Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2409168(TA95-2409168)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui demandait la délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a constaté que le préfet du Val-d'Oise avait déjà édité une carte de séjour temporaire valable du 4 juin 2024 au 3 juin 2025, rendant la demande sans objet. La condition d'urgence invoquée par le requérant, liée à une suspension par son employeur, n'a pas été examinée en raison de l'irrecevabilité de la requête. Les frais de justice n'ont pas été mis à la charge de l'État.
N° TA95-2302995(TA95-2302995)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant à M. D, ressortissant camerounais, la délivrance d'une carte de résident. Le tribunal écarte l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, malgré la délivrance d'une carte de séjour temporaire, et retient que la décision méconnaît l'article L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. M. D, marié depuis plus de trois ans à une Française et père de deux enfants français, remplissait les conditions pour obtenir une carte de résident de dix ans.
N° TA95-2300243(TA95-2300243)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme C B et Mme D B, propriétaires d’un logement à Boulogne-Billancourt, afin d’obtenir réparation du préjudice subi en raison du refus du préfet des Hauts-de-Seine de prêter le concours de la force publique pour exécuter un jugement d’expulsion du 9 septembre 2021. Le tribunal a jugé que l’État engage sa responsabilité sur le fondement de l’article L. 153-1 du code des procédures civiles d’exécution lorsque le concours de la force publique est refusé, mais a constaté que les requérantes ne justifiaient pas avoir sollicité le préfet pour l’exécution de la décision. En conséquence, la demande d’indemnisation a été rejetée, et la requête en référé-provision est devenue sans objet.
N° TA95-2401029(TA95-2401029)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 4 mai 2023 refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant angolais, et l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a retenu une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la durée de la relation de l'intéressé avec son épouse française et de son état de santé grave (hospitalisation suite à un AVC). Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" dans un délai de trente jours, sur le fondement de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2408575(TA95-2408575)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, ressortissante centrafricaine bénéficiaire de la protection subsidiaire, afin de suspendre la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour. La requérante invoquait notamment l'urgence et des moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 424-9 et L. 424-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a constaté que le préfet avait délivré une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 19 septembre 2024, régularisant ainsi la situation de l'intéressée pendant l'examen de sa demande. En conséquence, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête, la décision contestée ayant perdu son effet.
N° TA95-2410170(TA95-2410170)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui demandait d’enjoindre au préfet du Val-d’Oise de statuer sur sa demande de titre de séjour « salarié » déposée en décembre 2022 et de lui délivrer un récépissé avec autorisation de travail. Le juge a constaté qu’une décision implicite de rejet était née du silence gardé par l’administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Dès lors, la mesure sollicitée faisait obstacle à l’exécution de cette décision administrative, ce qui a conduit au rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais irrépétibles.
N° TA95-2205242(TA95-2205242)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SCI SEQUANA, qui contestait son assujettissement à la taxe annuelle sur les bureaux et locaux commerciaux (article 231 ter du CGI) et à la taxe sur les surfaces de stationnement (article 1599 quater C du CGI) pour les années 2019 à 2021. La société invoquait une violation des principes constitutionnels d'égalité, de la Convention européenne des droits de l'homme et du droit de l'Union européenne. Le tribunal a jugé ces moyens non fondés, confirmant la légalité des impositions.
N° TA95-2301549(TA95-2301549)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (5ème Chambre) était saisi par Mme D, représentée par sa mère, d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet de sa demande de conditions matérielles d’accueil par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). Le tribunal a relevé d’office un moyen d’irrecevabilité, constatant que la requérante n’avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article D. 551-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile avant de saisir le juge. En conséquence, les conclusions aux fins d’annulation de la requête ont été jugées irrecevables.
N° TA95-2108286(TA95-2108286)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du président du conseil départemental des Hauts-de-Seine de lui communiquer la liste des services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD) subventionnés et leurs contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens (CPOM). En cours d’instance, le département a communiqué les documents demandés, rendant les conclusions à fin d’annulation sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions, sans se prononcer sur le fond du litige. Cette solution est fondée sur les articles L. 300-1, L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA95-2217353(TA95-2217353)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société In'li d'une demande d'indemnisation pour le refus du préfet des Hauts-de-Seine de prêter le concours de la force publique afin d'exécuter un jugement d'expulsion du 29 mai 2020. Le tribunal a jugé que l'État est tenu de prêter son concours à l'exécution des décisions de justice et que son refus ouvre droit à réparation, conformément aux articles L. 153-1 et R. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution. La responsabilité de l'État a été engagée, et la société In'li a obtenu la condamnation de l'État à lui verser 4 645,62 euros pour le préjudice subi entre le 1er juin 2021 et le 1er juillet 2022, ainsi que 5 000 euros pour le trouble de jouissance, avec intérêts au taux légal à compter du 29 décembre 2021 et capitalisation. Les textes appliqués incluent le code des procédures civiles d'exécution et l'ordonnance n° 2021-141 du 10 février 2021 prolongeant la trêve hivernale.
