Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

34 263 décisions disponibles — page 731/1714

DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA38-2407051(TA38-2407051)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a condamné l'État à verser une provision de 1 500 euros à M. B, reconnu prioritaire pour un hébergement d'urgence. La carence fautive de l'État, qui n'a pas proposé d'hébergement dans le délai légal de six semaines suivant la décision de la commission de médiation du 19 octobre 2023, a engagé sa responsabilité. Cette solution est fondée sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au droit à l'hébergement opposable.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408926(TA38-2408926)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de l'Isère refusant le regroupement familial au bénéfice de l'époux de Mme A. Le juge a estimé qu'aucun moyen soulevé n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, les conditions de ressources devant être appréciées à la date du dépôt de la demande initiale. Il a précisé qu'il appartenait à la requérante, si elle estimait désormais remplir ces conditions, de déposer une nouvelle demande. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin de statuer sur la condition d'urgence.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409457(TA38-2409457)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant macédonien, contestant l'arrêté du préfet de l'Isère du 28 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans, ainsi que l'arrêté du 27 novembre 2024 l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2403671(TA38-2403671)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. C d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a justifié avoir délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler et à séjourner jusqu'au 4 mai 2025. Le juge a constaté qu'il n'y avait dès lors plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction, mais a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. C au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408881(TA38-2408881)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune d’Annemasse de lever la suspension de sa décision du 19 avril 2024 refusant des autorisations d’occupation du domaine public à la SCI Rize. La commune a apporté un élément nouveau, à savoir un arrêté du 2 février 2024 démontrant que la voie publique était coupée à la circulation pour travaux publics à compter du 15 avril 2024, rendant impossible l’exécution des travaux de la SCI Rize. Ce motif, tiré de l’article L. 2213-6 du code général des collectivités territoriales, est désormais de nature à justifier légalement le refus du maire. En conséquence, le tribunal a ordonné la mainlevée des mesures de suspension et d’injonction prononcées par une précédente ordonnance du 7 novembre 2024.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409478(TA38-2409478)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante albanaise, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et de défaut d'examen de vulnérabilité, estimant que la décision était régulière et que l'OFII avait procédé à un examen de sa situation. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice. Les textes appliqués sont les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2405963(TA38-2405963)

Le Tribunal administratif de Grenoble a condamné l'État à verser une provision de 2 000 euros à M. B, reconnu prioritaire pour un hébergement d'urgence par la commission de médiation de l'Isère le 12 juillet 2023. En raison de l'absence d'offre dans le délai de six semaines, la carence de l'État a été jugée fautive, engageant sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant. La solution s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Le montant de la provision tient compte de la précarité persistante et de la situation administrative de M. B, notamment une obligation de quitter le territoire français.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2107925(TA38-2107925)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de plusieurs habitants et contribuables d'Eybens demandant l'annulation de la délibération du conseil municipal du 20 mai 2021. Cette délibération autorisait la vente à la société Pluralis des terrains de la ZAC des Ruires, sur lesquels cette dernière avait édifié des logements sociaux dans le cadre de baux à construction. Le tribunal a jugé que la délibération était suffisamment motivée au regard de l'article L. 2241-1 du code général des collectivités territoriales, car elle précisait le prix, les parcelles concernées et l'objectif d'intérêt général consistant à céder les terrains au preneur pour éviter à la commune de devenir propriétaire des logements. Les autres moyens, tirés du défaut d'information des conseillers municipaux, de la sous-évaluation du prix et de l'aide déguisée, ont également été écartés.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxANNULE

