Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2408053(TA95-2408053)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 25 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut d'examen de la situation personnelle, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2407059(TA95-2407059)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui formait un recours gracieux contre une décision du préfet du Val-d'Oise classant sans suite sa demande d'acquisition de la nationalité française. La requérante ne demandait pas l'annulation de cette décision mais sollicitait un délai supplémentaire pour produire des documents, ce qui ne constitue pas un recours contentieux valable au sens de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du même code, a été rendue sans instruction contradictoire ni audience.
N° TA95-2405212(TA95-2405212)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus implicite du recteur de l’académie de Versailles de lui rembourser la part patronale des frais de transport et de complémentaire santé. Par un mémoire enregistré le 1er juillet 2024, M. B s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 18 juillet 2024. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
N° TA95-2408341(TA95-2408341)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 9 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le préfet ayant procédé à un examen suffisant de la situation personnelle du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, sur le fondement des articles L. 612-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2408342(TA95-2408342)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de la demande d'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA95-2408392(TA95-2408392)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Essonne du 14 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, une délégation de signature régulière ayant été établie. Il a également jugé inopérant le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'arrêté attaqué n'ayant ni pour objet ni pour effet de refuser une admission au séjour. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et celles relatives aux frais d'instance ont été rejetées.
N° TA95-2404231(TA95-2404231)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne une requête de M. B visant à contester un arrêté d’opposition à une déclaration préalable pris par la commune de Pierrelaye. Le tribunal constate que le document enregistré sous un nouveau numéro constitue en réalité une régularisation de la requête initiale déjà enregistrée sous un autre numéro. En conséquence, il ordonne la radiation de cette production du registre du greffe pour qu’elle soit versée au dossier de la requête initiale. Aucune solution au fond n’est retenue, le tribunal se limitant à une mesure d’administration judiciaire.
N° TA95-2408557(TA95-2408557)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 15 janvier 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté la demande de regroupement familial de Mme B en faveur de son fils. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu de la situation personnelle de la requérante et de l'isolement de son fils à Port-au-Prince, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 434-7 et R. 434-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quinze jours.
N° TA95-2408570(TA95-2408570)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, de nationalité kazakhe, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 7 juin 2024 l'obligeant à quitter sans délai le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la décision portant obligation de quitter le territoire français était suffisamment motivée au regard des articles L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA95-2317037(TA95-2317037)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 14 septembre 2022 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait refusé un titre de séjour à Mme B, ressortissante nicaraguayenne, et l'avait obligée à quitter le territoire français. La requérante contestait notamment la décision de refus de séjour pour erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que, compte tenu de l'ancienneté de son séjour en France depuis 2015, de son intégration professionnelle (plus de 300 bulletins de salaire) et sociale, le préfet avait méconnu ces dispositions. En conséquence, l'arrêté préfectoral a été annulé sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA95-2317034(TA95-2317034)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 6 décembre 2023 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et ne révélait pas un défaut d'examen particulier de sa situation. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de la circulaire du 12 juillet 2021 était inopérant et que la vérification de l'état civil par le préfet était conforme à l'article 47 du code civil. En conséquence, les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour, fondées sur ce refus légal, ont été validées.
N° TA95-2316996(TA95-2316996)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 17 mars 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante congolaise, et l'avait obligée à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur le défaut d'examen complet de la situation de la requérante, le préfet n'ayant pas examiné sa demande de titre de séjour en qualité de salarié, en méconnaissance des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination sont également annulées. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros à son avocat au titre de l'aide juridictionnelle.
N° TA95-2409203(TA95-2409203)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement Dublin III, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA95-2314542(TA95-2314542)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 18 octobre 2023 par lequel le préfet du Val d'Oise a refusé de renouveler le titre de séjour "étudiant" de Mme A, ressortissante camerounaise, et l'a obligée à quitter le territoire. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de la situation personnelle de la requérante, compte tenu de son arrivée en France à 15 ans, de son parcours scolaire exemplaire (baccalauréat avec mention) et de ses difficultés financières. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire à Mme A dans un délai de deux mois. La décision est fondée sur les articles L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2301730(TA95-2301730)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet de Seine-et-Marne suspendant son permis de conduire pour six mois. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, mais n’a pas répondu dans le délai imparti. Par conséquent, le tribunal a constaté le désistement d’office de la requête et en a donné acte par ordonnance.
N° TA95-2113707(TA95-2113707)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus de la ministre des armées de l’affecter hors de l’Hôpital d’instruction des armées de Clamart. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la requérante a été invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, mais n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 18 juillet 2024, le tribunal a constaté le désistement d’office de Mme A et lui en a donné acte. La solution retenue est donc un désistement pour absence de confirmation, fondé sur les dispositions précitées du code de justice administrative.
N° TA95-2409626(TA95-2409626)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 3 juillet 2024 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le juge a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte, de méconnaissance du droit d'être entendu et d'absence de base légale. Il a estimé que l'assignation était fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. B faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français prise moins de trois ans auparavant.
N° TA95-2409633(TA95-2409633)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de certificat de résidence. La condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, car un récépissé valide lui avait été délivré entre-temps par le préfet du Val-d'Oise. La requérante invoquait notamment la violation de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA95-2410303(TA95-2410303)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par le maire de Pontoise sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation pour désigner un expert chargé d'examiner un immeuble situé rue de Gisors, dont le porche classé monument historique présente des problèmes structurels. Le juge des référés a fait droit à cette demande en désignant un expert pour constater l'état de danger imminent du bâtiment, décrire les désordres et proposer des mesures de sécurité urgentes. La mission de l'expert, qui doit être accomplie dans les vingt-quatre heures, s'inscrit dans le cadre des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 556-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2409702(TA95-2409702)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. A, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise du 5 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la signataire des arrêtés disposait d'une délégation de signature régulière, écartant le moyen d'incompétence. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions en annulation, fondé sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.