Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2408900(TA38-2408900)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de M. B, ressortissant ivoirien. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré une attestation de prolongation d'instruction, ce qui a implicitement rapporté la décision contestée. Le juge a donc constaté que les conclusions aux fins de suspension et d'injonction étaient devenues sans objet. Il a en revanche admis provisoirement M. B à l'aide juridictionnelle et condamné l'État à verser 600 euros à son avocat sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2307070(TA38-2307070)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B contestant la décision implicite du département de la Haute-Savoie de le radier du revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a rappelé que, dans le cadre d’un recours de plein contentieux, les moyens relatifs aux vices propres de la décision (incompétence, défaut de motivation) sont inopérants. Sur le fond, il a constaté que M. B n’avait pas transmis ses déclarations trimestrielles de ressources depuis novembre 2021, ce qui le prive de la possibilité de démontrer qu’il remplit les conditions d’octroi du RSA. La solution retenue est fondée sur les articles L. 262-38, R. 262-35, R. 262-37 et R. 262-40 du code de l’action sociale et des familles.
N° TA38-2409244(TA38-2409244)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant kosovar, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 19 novembre 2024 prolongeant d'un an l'interdiction de retour sur le territoire français prise à son encontre. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la prolongation était fondée sur les articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu du maintien irrégulier de l'intéressé sur le territoire. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA38-2409388(TA38-2409388)
Le Tribunal administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant un arrêté du préfet de la Drôme du 22 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de 12 mois et l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridictionnelle et le code de justice administrative.
N° TA38-2409338(TA38-2409338)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 20 novembre 2024 par lequel la préfète de l'Isère prolongeait l'assignation à résidence de M. C D, ressortissant brésilien. La décision est motivée par l'absence de preuve de l'obligation de quitter le territoire français sous-jacente, privant la mesure de base légale, et par l'erreur manifeste d'appréciation, l'intéressé disposant d'un billet d'avion pour retourner au Brésil. Le tribunal a enjoint à la préfète de restituer le passeport de M. C D sous trois jours. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2408917(TA38-2408917)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par une ressortissante tunisienne rencontrant des difficultés pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de renouveler son titre de séjour, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête. En effet, postérieurement à l'introduction de la demande, la préfète de l'Isère a accordé à l'intéressée un rendez-vous le 10 décembre 2024. Le juge a également mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre des frais de justice, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA38-2409349(TA38-2409349)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 27 novembre 2024 par lequel la préfète de l'Isère avait prolongé l'assignation à résidence de M. A, ressortissant algérien, pour une durée de 45 jours. Le tribunal a jugé que cette prolongation était entachée d'une erreur de droit, car la mesure initiale d'assignation, prise le 10 octobre 2024 pour 45 jours, avait expiré le 25 novembre 2024 et ne pouvait donc plus être renouvelée après cette date, en application de l'article L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a également accordé l'aide juridictionnelle provisoire à M. A et condamné l'État à verser 900 euros à son avocat au titre des frais de justice.
N° TA38-2405059(TA38-2405059)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B épouse C d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales, ne maintenant que sa demande de frais irrépétibles sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions accessoires, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA38-2406665(TA38-2406665)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, un ressortissant pakistanais, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 13 août 2024 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et non entachée d'erreur de fait, dès lors que M. B avait présenté une nouvelle demande d'asile en France après avoir été transféré en Autriche, pays responsable de sa demande. Il a également écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, M. B ayant bénéficié d'entretiens de vulnérabilité. La solution retenue se fonde sur les articles L. 551-15 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent de refuser ou cesser les conditions matérielles d'accueil en cas de présentation d'une demande de réexamen ou de non-respect des obligations.
N° TA38-2409184(TA38-2409184)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, contestant l'arrêté de la préfète du Rhône ordonnant sa remise aux autorités portugaises. La requérante soutenait notamment une insuffisance de motivation de l'arrêté et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2408946(TA38-2408946)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 20 septembre 2024 du ministre de l'intérieur renouvelant pour trois mois une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que le comportement de M. B constituait une menace d'une particulière gravité pour la sécurité et l'ordre publics, au sens des articles L. 228-1 et suivants du code de la sécurité intérieure. Il a également estimé que les obligations imposées (interdiction de quitter Grenoble, présentation quotidienne au commissariat) n'étaient pas disproportionnées au regard de la menace et des objectifs de prévention du terrorisme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité intérieure et du code de justice administrative.
