Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2201094(TA38-2201094)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 20 septembre 2021 lui ordonnant de se dessaisir de ses armes et l’interdisant d’en détenir. Par un mémoire, le requérant s’est désisté purement et simplement de ses conclusions à fin d’annulation. Le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative et a rejeté la demande de frais irrépétibles présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
N° TA38-2406016(TA38-2406016)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 12 décembre 2024, du désistement pur et simple de Mme B A de sa requête en excès de pouvoir. Celle-ci contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur rejetant son recours gracieux relatif à des retraits de points et à l'invalidation de son permis de conduire. Le tribunal, faisant application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement et en a donné acte.
N° TA38-2302329(TA38-2302329)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B pour contester la perte de validité de son permis de conduire, notifiée par le ministre de l'intérieur, ainsi que les retraits de points consécutifs à deux infractions routières. En cours d'instance, la requérante a présenté un désistement pur et simple de sa requête. Le tribunal, constatant que rien ne s'opposait à ce désistement, en a donné acte par une ordonnance fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative. L'affaire est ainsi close sans examen au fond.
N° TA38-2409339(TA38-2409339)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de convoquer Mme B, ressortissante biélorusse, à un rendez-vous sous huit jours afin de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour, dont la validité expirait le 29 décembre 2024. La condition d'urgence a été reconnue en raison des vaines tentatives de l'intéressée pour obtenir un rendez-vous depuis plusieurs mois, malgré la régularité de son séjour. Le tribunal a toutefois rejeté la demande de délivrance immédiate d'un récépissé, celle-ci étant subordonnée à la complétude du dossier lors du rendez-vous. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais de justice.
N° TA38-2409318(TA38-2409318)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi d’une demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour « étudiant » de Mme C. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a délivré une attestation de prolongation d’instruction, ce qui a implicitement rapporté la décision contestée. Le juge a constaté que les conclusions à fin de suspension et d’injonction étaient devenues sans objet. L’État a été condamné à verser 600 euros au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
N° TA38-2406862(TA38-2406862)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 12 décembre 2024, du désistement pur et simple de M. et Mme C de leur recours en excès de pouvoir. Ce recours visait à obtenir l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire d'Albertville le 8 mars 2024 à M. B D. La solution retenue est un simple constat de désistement, sans examen au fond, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2409316(TA38-2409316)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour, en raison de l'urgence liée à sa situation précaire. En cours d'instance, le préfet de l'Isère a convoqué l'intéressée à un rendez-vous le 20 décembre 2024. Le tribunal a constaté que la demande avait perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction, sans faire droit aux demandes de frais de justice.
N° TA38-2405340(TA38-2405340)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme C pour contester le refus du département de la Haute-Savoie de prendre en charge financièrement le transport scolaire de son fils pour l’année 2024-2025. En cours d’instance, Mme C s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 12 décembre 2024, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucune décision au fond n’a donc été rendue.
N° TA38-2409202(TA38-2409202)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de convoquer M. A sous cinq jours pour un rendez-vous dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. Le requérant, titulaire d'un visa long séjour expirant le 28 décembre 2024, justifiait de démarches infructueuses pour obtenir un rendez-vous en préfecture en vue du renouvellement de son titre de séjour. La préfète ne pouvait utilement se prévaloir de l'article L. 433-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce texte ne s'appliquant pas au visa détenu par l'intéressé. L'urgence a été reconnue compte tenu du risque de perte du droit au séjour et au travail, et l'État a été condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2407992(TA38-2407992)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Haute-Savoie de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention stationnement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A n’a pas justifié, malgré une demande de régularisation, avoir exercé le recours préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, conformément à l’article R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA38-2409053(TA38-2409053)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait la remise gracieuse d’un indu d’aide personnalisée au logement de 921,09 euros. Le juge a estimé qu’il n’appartient pas au juge administratif d’accorder lui-même une remise gracieuse, cette requête étant manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Par ailleurs, une autre requête de M. B, contestant une décision de remise partielle du même indu, est toujours en cours d’instruction.
