Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2207046(TA38-2207046)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné l’opposition formée par Mme C contre une contrainte émise par la caisse d’allocations familiales de la Haute-Savoie pour le recouvrement d’un indu de prime d’activité de 1 126,73 euros. Le tribunal a joint les deux requêtes et a rejeté comme irrecevables les conclusions de Mme C tendant au versement d’allocations familiales et de la prime de congé parental, ces demandes ne relevant pas de la compétence du juge administratif. Sur le fond, le tribunal a rejeté l’opposition à la contrainte, considérant que l’indu était justifié par des incohérences dans les déclarations de ressources de l’intéressée. Cette décision est fondée sur les articles R. 133-3 et R. 843-1 du code de la sécurité sociale.
N° TA38-2202786(TA38-2202786)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 15 146,39 euros. Le tribunal a déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre la saisie administrative à tiers détenteur, relevant que ce contentieux du recouvrement relève de la compétence du juge de l’exécution. Sur le fond, le tribunal a confirmé le bien-fondé de l’indu, estimant que les moyens soulevés par M. B n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles, notamment l’article L. 262-2 relatif aux conditions de résidence pour l’octroi du RSA.
N° TA38-2406638(TA38-2406638)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème chambre) a examiné le recours de M. B, ressortissant algérien, contre un arrêté préfectoral du 14 mai 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a d'abord admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a annulé l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de destination, mais a renvoyé à la formation collégiale l'examen des conclusions dirigées contre le refus de titre de séjour. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 425-1, ainsi que sur la convention européenne des droits de l'homme et l'accord franco-algérien.
N° TA38-2408788(TA38-2408788)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par une requérante demandant le déblocage de son compte Anef pour renouveler son titre de séjour étudiant. La préfecture de l'Isère a indiqué que le compte avait été débloqué, rendant la demande sans objet. Constatant que la requérante pouvait désormais déposer sa demande, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code de justice administrative.
N° TA38-2409215(TA38-2409215)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 11 décembre 2024, a ordonné le renvoi au président de la section du contentieux du Conseil d’État d’une requête de Mme A. Celle-ci contestait l’effet rétroactif (au 5 septembre 2022) de son admission à la retraite pour invalidité par la rectrice de l’académie de Grenoble. Le tribunal a estimé que cette affaire était connexe à une autre requête, déposée devant le tribunal administratif de Rennes, portant sur le titre de pension de retraite de la requérante. En application de l’article R. 342-2 du code de justice administrative, le renvoi a été prononcé pour permettre une jonction des litiges.
N° TA38-2404917(TA38-2404917)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a été saisi par Mme B pour contester la décision du 23 mai 2024 par laquelle la commission de médiation a retiré sa précédente décision de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement, et l'a réorientée vers une offre d'hébergement. La requérante soutenait que l'équilibre de sa famille nécessitait l'attribution d'un logement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la commission de médiation avait légalement pu, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, modifier sa décision initiale et proposer un hébergement adapté à la situation de l'intéressée.
N° TA38-2409314(TA38-2409314)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme C de sa demande d’injonction visant à obtenir une convocation pour le renouvellement de son titre de séjour. La requérante a en effet conclu au non-lieu à statuer après que la préfète de l’Isère a également soulevé un non-lieu. Le tribunal a toutefois condamné l’État à verser à Mme C la somme de 600 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2407328(TA38-2407328)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a constaté un non-lieu à statuer sur la requête de M. et Mme B. Ceux-ci contestaient des pénalités fiscales appliquées au titre des années 2020 à 2022, mais l'administration en avait prononcé la décharge totale en cours d'instance. Le tribunal a donc jugé que les conclusions principales étaient devenues sans objet et a condamné l'État à verser 1 200 euros aux requérants au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2100854(TA38-2100854)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme B contestant le refus de permis de construire pour un projet de rénovation et d’agrandissement à Anthy-sur-Léman. Le tribunal a jugé que le plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) du Bas-Chablais, approuvé le 25 février 2020, était entré en vigueur à la date de l’arrêté attaqué (3 septembre 2020), après accomplissement des formalités de transmission et d’affichage. La solution retenue confirme la légalité du refus fondé sur le classement en zone naturelle du terrain, sans erreur manifeste d’appréciation, en application des articles L. 153-22, L. 153-23, R. 153-20 et R. 153-21 du code de l’urbanisme.
