Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2317032(TA95-2317032)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val d'Oise du 10 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et n'était entachée ni d'un défaut d'examen particulier, ni d'une erreur de fait, ni d'une erreur manifeste d'appréciation. Il a estimé que le préfet avait valablement fondé son refus sur l'absence de visa long séjour et d'autorisation de travail, en application des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français n'était pas illégale par voie de conséquence et la requête a été intégralement rejetée.
N° TA95-2317228(TA95-2317228)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Val d'Oise refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une erreur de fait, une erreur manifeste d'appréciation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens n'étaient pas fondés, relevant que Mme B ne démontrait pas l'absence d'attaches dans son pays d'origine et que sa situation personnelle ne justifiait pas une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'annulation et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
N° TA95-2403474(TA95-2403474)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 30 octobre 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A et l'a obligée à quitter le territoire français. Le tribunal retient un vice de procédure, le préfet n'ayant pas saisi le collège des médecins de l'OFII pour un réexamen complet de la situation médicale de la requérante, comme l'exigeait l'injonction de la cour administrative d'appel de Versailles. Cette irrégularité a privé Mme A d'une garantie, justifiant l'annulation sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai d'un mois, en saisissant le collège des médecins de l'OFII.
N° TA95-2404736(TA95-2404736)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 29 février 2024 refusant son admission au séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté visait les textes applicables (notamment les articles L. 423-21, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'article 8 de la CEDH) et exposait les faits pertinents, dont la menace pour l'ordre public. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale.
N° TA95-2404016(TA95-2404016)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D épouse B, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 19 février 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Sur le fond, il a jugé que Mme D épouse B ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et stables en France pour bénéficier d'un titre de séjour, et qu'elle n'établissait pas la réalité des violences conjugales alléguées ni l'impossibilité de reconstituer sa cellule familiale au Cameroun.
N° TA95-2404045(TA95-2404045)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et la méconnaissance des articles L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires justifiant une régularisation. En conséquence, le tribunal a jugé que l'arrêté n'était entaché d'aucune illégalité et a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B.
N° TA95-2116332(TA95-2116332)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme Lemoine, assistante maternelle, qui contestait le retrait de son agrément par le président du conseil départemental du Val d'Oise. Ce retrait faisait suite au décès d’un enfant de 13 mois accueilli à son domicile, victime d’un syndrome du bébé secoué. Le tribunal a jugé que, compte tenu de la gravité des faits et de l’absence d’éléments contraires apportés par la requérante, le département avait pu légalement estimer, sur le fondement des articles L. 421-3 et L. 421-6 du code de l’action sociale et des familles, que les conditions de sécurité et de santé n’étaient plus remplies.
N° TA95-2302995(TA95-2302995)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant à M. D, ressortissant camerounais, la délivrance d'une carte de résident. Le tribunal écarte l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, malgré la délivrance d'une carte de séjour temporaire, et retient que la décision méconnaît l'article L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. M. D, marié depuis plus de trois ans à une Française et père de deux enfants français, remplissait les conditions pour obtenir une carte de résident de dix ans.
N° TA95-2401029(TA95-2401029)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 4 mai 2023 refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant angolais, et l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a retenu une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la durée de la relation de l'intéressé avec son épouse française et de son état de santé grave (hospitalisation suite à un AVC). Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" dans un délai de trente jours, sur le fondement de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2114315(TA95-2114315)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les requêtes de la SCI OCÉANE contestant plusieurs titres exécutoires émis par le centre communal d'action sociale (CCAS) de Clichy-la-Garenne pour le recouvrement de frais d'hébergement d'occupants d'immeubles frappés d'un péril grave et imminent. La SCI soutenait notamment l'incompétence de l'auteur des titres, un défaut de motivation, et une erreur sur la nature de l'obligation (hébergement temporaire plutôt que relogement). Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la SCI OCÉANE. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de l'action sociale et des familles, qui permettent au CCAS d'agir en substitution du propriétaire défaillant pour assurer l'hébergement d'urgence et de lui en réclamer le remboursement.
N° TA95-2300243(TA95-2300243)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme C B et Mme D B, propriétaires d’un logement à Boulogne-Billancourt, afin d’obtenir réparation du préjudice subi en raison du refus du préfet des Hauts-de-Seine de prêter le concours de la force publique pour exécuter un jugement d’expulsion du 9 septembre 2021. Le tribunal a jugé que l’État engage sa responsabilité sur le fondement de l’article L. 153-1 du code des procédures civiles d’exécution lorsque le concours de la force publique est refusé, mais a constaté que les requérantes ne justifiaient pas avoir sollicité le préfet pour l’exécution de la décision. En conséquence, la demande d’indemnisation a été rejetée, et la requête en référé-provision est devenue sans objet.
