Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408946(TA38-2408946)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 20 septembre 2024 du ministre de l'intérieur renouvelant pour trois mois une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que le comportement de M. B constituait une menace d'une particulière gravité pour la sécurité et l'ordre publics, au sens des articles L. 228-1 et suivants du code de la sécurité intérieure. Il a également estimé que les obligations imposées (interdiction de quitter Grenoble, présentation quotidienne au commissariat) n'étaient pas disproportionnées au regard de la menace et des objectifs de prévention du terrorisme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité intérieure et du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406467(TA38-2406467)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'une erreur de fait, constatant que l'intéressé était bien marié. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation sur le fondement des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'absence d'attaches familiales et d'insertion professionnelle notable de M. C.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406482(TA38-2406482)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Savoie. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait légalement pu écarter les documents d'état civil produits par le requérant comme étant dépourvus de force probante, en application de l'article 47 du code civil. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en n'examinant pas la demande d'admission exceptionnelle au titre du travail, faute d'éléments suffisants fournis par le requérant. Enfin, la décision d'éloignement n'a pas été considérée comme portant une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. B.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2206098(TA38-2206098)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 20 juillet 2022 par lequel la maire d'Orcier avait refusé de délivrer un permis de construire à M. B A. Le tribunal a jugé que le motif initial de refus, fondé sur la caducité de l'autorisation de lotir, était illégal, faute pour la commune d'établir que le délai de trois ans prévu à l'article R.424-18 du code de l'urbanisme était expiré. La demande de substitution de motifs présentée par la commune a été rejetée. En conséquence, le tribunal a enjoint à la maire de délivrer le permis de construire dans un délai de deux mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2102586(TA38-2102586)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 6 novembre 2020 par lequel le maire de Vallorcine avait refusé à Mme B un permis de construire une maison individuelle. Le tribunal a jugé illégal le motif de refus fondé sur l'article AUb3 du plan local d'urbanisme (PLU) concernant l'accès et la voirie, estimant que la voie d'accès, large de cinq mètres et dotée d'un espace de manœuvre, permettait la circulation et le retournement des véhicules de secours, la pente invoquée n'étant pas démontrée comme un obstacle. La solution retenue est l'annulation de la décision de refus, sur le fondement des articles R. 111-27 du code de l'urbanisme et des articles AUb3, AUb11 et AUb12 du PLU.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409382(TA38-2409382)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et que la mesure n'était pas disproportionnée. Il a également estimé que l'éloignement de l'intéressé demeurait une perspective raisonnable, conformément à l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'annulation et les conclusions accessoires ont donc été rejetées, seule l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle étant accordée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406731(TA38-2406731)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B, ressortissant pakistanais, qui contestait l'arrêté du 28 août 2024 de la préfète du Rhône ordonnant sa remise aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des articles L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également jugé que le moyen tiré de la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 17 du règlement (UE) n°604/2013 n'était pas fondé, faute de preuve de défaillances systémiques en Croatie. En conséquence, la décision de transfert a été validée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406662(TA38-2406662)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, un ressortissant guinéen, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 21 août 2024 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et fondée, car M. A avait présenté une nouvelle demande d'asile en France après avoir été transféré vers l'Espagne, État membre responsable de l'examen de sa demande. Il a également écarté les moyens tirés d'un défaut d'évaluation de sa vulnérabilité et d'une erreur manifeste d'appréciation, en application des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2302047(TA38-2302047)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par la SAS Immosur, a examiné la légalité du refus de permis de construire trois villas opposé par la maire d’Orcier. Le tribunal a jugé que le motif initial de refus, fondé sur la caducité de l’autorisation de lotir et l’application d’un nouveau plan local d’urbanisme, était illégal, faute pour la commune d’établir la date de notification de cette autorisation. En revanche, il a accueilli la demande de substitution de motifs de la commune, estimant que le terrain, situé en zone Ap du plan local d’urbanisme, était inconstructible en application des articles L. 442-1 et suivants du code de l’urbanisme. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête de la SAS Immosur.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2406484(TA38-2406484)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 22 juillet 2024 par lequel le préfet de l'Isère a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant guinéen, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal estime que le préfet a méconnu les articles L. 423-23 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne tenant pas compte de la vie familiale stable de M. A avec sa compagne et de la qualité de réfugiée de la fille de celle-ci, qu'il contribue à élever. Par conséquent, la décision de refus de titre de séjour est annulée, entraînant par voie de conséquence l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français et de la fixation du pays de destination.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2204343(TA38-2204343)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 9 décembre 2024, a constaté le désistement d'instance de la SAS Las Dalias. Cette société contestait une décision du préfet de l'Isère lui réclamant le remboursement d'un indu d'activité partielle de 40 538,92 euros. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2205185(TA38-2205185)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté le désistement d'instance de M. B A, qui contestait le refus du Conseil national des activités privées de sécurité de lui délivrer une carte professionnelle. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la demande qui lui avait été adressée sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à la procédure.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2207447(TA38-2207447)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A, ressortissant algérien, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de lui délivrer un certificat de résidence de dix ans. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales, ce dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser à M. A une somme de 900 euros au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2408979(TA38-2408979)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. C pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de l'Isère a accordé un rendez-vous au requérant, rendant sans objet sa demande d'injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a en revanche condamné l'État à verser 600 euros au conseil de M. C au titre de l'aide juridictionnelle, sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409073(TA38-2409073)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. B, ressortissant ivoirien, visant à obtenir la suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour et des injonctions complémentaires. Le juge a constaté que la suspension de la décision litigieuse avait déjà été obtenue par une ordonnance antérieure du 19 août 2024, et que le requérant avait renoncé à ses conclusions à fin de suspension. En l'absence d'élément nouveau justifiant une modification des mesures déjà ordonnées, la requête a été rejetée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409665(TA38-2409665)

Saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, le tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de la SARL Serrurerie - constructions métalliques A et fils et de son gérant. Les requérants demandaient la suspension de travaux et la remise en état des lieux, en raison d'un arrêté municipal du 28 mai 2024 réglementant la circulation et le stationnement. Le juge estime que la demande, déposée quelques minutes avant le début d'une interdiction de stationnement de courte durée, ne présente pas l'urgence particulière requise pour la procédure de l'article L. 521-2. En l'absence de précisions sur la nature des travaux et d'éléments établissant une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, la requête est jugée irrecevable et manifestement mal fondée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409193(TA38-2409193)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme C épouse A, ressortissante marocaine, qui demandait à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. La requérante s'est désistée de ses conclusions principales, mais a maintenu sa demande de frais irrépétibles. Le juge a donné acte du désistement et a condamné l'État, en tant que partie perdante, à verser 800 euros à Mme C épouse A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408805(TA38-2408805)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de l'Isère a accordé un rendez-vous au requérant, rendant sans objet les conclusions à fin d'injonction. Le juge des référés a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a rejeté la demande de frais irrépétibles présentée par M. A.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409563(TA38-2409563)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme D, ressortissante tunisienne, qui demandait la délivrance d'un récépissé ou d'une attestation de prolongation d'instruction pour le renouvellement de son titre de séjour en tant que membre de famille d'un citoyen de l'Union européenne. Le juge retient que la préfète n'est pas tenue de délivrer une telle attestation, le droit au séjour de l'intéressée n'en dépendant pas en vertu des articles R. 233-17 et R. 233-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il constate en outre que la demande de titre de séjour de Mme D est réputée avoir fait l'objet d'une décision implicite de rejet, qu'il lui appartient de contester par la voie appropriée. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour défaut d'urgence et de mesure utile.

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DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2409099(TA38-2409099)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme C d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant délivré un rendez-vous le 4 décembre 2024, le juge a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. En revanche, il a condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme C au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

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