Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2313103(TA95-2313103)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme C demandant l’annulation du refus implicite du maire de Clamart de constater la péremption d’un permis de construire délivré le 21 septembre 2017 à la SCCV Le Hameau des Montquartiers. Le tribunal a jugé que le délai de validité de trois ans du permis, prévu à l’article R. 424-17 du code de l’urbanisme, avait été suspendu par un recours contentieux jusqu’au 24 août 2020, et que les travaux entrepris après cette date étaient suffisants pour éviter la caducité. La solution retenue repose sur l’application des articles R. 424-17 et R. 424-19 du code de l’urbanisme.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

N° TA95-2409553(TA95-2409553)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. A du centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) Coallia de Nanterre. La solution retenue est fondée sur l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet au préfet de demander l'évacuation d'un occupant sans titre après une mise en demeure infructueuse. Le juge a constaté que M. A, définitivement débouté de sa demande d'asile, se maintenait illégalement dans les lieux, ce qui faisait obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile et compromettait le fonctionnement normal du centre, caractérisant ainsi une situation d'urgence et d'utilité.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2408720(TA95-2408720)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de la CPAM des Hauts-de-Seine de l’admettre à l’aide médicale de l’État (AME). Le juge a constaté que la requête, qui relevait du plein contentieux, ne comportait aucun moyen ou précision permettant d’en apprécier le bien-fondé, malgré une invitation à régulariser. En application des articles L. 251-1 du code de l’action sociale et des familles et L. 861-1 du code de la sécurité sociale, le tribunal a estimé que les ressources du requérant, calculées sur les douze mois précédant sa demande, dépassaient le plafond annuel de 9 719 euros pour une personne seule. Par conséquent, la décision de refus a été jugée légale, et la requête a été rejetée comme manifestement infondée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2313409(TA95-2313409)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B C A, qui demandait la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) à lui verser 5 200 euros au titre de la prime de transition énergétique "MaPrimeRénov'". La requête a été jugée irrecevable, car Mme A, ayant mandaté la société Drapo pour gérer sa demande et ayant déjà reçu une avance de cette société, ne justifiait pas d'un intérêt à agir en propre pour réclamer le versement direct de la subvention. Le tribunal s'est fondé sur le décret n°2020-26 du 14 janvier 2020, qui permet au mandataire de solliciter et percevoir la prime pour le compte du bénéficiaire.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2313406(TA95-2313406)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’une demande de condamnation de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) à lui verser 10 000 euros au titre de la prime de transition énergétique « MaPrimeRénov’ », initialement accordée puis retirée. En cours d’instance, l’ANAH a notifié un nouvel octroi de la prime, rendant sans objet les conclusions indemnitaires du requérant. Le tribunal a donc constaté le non-lieu à statuer sur la requête, rejetant par ailleurs la demande de frais de justice de l’ANAH. La décision s’appuie sur le décret n°2020-26 du 14 janvier 2020 et la loi de finances pour 2020.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2300948(TA95-2300948)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B et Mme C demandant l’annulation d’un permis de construire et de son modificatif délivrés par la commune de Puteaux à la SAS République pour un projet immobilier. Après avoir rejeté la fin de non-recevoir tirée du défaut d’intérêt à agir des requérants, le tribunal a sursis à statuer en application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme. Cette mesure vise à permettre la régularisation d’un vice, identifié comme la méconnaissance de l’article R. 423-1 du code de l’urbanisme, en raison de l’absence de délibération du conseil municipal autorisant le dépôt de la demande sur un terrain communal.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2401202(TA95-2401202)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et avait été précédée d'un examen particulier de sa situation. Il a jugé que M. B ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2114066(TA95-2114066)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Atradius Crédito y Caucion S.A. de Seguros y Reaseguros, qui contestait la mise en demeure de payer la somme de 82 187,26 euros en sa qualité de caution de la société Milon de Cabara. Le tribunal a jugé que la lettre du 11 août 2021 constituait un acte de recouvrement amiable non susceptible de recours, et que le titre exécutoire du 21 octobre 2021 était régulier, notamment en ce qu'il mentionnait les bases de liquidation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique et du code rural et de la pêche maritime.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2202516(TA95-2202516)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 14 janvier 2022 par lequel le maire de Chaville avait retiré un permis de construire modificatif délivré à M. A. La juridiction a jugé que cet arrêté de retrait était insuffisamment motivé en droit, car il ne précisait pas les dispositions du code de l'urbanisme ou du plan local d'urbanisme sur lesquelles il se fondait, en méconnaissance de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. En revanche, le moyen tiré du défaut de procédure contradictoire a été écarté, la commune ayant respecté les exigences de l'article L. 122-1 du même code. La délivrance ultérieure d'un nouveau permis modificatif n'a pas privé le recours de son objet, car ce nouveau permis portait sur des modifications différentes.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2313410(TA95-2313410)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) à lui verser 4 000 euros au titre de la subvention "MaPrimeRénov'". La juridiction a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par l'ANAH, estimant que Mme A ne justifiait pas d'un intérêt à agir, dès lors qu'elle avait consenti un mandat à la société Drapo, laquelle avait sollicité et perçu la subvention en son nom. Cette solution est fondée sur l'article 5 du décret n°2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2309350(TA95-2309350)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C contestant le refus d'orientation de son fils en seconde générale et technologique. La requérante invoquait une irrégularité de procédure, le chef d'établissement n'ayant pas transmis à la commission d'appel des informations sur l'état de santé de l'élève, et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté le moyen de procédure, estimant que Mme C pouvait faire état de l'état de santé de son fils directement devant la commission. Il a également rejeté le moyen d'erreur d'appréciation, sans le détailler dans cet extrait, en application des articles D. 331-34 et D. 331-35 du code de l'éducation.

