Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2109416(TA95-2109416)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du groupe hospitalier Carnelle Portes de l’Oise de lui communiquer plusieurs documents administratifs, dont son dossier individuel et son dossier médical. Se fondant sur les articles L. 300-1, L. 311-1 et L. 311-6 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que sur l’article L. 137-4 du code de la fonction publique, le tribunal a annulé la décision de refus. Il a enjoint à l’hôpital Novo, venant aux droits de l’établissement, de communiquer les documents demandés dans un délai de 15 jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2108236(TA95-2108236)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du maire de Gonesse de lui communiquer son dossier individuel, ses dossiers médicaux et une convention avec le centre de gestion. Le tribunal a annulé cette décision implicite de refus, considérant que les documents demandés, notamment le dossier individuel et les dossiers médicaux, sont communicables à l’intéressé en application des articles L. 300-1, L. 300-2, L. 311-1 du code des relations entre le public et l’administration et de l’article L. 137-4 du code de la fonction publique. Il a enjoint à la commune de communiquer ces documents dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a mis à sa charge 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2205242(TA95-2205242)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SCI SEQUANA, qui contestait son assujettissement à la taxe annuelle sur les bureaux et locaux commerciaux (article 231 ter du CGI) et à la taxe sur les surfaces de stationnement (article 1599 quater C du CGI) pour les années 2019 à 2021. La société invoquait une violation des principes constitutionnels d'égalité, de la Convention européenne des droits de l'homme et du droit de l'Union européenne. Le tribunal a jugé ces moyens non fondés, confirmant la légalité des impositions.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2409202(TA95-2409202)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C B, ressortissant brésilien, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence et d'utilité n'était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une impossibilité d'effectuer les formalités en ligne, la simple production d'une attestation de dépôt ne suffisant pas. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2208329(TA95-2208329)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait la remise gracieuse des cotisations d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux dues au titre de 2021 suite à la vente de son appartement. Le tribunal a jugé qu'il n'appartient pas à la juridiction administrative de prononcer une remise gracieuse d'impôt, cette compétence relevant exclusivement de l'administration fiscale. La demande a donc été déclarée irrecevable, sans examen des moyens invoqués par le requérant (situation exceptionnelle liée au Covid-19 et frais d'EHPAD). Aucun texte spécifique n'a été appliqué au fond, la décision étant fondée sur le principe de séparation des pouvoirs entre le juge et l'administration fiscale.

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DécisionQuestion préjudicielleAUTRE

