23 février 2023. Le tribunal a considéré que le délai de validité du permis avait été suspendu par un recours contentieux, conformément à l'article R. 424-19 du code de l'urbanisme, et que la reprise du délai après la décision juridictionnelle irrévocable n'avait pas expiré. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA95-2315391(TA95-2315391)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 25 août 2022 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant algérien, et l'obligeait à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur l'incompétence de l'auteur de l'acte, la cheffe de section ayant signé l'arrêté sans en avoir le pouvoir. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, car l'arrêté abrogé avait reçu un commencement d'exécution. Les textes appliqués incluent l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2409272(TA95-2409272)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités espagnoles responsables de sa demande d'asile en application du règlement Dublin III. Le juge a estimé que la procédure d'information prévue à l'article 4 du règlement (UE) n°604/2013 avait été respectée, l'administration ayant remis au requérant les brochures d'information en français, langue qu'il a déclaré comprendre. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le tribunal n'ayant pas retenu les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles 8 et 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2408390(TA95-2408390)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 10 juin 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine obligeait M. B, ressortissant marocain, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour d'un an. La décision est annulée pour défaut d'examen suffisant de la situation personnelle de M. B, le préfet ayant commis une erreur sur sa date d'entrée en France (indiquée au 2 juin 2024 au lieu du 20 août 2014) et n'ayant pas pris en compte sa scolarité et son mariage avec une Française depuis 2020. La solution retenue se fonde sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2408302(TA95-2408302)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 8 juin 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine obligeait M. C, ressortissant marocain, à quitter le territoire français. L'annulation est motivée par l'incompétence du signataire de l'arrêté, celui-ci n'étant pas identifiable et la délégation de signature n'étant pas justifiée. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour à M. C et de réexaminer sa situation. La décision se fonde sur les articles L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2305583(TA95-2305583)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 4 janvier 2023 par lequel le préfet de police de Paris refusait de renouveler le titre de séjour étudiant de M. C, ressortissant colombien, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en estimant que la présence de M. C constituait une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans examiner l'ensemble des circonstances de l'affaire. La décision a été annulée pour ce motif, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
N° TA95-2408308(TA95-2408308)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. D afin de modifier une précédente ordonnance du 20 décembre 2023, demeurée inexécutée, qui enjoignait au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa demande de regroupement familial. Constatant l'inexécution de cette première injonction et l'urgence liée à l'état de santé de M. D, le juge a enjoint au préfet de procéder à ce réexamen dans un délai de 30 jours, sans toutefois assortir cette nouvelle injonction d'une astreinte. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2212797(TA95-2212797)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. B, ressortissant malien, contre deux arrêtés préfectoraux (19 août 2022 et 12 septembre 2023) lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a constaté que le premier arrêté avait été abrogé, rendant les conclusions le concernant sans objet. Sur le second arrêté, le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en s'estimant lié par l'avis de la plateforme interrégionale de la main d'œuvre étrangère, sans procéder à un examen complet de la situation personnelle et professionnelle du requérant, en méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté du 12 septembre 2023 et enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois.
N° TA95-2109733(TA95-2109733)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, qui contestait la décision de l'inspectrice du travail autorisant son licenciement pour motif disciplinaire par la société DEVOTEAM. Le requérant invoquait un vice de forme, une inexactitude matérielle des faits et une erreur d'appréciation, estimant que les faits reprochés (propos dénigrants et sexistes) n'étaient pas établis ou insuffisamment graves. Le tribunal a considéré que la décision attaquée était fondée sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés mandatés, et a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, de même que les conclusions accessoires.