Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2207447(TA38-2207447)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A, ressortissant algérien, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de lui délivrer un certificat de résidence de dix ans. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales, ce dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser à M. A une somme de 900 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2409398(TA38-2409398)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B visant à suspendre partiellement la décision du préfet de la Haute-Savoie du 18 novembre 2024 suspendant son permis de conduire pour dix mois après une conduite en état alcoolique. Le juge a estimé que les conclusions du requérant, qui sollicitaient l'autorisation de conduire uniquement des véhicules équipés d'un éthylotest anti-démarrage, étaient irrecevables car elles ne relevaient pas de son office, celui-ci ne pouvant se substituer à l'administration. La requête a été rejetée sans examen de l'urgence ou du doute sérieux sur la légalité de la décision, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2404128(TA38-2404128)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de Mme A, qui contestait son imposition sur le revenu, les prélèvements sociaux et la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus pour 2019. L’administration avait partiellement accordé un dégrèvement en cours d’instance. Le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte du désistement sans examiner le fond du litige. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’État.
N° TA38-2409370(TA38-2409370)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et de méconnaissance de l'article D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et que la vulnérabilité du requérant avait été examinée. En conséquence, les conclusions en annulation, injonction et frais de justice ont été rejetées.
N° TA38-2200353(TA38-2200353)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté le désistement d'instance de M. A, qui demandait la condamnation de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à lui verser des indemnités pour préjudices financier et moral. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la demande qui lui avait été adressée sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.
N° TA38-2409166(TA38-2409166)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un ressortissant sénégalais majeur qui n'obtenait pas de rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère lui a accordé un rendez-vous, ce qui a conduit le juge à constater un non-lieu à statuer sur la demande d'injonction. L'État a été condamné à verser 800 euros au titre des frais de justice, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2409099(TA38-2409099)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme C d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant délivré un rendez-vous le 4 décembre 2024, le juge a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. En revanche, il a condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme C au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2409386(TA38-2409386)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 20 novembre 2024 refusant un rendez-vous en préfecture à M. A, un étranger souhaitant déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la réponse de la préfecture, indiquant l’impossibilité d’offrir d’autres modalités de prise de rendez-vous, ne constituait pas une décision faisant grief susceptible d’être contestée par un recours pour excès de pouvoir. En conséquence, la requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative. M. A a néanmoins été admis provisoirement à l’aide juridictionnelle.
N° TA38-2409385(TA38-2409385)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B A qui contestait le refus de la préfecture de l'Isère de lui accorder un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la réponse de la préfecture, indiquant l'absence d'autres modalités de prise de rendez-vous que le site internet, ne constituait pas une décision faisant grief susceptible d'être attaquée par un recours pour excès de pouvoir. En conséquence, les conclusions en annulation ont été rejetées comme manifestement irrecevables sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal a toutefois admis provisoirement M. A à l'aide juridictionnelle, mais a rejeté les demandes d'injonction et les frais de justice.
N° TA38-2408805(TA38-2408805)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de l'Isère a accordé un rendez-vous au requérant, rendant sans objet les conclusions à fin d'injonction. Le juge des référés a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a rejeté la demande de frais irrépétibles présentée par M. A.
N° TA38-2409021(TA38-2409021)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. C d'une demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour du préfet de l'Isère. Le juge a constaté que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la délivrance d'un récépissé valable jusqu'au 22 janvier 2025 maintenait l'instruction du dossier et ne créait pas de préjudice grave et immédiat. En conséquence, la requête en suspension a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-21 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2408978(TA38-2408978)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision de radiation des cadres pour abandon de poste prise par la directrice de l'EHPAD Bellefontaine à l'encontre de Mme C, ainsi que le rejet de son recours gracieux. La condition d'urgence a été reconnue en raison de la perte de revenus mensuels d'environ 2 000 euros, sans droit à allocation chômage. Un doute sérieux sur la légalité de la décision a été retenu, notamment en raison de l'absence de mise en demeure préalable de reprendre le poste, en violation de la procédure applicable. Le juge a enjoint à l'EHPAD de réintégrer provisoirement Mme C et a condamné l'établissement à lui verser 900 euros au titre des frais d'instance, sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2409563(TA38-2409563)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme D, ressortissante tunisienne, qui demandait la délivrance d'un récépissé ou d'une attestation de prolongation d'instruction pour le renouvellement de son titre de séjour en tant que membre de famille d'un citoyen de l'Union européenne. Le juge retient que la préfète n'est pas tenue de délivrer une telle attestation, le droit au séjour de l'intéressée n'en dépendant pas en vertu des articles R. 233-17 et R. 233-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il constate en outre que la demande de titre de séjour de Mme D est réputée avoir fait l'objet d'une décision implicite de rejet, qu'il lui appartient de contester par la voie appropriée. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour défaut d'urgence et de mesure utile.
N° TA38-2408843(TA38-2408843)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par le préfet de l'Isère d’une demande de liquidation d’astreinte, a refusé de liquider l’astreinte de 500 euros par mois prononcée le 25 septembre 2024 à l’encontre de l’État pour défaut de logement de Mme B. Le tribunal a estimé que l’administration avait proposé à l’intéressée un logement de 66 m² pour quatre personnes, conforme aux normes réglementaires (34 m²), et que son refus pour inadaptation n’était pas légitime. En conséquence, il a jugé qu’il n’y avait pas lieu de liquider l’astreinte, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
N° TA38-2409502(TA38-2409502)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Drôme suspendant le permis de conduire de M. A pour douze mois suite à un contrôle d'alcoolémie positif (0,92 mg/l). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intérêt public de la sécurité routière primant sur les besoins professionnels invoqués par le requérant, malgré son emploi de maçon. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et de l'article L. 224-2 du code de la route.
N° TA38-2408983(TA38-2408983)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. C d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour changer de statut et déposer une demande de titre de séjour "salarié". En cours d'instance, le préfet de l'Isère a accordé un rendez-vous au requérant, ce qui a conduit le juge à constater un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Toutefois, l'État a été condamné à verser 1 000 euros à M. C au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2408979(TA38-2408979)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. C pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de l'Isère a accordé un rendez-vous au requérant, rendant sans objet sa demande d'injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a en revanche condamné l'État à verser 600 euros au conseil de M. C au titre de l'aide juridictionnelle, sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2300475(TA38-2300475)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SASU La cour du bien être d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes annulant l’enregistrement de sa déclaration d’activité et lui infligeant une sanction financière. La société requérante s’est désistée de sa requête par un acte enregistré le 18 novembre 2024. Par une ordonnance du 9 décembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation aux dépens n’a été prononcée.
N° TA38-2204956(TA38-2204956)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté le désistement d'instance de Mme B, qui contestait un refus d'autorisation d'exercer la médecine en France. Mme B n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après une demande en ce sens, elle est réputée s'être désistée en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à la procédure.
N° TA38-2407312(TA38-2407312)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A épouse B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour en qualité de parent d’un enfant étranger malade. En cours d’instance, la préfète lui a délivré une autorisation provisoire de séjour de six mois, ce qui a implicitement rapporté le refus contesté. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Il a par ailleurs condamné l’État à verser 900 euros à l’avocate de la requérante au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.