N° TA95-2409421(TA95-2409421)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 11 juin 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer un premier titre de séjour à M. A, ressortissant malien. Le juge a retenu que la condition d'urgence était remplie, la décision plaçant l'intéressé en situation irrégulière et compromettant sa formation professionnelle et son hébergement. Il a également estimé que le moyen tiré de l'erreur de droit, fondé sur l'absence d'examen global de la situation au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2301549(TA95-2301549)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (5ème Chambre) était saisi par Mme D, représentée par sa mère, d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet de sa demande de conditions matérielles d’accueil par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). Le tribunal a relevé d’office un moyen d’irrecevabilité, constatant que la requérante n’avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article D. 551-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile avant de saisir le juge. En conséquence, les conclusions aux fins d’annulation de la requête ont été jugées irrecevables.
N° TA95-2217332(TA95-2217332)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne la responsabilité de l'État pour refus de prêter le concours de la force publique en vue de l’expulsion d’occupants sans titre, suite à une ordonnance d’expulsion du 24 janvier 2022. Le tribunal a joint deux requêtes de M. A : l’une indemnitaire pour obtenir réparation des préjudices subis du 16 août 2022 au 29 novembre 2023, et l’autre en annulation du refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine d’octroyer la force publique. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’affaire est fondée sur les articles L. 153-1 et R. 153-1 du code des procédures civiles d’exécution, qui imposent à l’État de prêter son concours à l’exécution des décisions de justice.
N° TA95-2217353(TA95-2217353)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société In'li d'une demande d'indemnisation pour le refus du préfet des Hauts-de-Seine de prêter le concours de la force publique afin d'exécuter un jugement d'expulsion du 29 mai 2020. Le tribunal a jugé que l'État est tenu de prêter son concours à l'exécution des décisions de justice et que son refus ouvre droit à réparation, conformément aux articles L. 153-1 et R. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution. La responsabilité de l'État a été engagée, et la société In'li a obtenu la condamnation de l'État à lui verser 4 645,62 euros pour le préjudice subi entre le 1er juin 2021 et le 1er juillet 2022, ainsi que 5 000 euros pour le trouble de jouissance, avec intérêts au taux légal à compter du 29 décembre 2021 et capitalisation. Les textes appliqués incluent le code des procédures civiles d'exécution et l'ordonnance n° 2021-141 du 10 février 2021 prolongeant la trêve hivernale.
N° TA95-2308702(TA95-2308702)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d'une question préjudicielle par le Tribunal judiciaire de Rodez, s'est prononcé sur la prescription des créances fiscales faisant l'objet d'un commandement de payer valant saisie immobilière du 25 mars 2021. Appliquant l'article L. 274 du livre des procédures fiscales, le tribunal a jugé que les créances d'impôt sur le revenu (2012-2015), de contribution sociale généralisée (2009-2012) et de taxe d'habitation (2009-2011 et 2013-2016) étaient prescrites faute d'actes interruptifs de prescription valablement notifiés dans le délai de quatre ans. En revanche, les créances d'impôt sur le revenu (2016-2017) et de taxe d'habitation (2017-2018) ont été déclarées encore exigibles à la date du commandement, le délai de prescription n'étant pas expiré.
N° TA95-2212390(TA95-2212390)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société In'li d'une demande d'indemnisation pour le refus du préfet des Hauts-de-Seine de prêter le concours de la force publique pour expulser une locataire, suite à un jugement du 7 février 2019. La société réclamait 5 802,28 euros pour la période du 1er mars au 17 août 2021, date de libération des lieux, ainsi que 5 000 euros pour trouble de jouissance. Le tribunal a examiné la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 153-1 et L. 412-6 du code des procédures civiles d'exécution, ainsi que de la loi du 11 mai 2020 prorogeant l'état d'urgence sanitaire. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement a été rendu après audience publique.
N° TA95-2409423(TA95-2409423)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour et de délivrance d’une carte de résident pour M. B., ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a rejeté l’exception de non-lieu soulevée par le préfet, estimant que la délivrance d’une simple attestation de prolongation d’instruction ne privait pas la requête d’objet. La solution retenue est le rejet de la requête, au motif que la condition d’urgence, bien que présumée en matière de refus de renouvellement, n’était pas caractérisée en l’espèce, le requérant disposant d’une attestation de prolongation valable jusqu’en janvier 2025. Les textes appliqués sont l’article L. 521-1 du code de justice administrative et les articles L. 424-9 et L. 424-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2310789(TA95-2310789)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 3 juillet 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise avait rejeté la demande de regroupement familial de M. B, ressortissant afghan, en faveur de son épouse. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en estimant les ressources de M. B insuffisantes au regard des articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la différence avec le SMIC étant due à des absences non rémunérées et ses revenus étant stables. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet d'autoriser le regroupement familial dans un délai d'un mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA95-2408396(TA95-2408396)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour suspendre la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 26 février 2024 classant sans suite sa demande de rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a constaté que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Il a également estimé que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, le signataire n'étant pas identifiable, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de cette décision et a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.