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DécisionPlein contentieuxDESISTEMENT

N° TA95-2205566(TA95-2205566)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Atradius Crédito y Caucion S.A. de Seguros y Reaseguros, en sa qualité de caution, pour contester des lettres de réclamation et un titre exécutoire émis par FranceAgriMer, lui réclamant le remboursement d’une avance perçue par une exploitation agricole dans le cadre d’une aide aux investissements vitivinicoles. La société requérante invoquait l’illégalité de la décision fondant la créance et le caractère indu de la somme réclamée. Par un mémoire du 11 juin 2024, la société s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 16 juillet 2024, sans se prononcer sur le fond du litige.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2405981(TA95-2405981)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par la commune de Ville-d'Avray sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La commune demandait la désignation d'un expert géotechnicien afin de vérifier l'absence de danger permettant la levée de son arrêté de police interdisant la circulation, pris suite à l'effondrement d'un mur de soutènement lors d'un chantier de construction. Le tribunal a rejeté la demande, estimant la mesure d'expertise non utile, car une expertise judiciaire était déjà en cours devant le juge judiciaire de Nanterre concernant le même projet de construction, et un expert administratif avait déjà conclu à un danger imminent.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2401527(TA95-2401527)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. B, ressortissant marocain, contre un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour "salarié" et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment l'erreur de droit, l'application des stipulations de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que le préfet avait légalement fondé sa décision sur l'absence de visa de long séjour et sur l'avis défavorable de la plateforme interrégionale de la main-d'œuvre étrangère, sans erreur manifeste d'appréciation. La requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté attaqué.

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OrdonnancePlein contentieuxANNULE

N° TA95-2408611(TA95-2408611)

Refus de renouvellement de la carte mobilité inclusion (CMI) "stationnement" par le département des Hauts-de-Seine. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de Mme A... de sa requête. Aucun texte de fond n'est appliqué, la décision se fondant sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater le désistement.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2410085(TA95-2410085)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante libanaise, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que la situation invoquée par la requérante, notamment les difficultés financières et l'impossibilité de justifier de la régularité de son séjour pour un stage ou un voyage au Liban, ne caractérisait pas une situation d'extrême urgence justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, faute d'urgence particulière au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2311258(TA95-2311258)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. C et Mme A. Ces derniers demandaient l'annulation de la décision du recteur de l'académie de Versailles refusant l'autorisation d'instruire leur fils en famille pour l'année 2023-2024, sur le fondement du 4° de l'article L. 131-5 du code de l'éducation. Le tribunal a estimé que le recteur n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en considérant que la situation de l'enfant ne justifiait pas un projet éducatif alternatif à la scolarisation. La décision a également été jugée conforme à l'intérêt supérieur de l'enfant et aux stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2310872(TA95-2310872)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du président de l'université Paris Nanterre de l'admettre en première année de master de psychologie pour l'année 2023-2024. La requérante invoquait notamment un défaut de signature de la décision, une insuffisance de motivation, un défaut d'examen sérieux, une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a examiné ces moyens, en application du code des relations entre le public et l'administration et du code de l'éducation, mais les a jugés non fondés. En conséquence, la décision de refus d'admission a été maintenue.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2406392(TA95-2406392)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme A... B... qui contestait le refus du département du Val-d’Oise de lui délivrer la carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le juge a appliqué les dispositions du code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017, qui conditionnent l’attribution de cette carte à une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique. La solution retenue est le rejet de la requête, car les moyens soulevés par la requérante étaient manifestement infondés ou insuffisamment précis pour établir une méconnaissance de ses droits.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

N° TA95-2409520(TA95-2409520)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a fait droit à la demande du préfet du Val-d'Oise. Il a ordonné l'expulsion sans délai de M. A du centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) HUDA COALLIA à Montigny-lès-Cormeilles, en raison de son maintien sans titre dans les lieux. La solution retenue se fonde sur les articles L. 552-1, L. 552-2 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui régissent l'hébergement des demandeurs d'asile et les conditions d'expulsion. Le juge a autorisé le recours à la force publique et l'évacuation des biens de M. A aux frais de ce dernier, constatant l'urgence et l'absence de contestation sérieuse.

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