N° TA38-2409043(TA38-2409043)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme C, épouse B, ressortissante marocaine, d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que le préfet de l'Isère avait délivré un rendez-vous à l'intéressée postérieurement à l'introduction de la requête, rendant la demande sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Les textes appliqués incluent l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2203207(TA38-2203207)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B C, qui contestait le refus du département de l'Isère de lui accorder une remise de dette de 1 326,20 euros au titre du fonds de solidarité logement (FSL). Le juge a appliqué le règlement intérieur du FSL de l'Isère, qui réserve les remises de dettes aux ménages éligibles au "plafond 1". Les ressources mensuelles de M. C (1 493 euros) le classant dans le "plafond 2", il ne remplissait pas les conditions pour obtenir une remise gracieuse. La décision a été rendue sur le fondement de la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 et du décret n° 2005-212 du 2 mars 2005.
N° TA38-2204167(TA38-2204167)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté l'opposition formée par M. C contre une contrainte émise par la mutualité sociale agricole des Alpes du Nord pour le recouvrement d'un indu d'aide personnalisée au logement de 883 euros. M. C soutenait s'être déjà acquitté d'une somme de 683,51 euros, mais le tribunal a constaté que ce paiement concernait une précédente contrainte distincte. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur le code de la construction et de l'habitation et le code de justice administrative.
N° TA38-2206564(TA38-2206564)
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette l'opposition formée par M. B contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de la Savoie pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité de 327,27 euros. M. B contestait le bien-fondé de l'indu, l'attribuant à une erreur des services de la caisse. Le tribunal juge que ce moyen est irrecevable, faute pour le requérant d'avoir exercé un recours administratif préalable obligatoire auprès de la caisse avant de saisir le juge. La décision est fondée sur l'article R. 133-3 du code de la sécurité sociale.
N° TA38-2408898(TA38-2408898)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que le préfet de l'Isère avait délivré à Mme C, ressortissante albanaise, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Cette délivrance a implicitement rapporté la décision implicite de rejet contestée, rendant sans objet les conclusions de la requérante tendant à la suspension de cette décision et aux injonctions associées. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions, tout en admettant provisoirement Mme C au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, et le code de justice administrative.
N° TA38-2404130(TA38-2404130)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 11 décembre 2024, du désistement pur et simple de Mme A de sa requête en excès de pouvoir. Celle-ci demandait la réduction de ses cotisations d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2018, ainsi que la restitution de 124 491 euros. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour donner acte de ce désistement, sans se prononcer sur le fond du litige.
N° TA38-2404125(TA38-2404125)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de Mme A, qui contestait son imposition sur le revenu et les prélèvements sociaux de 2020. La requérante a informé le tribunal de son désistement après que l’administration a conclu au non-lieu à statuer. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement et clôt l’instance sans examiner le fond du litige.
N° TA38-2208122(TA38-2208122)
Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé la décision de la CAF de la Haute-Savoie rejetant la demande de remise gracieuse de M. C concernant un indu de prime d'activité de 3 489,37 euros. Le juge a estimé que, malgré l'absence de droit automatique à une remise, la situation financière du requérant (ressources de 2 000 euros pour 1 600 euros de charges) et sa bonne foi non contestée justifiaient une remise partielle. En application des principes régissant le contentieux des indus de prestations sociales, la dette a été réduite de moitié, soit 1 744,68 euros.
N° TA38-2409796(TA38-2409796)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui accorder un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour en qualité de salarié. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, l'intéressé n'ayant pas effectué ses démarches en temps utile et ne justifiant pas d'une carence de l'administration rendant sa situation compromise de façon imminente. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2305695(TA38-2305695)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête des consorts I demandant l'annulation de l'arrêté du 5 juillet 2023 par lequel le maire de Megève a refusé un permis de construire pour un bâtiment d'habitation collective valant démolition d'un chalet existant. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du retrait d'un permis tacite était infondé, faute de démonstration d'une décision tacite préalable. Il a également écarté les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la compétence du déposant, à la hauteur du projet et aux règles du plan local d'urbanisme (articles 10, 11 et 12 UH1c), ainsi que celui concernant l'avis de l'Architecte des bâtiments de France. La solution retenue est le rejet de la requête, avec mise à la charge des requérants d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2407991(TA38-2407991)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 11 décembre 2024, du désistement pur et simple de M. B A dans deux instances (n° 2407991 et 2408529). Ces requêtes visaient l’annulation d’un avis d’incompatibilité émis par le ministre de l’intérieur le 10 mai 2024, ainsi que des demandes indemnitaires et d’injonction. Le désistement, intervenu après les mémoires en défense du ministre, a été accepté sans opposition. Cette décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.