N° TA95-2408396(TA95-2408396)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour suspendre la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 26 février 2024 classant sans suite sa demande de rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a constaté que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Il a également estimé que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, le signataire n'étant pas identifiable, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de cette décision et a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA95-2110255(TA95-2110255)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A B. Celle-ci demandait l'annulation du refus implicite du maire de Boulogne-Billancourt de lui communiquer l'enregistrement d'un comité technique. Le tribunal a constaté que la requête, enregistrée le 5 août 2021, était tardive, le délai de recours contentieux de deux mois ayant expiré le 18 mai 2021, soit après la naissance de la décision implicite de refus le 18 mars 2021. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement des articles R. 222-1, 4° et R. 421-1 du code de justice administrative, combinés aux articles R. 343-1, R. 343-4 et R. 343-5 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2217332(TA95-2217332)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne la responsabilité de l'État pour refus de prêter le concours de la force publique en vue de l’expulsion d’occupants sans titre, suite à une ordonnance d’expulsion du 24 janvier 2022. Le tribunal a joint deux requêtes de M. A : l’une indemnitaire pour obtenir réparation des préjudices subis du 16 août 2022 au 29 novembre 2023, et l’autre en annulation du refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine d’octroyer la force publique. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’affaire est fondée sur les articles L. 153-1 et R. 153-1 du code des procédures civiles d’exécution, qui imposent à l’État de prêter son concours à l’exécution des décisions de justice.
N° TA95-2106628(TA95-2106628)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de la CPAM du Val-d'Oise refusant de communiquer à M. B les attestations de perception d'indemnités journalières pour les années 1988, 1989, 1997, 1998 et 1999. Saisi en excès de pouvoir, le tribunal a jugé que ces documents, relevant de l'article L. 300-2 du code des relations entre le public et l'administration, sont administratifs et communicables. Il a enjoint à la CPAM de les transmettre sous deux mois, sans astreinte, et a condamné l'organisme à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2306340(TA95-2306340)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 21 avril 2023 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant malien. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de fait et un défaut d'examen sérieux en motivant son refus par l'existence d'une obligation de quitter le territoire français que l'intéressé conteste et dont l'administration n'a pas apporté la preuve. La décision est annulée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, et il est enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois.
N° TA95-2409201(TA95-2409201)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C épouse A. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de sa carte de résident, en raison de difficultés d'accès au service en ligne. Le juge a estimé que la mesure sollicitée était dépourvue d'utilité, dès lors que son dossier de demande, envoyé par voie postale, était déjà en cours d'instruction par les services préfectoraux. La solution retenue s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2200404(TA95-2200404)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL SWEETHOME 94, qui contestait des rappels de TVA pour la période 2017-2020. La société, exerçant une activité de services à la personne en mode mandataire, revendiquait le bénéfice du taux réduit de TVA prévu à l'article 279 du code général des impôts pour l'entretien de la maison. Le tribunal a estimé que l'activité exercée ne correspondait pas à la définition réglementaire fixée par le décret n° 2013-510 du 17 juin 2013, et a écarté les moyens tirés de l'illégalité de ce décret et de la doctrine administrative invoquée. En conséquence, les conclusions en décharge des impositions et des pénalités ont été rejetées.
N° TA95-2105214(TA95-2105214)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2015 et 2016, issues d’une taxation d’office. Le requérant invoquait notamment un défaut de saisine de la commission départementale des impôts directs, une erreur de catégorie d’imposition des sommes perçues, et contestait les pénalités pour manquement délibéré. Le tribunal a jugé que la commission n’avait pas à être saisie dans le cadre de la procédure de taxation d’office, et a rejeté les autres moyens, dont celui tiré de la méconnaissance de l’article 1er du premier protocole additionnel à la Convention européenne des droits de l’homme. La solution s’appuie sur les articles L. 16, L. 69 et L. 76 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur l’article 1729 du code général des impôts.
N° TA95-2409423(TA95-2409423)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour et de délivrance d’une carte de résident pour M. B., ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a rejeté l’exception de non-lieu soulevée par le préfet, estimant que la délivrance d’une simple attestation de prolongation d’instruction ne privait pas la requête d’objet. La solution retenue est le rejet de la requête, au motif que la condition d’urgence, bien que présumée en matière de refus de renouvellement, n’était pas caractérisée en l’espèce, le requérant disposant d’une attestation de prolongation valable jusqu’en janvier 2025. Les textes appliqués sont l’article L. 521-1 du code de justice administrative et les articles L. 424-9 et L. 424-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2310789(TA95-2310789)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 3 juillet 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise avait rejeté la demande de regroupement familial de M. B, ressortissant afghan, en faveur de son épouse. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en estimant les ressources de M. B insuffisantes au regard des articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la différence avec le SMIC étant due à des absences non rémunérées et ses revenus étant stables. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet d'autoriser le regroupement familial dans un délai d'un mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice.