Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2407306(TA95-2407306)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. F B, ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation des arrêtés du 13 février 2024 du préfet de police de Paris lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et n'a pas retenu la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'erreur manifeste d'appréciation. La solution s'appuie sur les articles L. 423-23, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2409890(TA95-2409890)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral l'assignant à résidence pour 45 jours. Le requérant invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation. Le juge a écarté ces moyens, estimant que la signataire disposait d'une délégation régulière, que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 731-1 et L. 541-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2317228(TA95-2317228)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Val d'Oise refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une erreur de fait, une erreur manifeste d'appréciation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens n'étaient pas fondés, relevant que Mme B ne démontrait pas l'absence d'attaches dans son pays d'origine et que sa situation personnelle ne justifiait pas une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'annulation et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
N° TA95-2106868(TA95-2106868)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’un recours en plein contentieux visant à contester un titre de recettes de 10,08 euros émis par l’AP-HP suite à une prise en charge hospitalière. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la requérante a été invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, sans réponse dans le délai imparti. Par ordonnance du 18 juillet 2024, la présidente de la 7ème chambre a constaté le désistement d’office de Mme A et lui en a donné acte.
N° TA95-2404229(TA95-2404229)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’une demande de liquidation d’astreinte par Mme B, a constaté que le préfet des Hauts-de-Seine avait exécuté avec retard l’injonction de délivrer un titre de séjour, prononcée par un jugement du 19 janvier 2023. Le tribunal a modéré le montant de l’astreinte provisoire, initialement fixée à 9 800 euros, pour le ramener à 5 000 euros, en tenant compte des circonstances de l’espèce, notamment la délivrance d’un récépissé à l’intéressée. Cette décision est fondée sur les articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative.
N° TA95-2404328(TA95-2404328)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 septembre 2023 refusant son admission au séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, en raison d'une délégation de signature régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme C.
N° TA95-2410076(TA95-2410076)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. F et M. G tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 12 juillet 2024. Cet arrêté mettait en demeure les occupants illégaux d'un terrain municipal à Chars de quitter les lieux sous 48 heures, sous peine d'évacuation forcée. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé et fondé sur un risque d'atteinte à l'ordre public. La décision s'appuie notamment sur les articles 9 et 9-1 de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage.
N° TA95-2403474(TA95-2403474)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 30 octobre 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A et l'a obligée à quitter le territoire français. Le tribunal retient un vice de procédure, le préfet n'ayant pas saisi le collège des médecins de l'OFII pour un réexamen complet de la situation médicale de la requérante, comme l'exigeait l'injonction de la cour administrative d'appel de Versailles. Cette irrégularité a privé Mme A d'une garantie, justifiant l'annulation sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai d'un mois, en saisissant le collège des médecins de l'OFII.
N° TA95-2404736(TA95-2404736)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 29 février 2024 refusant son admission au séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté visait les textes applicables (notamment les articles L. 423-21, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'article 8 de la CEDH) et exposait les faits pertinents, dont la menace pour l'ordre public. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale.
N° TA95-2212174(TA95-2212174)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de la SAS Comexposium, qui contestait le refus de l'administration fiscale de lui accorder l'aide "fermeture" prévue par le décret n° 2021-1664 du 16 décembre 2021 pour la période de janvier à août 2021. La société soutenait qu'elle remplissait les conditions d'éligibilité, notamment celle relative à la perte de chiffre d'affaires d'au moins 80%, et que l'administration devait apprécier sa situation mois par mois. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen soulevé n'était pas fondé et que la société n'avait pas fourni les pièces nécessaires à l'instruction de sa demande. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 2021-1664 et des textes connexes relatifs aux aides aux entreprises affectées par la crise sanitaire.
N° TA95-2316616(TA95-2316616)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 5 décembre 2023 par lequel le préfet du Val d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A, ressortissante algérienne, et l'a obligée à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation, compte tenu de la présence stable de Mme A en France depuis 2018, de son activité professionnelle continue en tant que coiffeuse en CDI, et de l'obtention de diplômes professionnels. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le pouvoir discrétionnaire du préfet en matière de régularisation.
N° TA95-2316619(TA95-2316619)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B épouse C, ressortissante turque, qui contestait l'arrêté du préfet du Val d'Oise du 12 mars 2021 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée au regard du code des relations entre le public et l'administration, et que le préfet n'avait pas à saisir la commission du titre de séjour, la requérante ne justifiant pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans à la date de l'arrêté. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA95-2408333(TA95-2408333)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de cette mesure sur sa situation personnelle. Le juge estime que l'entrée irrégulière et le maintien en situation irrégulière de M. B justifient légalement la décision, fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Aucune insertion professionnelle ou attache familiale significative n'étant démontrée, le recours est rejeté.
N° TA95-2317032(TA95-2317032)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val d'Oise du 10 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et n'était entachée ni d'un défaut d'examen particulier, ni d'une erreur de fait, ni d'une erreur manifeste d'appréciation. Il a estimé que le préfet avait valablement fondé son refus sur l'absence de visa long séjour et d'autorisation de travail, en application des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français n'était pas illégale par voie de conséquence et la requête a été intégralement rejetée.
N° TA95-2116332(TA95-2116332)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme Lemoine, assistante maternelle, qui contestait le retrait de son agrément par le président du conseil départemental du Val d'Oise. Ce retrait faisait suite au décès d’un enfant de 13 mois accueilli à son domicile, victime d’un syndrome du bébé secoué. Le tribunal a jugé que, compte tenu de la gravité des faits et de l’absence d’éléments contraires apportés par la requérante, le département avait pu légalement estimer, sur le fondement des articles L. 421-3 et L. 421-6 du code de l’action sociale et des familles, que les conditions de sécurité et de santé n’étaient plus remplies.
N° TA95-2207696(TA95-2207696)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Tui France, qui contestait le refus de l’administration de lui accorder l’aide « fermeture » prévue par le décret n° 2021-1664 du 16 décembre 2021 pour les mois de janvier à août 2021. La société invoquait notamment une procédure irrégulière et une erreur d’appréciation sur son éligibilité, mais le tribunal a jugé ces moyens infondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de la direction des grandes entreprises, en application des dispositions du décret précité et du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA95-2409309(TA95-2409309)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 18 juin 2024 par lequel le préfet du Val d'Oise avait ordonné le transfert de M. B, ressortissant turc, aux autorités suisses responsables de sa demande d'asile. La décision est motivée par la méconnaissance de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013, faute pour le préfet d'avoir organisé l'entretien individuel préalable obligatoire avec le demandeur. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai d'un mois, sans astreinte.
N° TA95-2101093(TA95-2101093)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B, agent contractuel de la commune d'Andilly, contestant un titre exécutoire de 1 355,82 euros pour trop-perçu de salaire et demandant réparation pour harcèlement moral et licenciement illégal. Le tribunal a constaté que le titre initial avait été retiré et remplacé par un titre identique du 30 juin 2021, entraînant un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre le premier titre. Il a jugé que le nouveau titre était suffisamment motivé, conformément au décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012, et que M. B n'apportait pas la preuve du bien-fondé de ses demandes indemnitaires. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2300622(TA95-2300622)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant sri lankais, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le moyen tiré d'une erreur d'appréciation des ressources, fondé sur l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'était pas assorti des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2406859(TA95-2406859)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a constaté le désistement d'office de la requête de M. A, qui contestait un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire. Ce désistement est fondé sur l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, car M. A n'a pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés. La solution retenue est donc un désistement pur et simple, sans examen au fond de la légalité de l'arrêté préfectoral.