Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2403460(TA95-2403460)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E, ressortissante camerounaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur d'appréciation au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant la décision suffisamment motivée, prise par une autorité compétente et fondée sur un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressée. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2403449(TA95-2403449)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 15 février 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un certificat de résidence à M. A, ressortissant algérien, et l'a obligé à quitter le territoire. La juridiction a relevé que le préfet n'avait pas produit, malgré une demande du tribunal, l'avis du collège de médecins de l'OFII prévu aux articles R. 425-11 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence de cet avis, le tribunal a estimé que la procédure était irrégulière et que l'arrêté était entaché d'un vice de procédure, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la délivrance du titre de séjour pour raison médicale.
N° TA95-2407433(TA95-2407433)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions à fin d'injonction, après que le préfet des Hauts-de-Seine lui a délivré une convocation pour un rendez-vous et une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requête initiale, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, visait à obtenir un rendez-vous pour la délivrance d'une carte de séjour pluriannuelle ou d'un récépissé. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais d'instance.
N° TA95-2407432(TA95-2407432)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par Mme A pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de renouveler son titre de séjour. Après que le préfet lui a accordé un rendez-vous, la requérante s'est désistée de ses conclusions principales. Le juge a donné acte de ce désistement et a rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit.
N° TA95-2406859(TA95-2406859)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a constaté le désistement d'office de la requête de M. A, qui contestait un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire. Ce désistement est fondé sur l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, car M. A n'a pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés. La solution retenue est donc un désistement pur et simple, sans examen au fond de la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2406795(TA95-2406795)
Classement sans suite d'une demande de naturalisation par le préfet du Val-d'Oise, faute pour le requérant d'avoir produit les pièces complémentaires demandées. Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête en excès de pouvoir comme manifestement infondée, en application de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative. Le requérant n'a pas déféré à la mise en demeure prévue à l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, et son argument tiré de la méconnaissance des faits est insusceptible de venir au soutien de sa demande.
N° TA95-2410176(TA95-2410176)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du 26 juin 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. La requête a été enregistrée le 15 juillet 2024, soit après l'expiration du délai de recours de quinze jours prévu à l'article L. 572-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a constaté que la décision attaquée comportait les mentions obligatoires des voies et délais de recours. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans invitation à régulariser.
N° TA95-2208385(TA95-2208385)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme B épouse A contre un arrêté du 6 avril 2022 par lequel le maire d’Issy-les-Moulineaux a délivré un permis de construire à la SCI 18 AF pour la réhabilitation de deux pavillons. La requérante invoquait notamment l’incompétence du maire, l’incomplétude du dossier et la méconnaissance de plusieurs articles du plan local d’urbanisme (PLU). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que Mme B épouse A ne justifiait pas d’un intérêt à agir, faute de produire un titre établissant sa qualité de propriétaire ou d’occupant régulier du bien voisin. Aucune annulation n’a donc été prononcée, et les demandes de frais de justice ont été rejetées.
N° TA95-2407407(TA95-2407407)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant congolais, afin d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de l'enregistrer pour le renouvellement de sa carte de résident et de lui délivrer un récépissé. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, faute de preuve d'un enregistrement effectif et de délivrance d'un récépissé à la date de l'ordonnance. Il a jugé que la demande était urgente et utile, car l'expiration du titre de séjour plaçait M. A en situation irrégulière, le privant de ses droits sociaux et du droit au travail. En application des articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a enjoint au préfet de convoquer M. A sous huit jours pour enregistrer sa demande et lui remettre un récépissé, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
N° TA95-2407306(TA95-2407306)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. F B, ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation des arrêtés du 13 février 2024 du préfet de police de Paris lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et n'a pas retenu la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'erreur manifeste d'appréciation. La solution s'appuie sur les articles L. 423-23, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2409890(TA95-2409890)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral l'assignant à résidence pour 45 jours. Le requérant invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation. Le juge a écarté ces moyens, estimant que la signataire disposait d'une délégation régulière, que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 731-1 et L. 541-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2404736(TA95-2404736)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 29 février 2024 refusant son admission au séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté visait les textes applicables (notamment les articles L. 423-21, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'article 8 de la CEDH) et exposait les faits pertinents, dont la menace pour l'ordre public. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale.
N° TA95-2316619(TA95-2316619)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B épouse C, ressortissante turque, qui contestait l'arrêté du préfet du Val d'Oise du 12 mars 2021 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée au regard du code des relations entre le public et l'administration, et que le préfet n'avait pas à saisir la commission du titre de séjour, la requérante ne justifiant pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans à la date de l'arrêté. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA95-2316938(TA95-2316938)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de vice de procédure et de défaut d'examen, et a jugé que la décision était suffisamment motivée. Il a estimé que le refus ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
N° TA95-2406458(TA95-2406458)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 mars 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant être exposé à des risques en cas de retour au Pakistan. Le tribunal a jugé que M. A n'apportait aucun élément précis et circonstancié établissant une menace personnelle de traitements inhumains ou dégradants. En conséquence, la décision fixant le pays de destination a été validée et l'ensemble des conclusions de M. A ont été rejetées.
N° TA95-2408333(TA95-2408333)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de cette mesure sur sa situation personnelle. Le juge estime que l'entrée irrégulière et le maintien en situation irrégulière de M. B justifient légalement la décision, fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Aucune insertion professionnelle ou attache familiale significative n'étant démontrée, le recours est rejeté.
N° TA95-2317228(TA95-2317228)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Val d'Oise refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une erreur de fait, une erreur manifeste d'appréciation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens n'étaient pas fondés, relevant que Mme B ne démontrait pas l'absence d'attaches dans son pays d'origine et que sa situation personnelle ne justifiait pas une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'annulation et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
N° TA95-2317032(TA95-2317032)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val d'Oise du 10 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et n'était entachée ni d'un défaut d'examen particulier, ni d'une erreur de fait, ni d'une erreur manifeste d'appréciation. Il a estimé que le préfet avait valablement fondé son refus sur l'absence de visa long séjour et d'autorisation de travail, en application des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français n'était pas illégale par voie de conséquence et la requête a été intégralement rejetée.
N° TA95-2404328(TA95-2404328)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 septembre 2023 refusant son admission au séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, en raison d'une délégation de signature régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme C.
N° TA95-2212174(TA95-2212174)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de la SAS Comexposium, qui contestait le refus de l'administration fiscale de lui accorder l'aide "fermeture" prévue par le décret n° 2021-1664 du 16 décembre 2021 pour la période de janvier à août 2021. La société soutenait qu'elle remplissait les conditions d'éligibilité, notamment celle relative à la perte de chiffre d'affaires d'au moins 80%, et que l'administration devait apprécier sa situation mois par mois. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen soulevé n'était pas fondé et que la société n'avait pas fourni les pièces nécessaires à l'instruction de sa demande. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 2021-1664 et des textes connexes relatifs aux aides aux entreprises affectées par la crise sanitaire.