N° TA38-2108700(TA38-2108700)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème chambre) a rejeté la requête de la société Viamedis. Celle-ci contestait un titre de recettes émis par le centre hospitalier Pierre Oudot, estimant que le financement des SMUR relève désormais de la dotation MIGAC et non des régimes complémentaires. Le tribunal a jugé que si les SMUR sont effectivement financés par cette dotation, cela n'exclut pas que des participations complémentaires puissent être mises à la charge des usagers ou de leurs assureurs, conformément aux articles L. 160-13 et R. 160-16 du code de la sécurité sociale. La demande de la société Viamedis a donc été rejetée, y compris celle relative aux frais de justice.
N° TA38-2408801(TA38-2408801)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B contestant le retrait de trois points de son permis de conduire. Le requérant soutenait ne pas être le conducteur lors de l'infraction, mais ce moyen a été jugé irrecevable. Le tribunal a rappelé que l'appréciation de l'imputabilité d'une infraction relève de la compétence exclusive du juge judiciaire, en application des articles 521 et 522 du code de procédure pénale. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2409283(TA38-2409283)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B A. Celle-ci demandait qu’il soit enjoint au préfet de l’Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal retient que le dossier de la requérante, déposé le 1er septembre 2024, était incomplet, et qu’une demande de pièces complémentaires lui a été adressée le 3 décembre 2024. En application des articles R. 431-10, R. 431-11 et R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, l’administration n’est tenue de délivrer une telle attestation que pour une demande complète, ce qui n’était pas le cas en l’espèce.
N° TA38-2408909(TA38-2408909)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur la demande du préfet de la Drôme, a rejeté la requête visant à suspendre un certificat d'urbanisme opérationnel délivré par la commune de Séderon. Le juge a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté du recours gracieux du préfet. Sur le fond, il a estimé qu'aucun des moyens invoqués, notamment la méconnaissance de l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme imposant une urbanisation en continuité avec les constructions existantes, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte attaqué. La demande de suspension a donc été rejetée.
N° TA38-2403474(TA38-2403474)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision "48SI" du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour défaut de points. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car tardive, en application des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative. La décision attaquée avait été notifiée le 5 mars 2020 avec mention des voies et délais de recours, mais la requête n'a été enregistrée que le 21 mai 2024, soit après l'expiration du délai de deux mois. Le recours gracieux formé en 2024 n'a pas pu proroger ce délai déjà expiré.
N° TA38-2408790(TA38-2408790)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B, qui contestait un retrait de points sur son permis de conduire, pour irrecevabilité manifeste. Le requérant n'a pas produit l'acte attaqué malgré une demande de régularisation en application des articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête sans examen au fond.
N° TA38-2303232(TA38-2303232)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B A d’une opposition à une contrainte émise par Pôle emploi pour un indu d’allocation de solidarité spécifique de 1 567,71 euros. En cours d’instance, France Travail a indiqué que la dette avait été effacée par la Banque de France, et M. A s’est désisté de sa requête. Par une ordonnance du 12 décembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2402297(TA38-2402297)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A qui contestait le refus de France Travail de l’inscrire rétroactivement sur la liste des demandeurs d’emploi à compter du 16 février 2024. Le juge a estimé que les dispositions du code du travail, notamment les articles L. 5411-1 et R. 5411-2, font obstacle à une inscription rétroactive, indépendamment des motifs personnels invoqués par le requérant. Le moyen tiré de l’impératif familial a été jugé inopérant, car sans incidence sur la légalité du refus. La requête a donc été rejetée par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2409000(TA38-2409000)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C. Celle-ci contestait la décision de la commission de médiation de l'Isère du 5 septembre 2024 refusant de reconnaître comme prioritaire et urgente sa demande d'hébergement. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante et sa famille bénéficiant d'un hébergement nocturne dans une école, et qu'aucun des moyens soulevés (erreur de droit, erreur manifeste d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La demande a été rejetée, incluant les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.