N° TA95-2308702(TA95-2308702)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d'une question préjudicielle par le Tribunal judiciaire de Rodez, s'est prononcé sur la prescription des créances fiscales faisant l'objet d'un commandement de payer valant saisie immobilière du 25 mars 2021. Appliquant l'article L. 274 du livre des procédures fiscales, le tribunal a jugé que les créances d'impôt sur le revenu (2012-2015), de contribution sociale généralisée (2009-2012) et de taxe d'habitation (2009-2011 et 2013-2016) étaient prescrites faute d'actes interruptifs de prescription valablement notifiés dans le délai de quatre ans. En revanche, les créances d'impôt sur le revenu (2016-2017) et de taxe d'habitation (2017-2018) ont été déclarées encore exigibles à la date du commandement, le délai de prescription n'étant pas expiré.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2208671(TA95-2208671)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 3 977,02 euros à Mme B, propriétaire, pour le préjudice locatif subi en raison du refus tardif du préfet des Hauts-de-Seine de prêter le concours de la force publique pour exécuter une ordonnance d'expulsion du 21 décembre 2020. La responsabilité de l'État a été engagée à compter du 28 mai 2021, soit deux mois après la demande de concours du 28 mars 2021, jusqu'à son octroi le 12 octobre 2021, conformément à l'article L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution. Le tribunal a fixé l'indemnité sur la base des loyers et charges impayés pour cette période, rejetant partiellement la demande initiale de 4 119,19 euros.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2208709(TA95-2208709)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. B, un orthodontiste, qui contestait des rappels d'impôt sur le revenu, de prélèvements sociaux et de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus pour 2016 et 2017, suite à la découverte de comptes bancaires non déclarés au Liban. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement motivé ses rectifications et respecté le contradictoire, et que les présomptions de revenus des articles 1649 A et 1649 quater A du code général des impôts étaient applicables. Il a estimé que les sommes en cause, non justifiées comme provenant de revenus déjà imposés, constituaient des revenus d'origine indéterminée imposables, et a validé la majoration pour manquement délibéré. Les demandes de sursis de paiement et de frais de justice ont également été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2409168(TA95-2409168)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui demandait la délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a constaté que le préfet du Val-d'Oise avait déjà édité une carte de séjour temporaire valable du 4 juin 2024 au 3 juin 2025, rendant la demande sans objet. La condition d'urgence invoquée par le requérant, liée à une suspension par son employeur, n'a pas été examinée en raison de l'irrecevabilité de la requête. Les frais de justice n'ont pas été mis à la charge de l'État.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2410077(TA95-2410077)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant syrien bénéficiaire de la protection internationale. Celui-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un rendez-vous pour retirer son titre de voyage, disponible depuis février 2024, afin de pouvoir se rendre aux Pays-Bas où réside sa famille. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'impossibilité de quitter le territoire français, bien que regrettable, ne justifiant pas une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La requête a donc été rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2300948(TA95-2300948)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B et Mme C demandant l’annulation d’un permis de construire et de son modificatif délivrés par la commune de Puteaux à la SAS République pour un projet immobilier. Après avoir rejeté la fin de non-recevoir tirée du défaut d’intérêt à agir des requérants, le tribunal a sursis à statuer en application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme. Cette mesure vise à permettre la régularisation d’un vice, identifié comme la méconnaissance de l’article R. 423-1 du code de l’urbanisme, en raison de l’absence de délibération du conseil municipal autorisant le dépôt de la demande sur un terrain communal.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2309350(TA95-2309350)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C contestant le refus d'orientation de son fils en seconde générale et technologique. La requérante invoquait une irrégularité de procédure, le chef d'établissement n'ayant pas transmis à la commission d'appel des informations sur l'état de santé de l'élève, et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté le moyen de procédure, estimant que Mme C pouvait faire état de l'état de santé de son fils directement devant la commission. Il a également rejeté le moyen d'erreur d'appréciation, sans le détailler dans cet extrait, en application des articles D. 331-34 et D. 331-35 du code de l'éducation.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2313103(TA95-2313103)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme C demandant l’annulation du refus implicite du maire de Clamart de constater la péremption d’un permis de construire délivré le 21 septembre 2017 à la SCCV Le Hameau des Montquartiers. Le tribunal a jugé que le délai de validité de trois ans du permis, prévu à l’article R. 424-17 du code de l’urbanisme, avait été suspendu par un recours contentieux jusqu’au 24 août 2020, et que les travaux entrepris après cette date étaient suffisants pour éviter la caducité. La solution retenue repose sur l’application des articles R. 424-17 et R. 424-19 du code de l’urbanisme.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2313406(TA95-2313406)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’une demande de condamnation de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) à lui verser 10 000 euros au titre de la prime de transition énergétique « MaPrimeRénov’ », initialement accordée puis retirée. En cours d’instance, l’ANAH a notifié un nouvel octroi de la prime, rendant sans objet les conclusions indemnitaires du requérant. Le tribunal a donc constaté le non-lieu à statuer sur la requête, rejetant par ailleurs la demande de frais de justice de l’ANAH. La décision s’appuie sur le décret n°2020-26 du 14 janvier 2020 et la loi de finances pour 2020.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2202516(TA95-2202516)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 14 janvier 2022 par lequel le maire de Chaville avait retiré un permis de construire modificatif délivré à M. A. La juridiction a jugé que cet arrêté de retrait était insuffisamment motivé en droit, car il ne précisait pas les dispositions du code de l'urbanisme ou du plan local d'urbanisme sur lesquelles il se fondait, en méconnaissance de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. En revanche, le moyen tiré du défaut de procédure contradictoire a été écarté, la commune ayant respecté les exigences de l'article L. 122-1 du même code. La délivrance ultérieure d'un nouveau permis modificatif n'a pas privé le recours de son objet, car ce nouveau permis portait sur des modifications différentes.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2313409(TA95-2313409)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B C A, qui demandait la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) à lui verser 5 200 euros au titre de la prime de transition énergétique "MaPrimeRénov'". La requête a été jugée irrecevable, car Mme A, ayant mandaté la société Drapo pour gérer sa demande et ayant déjà reçu une avance de cette société, ne justifiait pas d'un intérêt à agir en propre pour réclamer le versement direct de la subvention. Le tribunal s'est fondé sur le décret n°2020-26 du 14 janvier 2020, qui permet au mandataire de solliciter et percevoir la prime pour le compte du bénéficiaire.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2313410(TA95-2313410)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) à lui verser 4 000 euros au titre de la subvention "MaPrimeRénov'". La juridiction a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par l'ANAH, estimant que Mme A ne justifiait pas d'un intérêt à agir, dès lors qu'elle avait consenti un mandat à la société Drapo, laquelle avait sollicité et perçu la subvention en son nom. Cette solution est fondée sur l'article 5 du décret n°2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

N° TA95-2409553(TA95-2409553)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. A du centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) Coallia de Nanterre. La solution retenue est fondée sur l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet au préfet de demander l'évacuation d'un occupant sans titre après une mise en demeure infructueuse. Le juge a constaté que M. A, définitivement débouté de sa demande d'asile, se maintenait illégalement dans les lieux, ce qui faisait obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile et compromettait le fonctionnement normal du centre, caractérisant ainsi une situation d'urgence et d'utilité.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2405127(TA95-2405127)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... et Mme D... qui demandaient l'annulation de la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine rejetant leur recours gracieux. Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés de l'absence de réponse de la commission et de l'absence de motivation, étaient inopérants ou manifestement infondés au regard des dispositions des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, la requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2316407(TA95-2316407)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et avait été précédé d'un examen particulier de la situation du requérant. Il a également jugé que M. B ne justifiait pas d'une présence continue en France sur la période requise, ce qui rendait inutile la consultation de la commission du titre de séjour. Enfin, le tribunal a considéré que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation, et que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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