N° TA38-2406467(TA38-2406467)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'une erreur de fait, constatant que l'intéressé était bien marié. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation sur le fondement des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'absence d'attaches familiales et d'insertion professionnelle notable de M. C.
N° TA38-2406482(TA38-2406482)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Savoie. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait légalement pu écarter les documents d'état civil produits par le requérant comme étant dépourvus de force probante, en application de l'article 47 du code civil. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en n'examinant pas la demande d'admission exceptionnelle au titre du travail, faute d'éléments suffisants fournis par le requérant. Enfin, la décision d'éloignement n'a pas été considérée comme portant une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. B.
N° TA38-2302668(TA38-2302668)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SARL C et G A, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 27 octobre 2022 refusant un permis de construire trois villas à Orcier. La requête a été jugée irrecevable pour tardiveté, le recours contentieux ayant été enregistré après l'expiration du délai de deux mois suivant la notification de la décision, sans preuve d'un recours gracieux reçu dans les délais. Aucune substitution de motifs n'a été examinée. Les conclusions de la commune d'Orcier au titre des frais de justice ont également été rejetées.
N° TA38-2409382(TA38-2409382)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et que la mesure n'était pas disproportionnée. Il a également estimé que l'éloignement de l'intéressé demeurait une perspective raisonnable, conformément à l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'annulation et les conclusions accessoires ont donc été rejetées, seule l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle étant accordée.
N° TA38-2102586(TA38-2102586)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 6 novembre 2020 par lequel le maire de Vallorcine avait refusé à Mme B un permis de construire une maison individuelle. Le tribunal a jugé illégal le motif de refus fondé sur l'article AUb3 du plan local d'urbanisme (PLU) concernant l'accès et la voirie, estimant que la voie d'accès, large de cinq mètres et dotée d'un espace de manœuvre, permettait la circulation et le retournement des véhicules de secours, la pente invoquée n'étant pas démontrée comme un obstacle. La solution retenue est l'annulation de la décision de refus, sur le fondement des articles R. 111-27 du code de l'urbanisme et des articles AUb3, AUb11 et AUb12 du PLU.
N° TA38-2302666(TA38-2302666)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, qui demandait l’annulation du refus de permis de construire une villa sur un lot à Orcier. La requête a été jugée irrecevable pour tardiveté, le recours contentieux ayant été introduit après l’expiration du délai de deux mois suivant la notification de l’arrêté contesté, sans que le recours gracieux n’ait été reçu par la commune avant la fin de ce délai. Aucune somme n’a été mise à la charge des parties au titre des frais de procédure.
N° TA38-2409097(TA38-2409097)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi par Mme B d’une demande de suspension de la décision implicite du préfet de l’Isère refusant de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressée un titre de séjour valable dix ans, rendant sans objet les conclusions aux fins de suspension et d’injonction. Le juge a constaté ce non-lieu à statuer et a prononcé l’admission provisoire de Mme B à l’aide juridictionnelle. Sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, il a mis à la charge de l’État le versement de 800 euros à son avocate.
N° TA38-2406525(TA38-2406525)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de l'Isère du 1er août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le droit d'être entendu de M. C n'avait pas été méconnu, ce dernier ayant eu l'occasion de présenter ses observations lors de son interpellation. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa situation personnelle et de son entrée récente en France. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
N° TA38-2406662(TA38-2406662)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, un ressortissant guinéen, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 21 août 2024 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et fondée, car M. A avait présenté une nouvelle demande d'asile en France après avoir été transféré vers l'Espagne, État membre responsable de l'examen de sa demande. Il a également écarté les moyens tirés d'un défaut d'évaluation de sa vulnérabilité et d'une erreur manifeste d'appréciation, en application des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.