TA38-2300261(TA38-2300261)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par le CHU Grenoble Alpes pour fixer le solde d’un marché de construction et condamner la société Floriot au paiement de pénalités de retard. En cours d’instance, les parties ont conclu un protocole d’accord transactionnel les 8 et 17 juillet 2024, dont elles ont demandé conjointement l’homologation sur le fondement de l’article L. 213-4 du code de justice administrative. Le tribunal a homologué cet accord, qui règle définitivement le litige, et a constaté le désistement des parties pour le surplus de leurs conclusions. Aucune condamnation aux dépens ou frais d’instance n’a été prononcée.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA38-2107950(TA38-2107950)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de l'EURL MetM A contestant les sanctions financières (29 200 € de contribution spéciale et 8 925 € de contribution forfaitaire) imposées par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) pour l'emploi de quatre travailleurs étrangers sans titre. Le tribunal a rejeté l'exception d'irrecevabilité soulevée par l'OFII, faute de preuve de la notification des voies et délais de recours. Sur le fond, il a appliqué les articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour confirmer la légalité des sommes dues, rejetant les moyens de la société (incompétence de l'ordonnateur, défaut de motivation, absence de communication du procès-verbal, faute du cabinet comptable, situation d'un salarié italien et caractère disproportionné des montants). En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la société MetM A.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406030(TA38-2406030)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme A, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté du préfet de l'Isère du 10 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation. Concernant le refus de titre de séjour, le tribunal a rappelé que l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régit exclusivement la situation des étudiants algériens, rendant inopérant le moyen tiré de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, la décision d'obligation de quitter le territoire français a été jugée légale, sans méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2108429(TA38-2108429)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la SAS APC, qui contestait des suppléments d'impôt sur les sociétés pour 2016 et 2017. La société avait déduit des charges locatives et des prestations de conseil que l'administration avait requalifiées en actes anormaux de gestion. Le tribunal a jugé que la procédure de vérification était régulière, que les dépenses litigieuses n'étaient pas justifiées par l'intérêt de l'entreprise et que les pénalités pour manquement délibéré étaient fondées. La décision s'appuie sur les articles 39 et 1729 du code général des impôts.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA38-2406278(TA38-2406278)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi en référé provision par Mme A, reconnue prioritaire pour un hébergement d'urgence par la commission de médiation de l'Isère en septembre 2023. Constatant la carence fautive de l'État à exécuter cette décision dans le délai légal de six semaines, le juge a retenu que cette faute engage la responsabilité de l'État à compter du 17 octobre 2023. En l'absence d'hébergement proposé, malgré une injonction du tribunal, et au vu de la situation de précarité extrême de la requérante vivant dans la rue avec son jeune enfant malade, le juge a accordé une provision de 3 000 euros. Cette décision est fondée sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative et les articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406430(TA38-2406430)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A C, ressortissant tunisien titulaire d’un titre de séjour italien, qui contestait l’arrêté du préfet de la Savoie du 23 août 2024 ordonnant sa remise aux autorités italiennes et lui interdisant de circuler en France pendant deux ans. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait bien pris en compte la situation personnelle du requérant. Il a également écarté le moyen tiré d’une erreur manifeste d’appréciation, l’arrêté ne constituant ni une obligation de quitter le territoire ni un refus de titre de séjour. La décision s’appuie notamment sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et l’accord franco-italien du 3 octobre 1997.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2200397(TA38-2200397)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre) a statué sur deux requêtes de la SCI Natura Green, qui contestait des rappels de TVA pour l'année 2015. La société avait cédé des biens immobiliers à des prix que l'administration estimait minorés au profit de deux de ses associés. Le tribunal a rejeté les demandes de la SCI, considérant que l'administration avait démontré l'insuffisance du prix de cession par rapport à la valeur vénale réelle des biens, conformément à l'article 266 du code général des impôts et à l'article L. 17 du livre des procédures fiscales.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409008(TA38-2409008)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme C d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant justifié avoir délivré le document sollicité, valable jusqu'au 4 mars 2025, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2200435(TA38-2200435)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la condamnation in solidum de la commune de l'Isle d'Abeau, de la société Advivo et de la communauté d'agglomération Portes de l'Isère à lui verser 24 405 euros pour une chute survenue le 26 octobre 2015 sur un trottoir et une bordure en galets. Le tribunal a jugé que, bien que la matérialité de la chute soit établie, Mme B n'apportait pas la preuve d'un lien de causalité direct entre l'ouvrage public et son dommage, ni d'un défaut d'entretien normal de l'ouvrage. La solution retenue est le rejet des conclusions indemnitaires, sans application des textes spécifiques au-delà des principes généraux de la responsabilité pour dommages de travaux publics.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2200813(TA38-2200813)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de Mme C, associée minoritaire d’une SARL, contestant des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2014 à 2017, assorties de pénalités pour manquement délibéré. La requérante invoquait notamment la méconnaissance du principe d’égalité devant les charges publiques et de l’article 14 de la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi que l’absence de caractère occulte des distributions. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, jugeant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que l’administration avait correctement appliqué les dispositions du code général des impôts, notamment l’article 111-c relatif aux revenus réputés distribués.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409252(TA38-2409252)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir un rendez-vous afin de déposer une demande de titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant justifié avoir délivré un rendez-vous au requérant, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur la demande d'injonction. M. A a été admis à l'aide juridictionnelle provisoire, mais ses conclusions au titre des frais de justice ont été rejetées.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2402377(TA38-2402377)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A et la société Trans Immo International contre un arrêté du 8 février 2024 du maire de Cranves-Sales accordant un permis de construire 60 logements à la SAEM Teractem. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête, ce désistement étant accepté par les défendeurs. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions des défendeurs tendant à la condamnation des requérants au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

Résumé IA