Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2408751(TA38-2408751)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par le préfet de la Haute-Savoie pour liquider l'astreinte prononcée le 5 octobre 2023, enjoignant à l'administration de loger Mme A avant le 30 novembre 2023 sous peine de 500 euros par mois de retard. Le tribunal constate que Mme A a signé un bail le 27 septembre 2024, soit près de dix mois après le délai imparti. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, il liquide l'astreinte à 5 000 euros au profit du fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2409248(TA38-2409248)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. et Mme C D. Ces derniers, parents d'un nourrisson gravement malade, demandaient une injonction à la préfète de l'Isère de leur fournir un hébergement d'urgence. Le juge a estimé que, malgré la situation de détresse de la famille, la carence de l'administration n'était pas caractérisée au regard des diligences accomplies et de la saturation du dispositif d'hébergement. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 345-2, L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA38-2106313(TA38-2106313)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. D contestant l'arrêté du maire de Seyssins du 19 juillet 2021 s'opposant à une déclaration préalable pour des travaux de talutage. Le tribunal a relevé que ces travaux, bien que présentés comme une mise en sécurité, avaient pour effet de régulariser des affouillements antérieurs réalisés sans autorisation, plaçant le maire en situation de compétence liée pour s'y opposer. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment l'article R. 421-23, et le plan de prévention des risques naturels de la commune.
N° TA38-2408331(TA38-2408331)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction avec autorisation de travail. Le préfet de l'Isère ayant délivré le document sollicité en cours d'instance, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur la demande d'injonction. La demande de frais irrépétibles a été rejetée, mais l'aide juridictionnelle provisoire a été accordée.
N° TA38-2408271(TA38-2408271)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de carte de séjour. Le préfet de l'Isère ayant convoqué l'intéressé à un rendez-vous le 29 novembre 2024, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur cette demande. Par ailleurs, M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, mais ses conclusions tendant à l'application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ont été rejetées.
N° TA38-2408756(TA38-2408756)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par le préfet de la Haute-Savoie, a procédé à la liquidation de l'astreinte prononcée le 31 janvier 2024 pour contraindre l'État à loger M. B. Constatant que le logement n'a été attribué que le 7 novembre 2024, soit après le délai imparti, le tribunal a fixé le montant définitif de l'astreinte à 3 500 euros. Cette somme est due par l'État au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
N° TA38-2406814(TA38-2406814)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 29 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, tout en reconnaissant une erreur de fait sur la situation maritale de la requérante. Toutefois, cette erreur n'a pas été jugée déterminante, le tribunal estimant que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions des articles L. 423-23, L. 435-3 et L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA38-2407076(TA38-2407076)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante guinéenne, contestant l'arrêté du préfet de l'Isère du 6 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, faute pour la requérante d'établir un risque d'excision pour sa fille en cas de retour en Guinée. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2409460(TA38-2409460)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a jugé que le délai de près de deux mois imposé à une ressortissante angolaise pour l'enregistrement de sa demande d'asile constituait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale. Le tribunal a relevé que ce délai excédait largement le maximum légal de dix jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la préfecture n'invoquait aucune difficulté conjoncturelle justifiant un tel retard. En conséquence, il a enjoint à la préfète de l'Isère de fixer un rendez-vous à l'intéressée dans un délai de trois jours ouvrés pour l'enregistrement de sa demande.
N° TA38-2107160(TA38-2107160)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SAS Mial d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Grenoble du 16 avril 2021 refusant un permis de construire un immeuble de sept logements, ainsi que contre la décision implicite de rejet du préfet de région sur l’avis défavorable de l’architecte des bâtiments de France (ABF). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’avis conforme défavorable de l’ABF, fondé sur l’article L. 621-32 du code du patrimoine, n’était pas entaché d’erreur manifeste d’appréciation quant à l’insertion du projet dans le champ de visibilité d’un monument historique. Il a également jugé que les autres moyens tirés d’une erreur de droit ou d’appréciation au regard du plan local d’urbanisme intercommunal et de l’orientation d’aménagement et de programmation (OAP) n’étaient pas fondés. Enfin, l’intervention volontaire de Mme A, voisine du projet, a été déclarée irrecevable faute de motivation.
N° TA38-2408754(TA38-2408754)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par le préfet de la Haute-Savoie d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 28 juin 2024 à l’encontre de l’État pour assurer le logement de M. B, a constaté que l’intéressé avait signé un bail le 11 septembre 2024. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que l’injonction avait été exécutée et a décidé qu’il n’y avait pas lieu de liquider l’astreinte.
N° TA38-2408261(TA38-2408261)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour renouveler son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le préfet ayant déjà convoqué la requérante pour déposer sa demande. En conséquence, la demande d'astreinte et celle fondée sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA38-2408313(TA38-2408313)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur une demande de suspension de refus implicite de renouvellement de titre de séjour, a constaté un non-lieu à statuer. La requérante, Mme C, avait sollicité le renouvellement de sa carte de séjour en qualité de conjointe de ressortissant européen, mais le préfet a délivré en cours d’instance une attestation de décision favorable, faisant ainsi disparaître l’urgence. Le juge a rejeté les conclusions en injonction de délivrance rapide du titre, celles-ci n’étant pas justifiées par l’urgence. En application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 800 euros à l’avocat de la requérante, sous réserve de l’admission définitive à l’aide juridictionnelle.
N° TA38-2408324(TA38-2408324)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. D A d'une demande de suspension des décisions implicites du préfet de l'Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour et la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. Le tribunal a considéré que la délivrance d'une nouvelle attestation de prolongation d'instruction postérieurement au refus implicite n'avait pas pour effet d'abroger ou de retirer ce refus. Il a ainsi jugé que la condition d'urgence n'était pas remplie et a rejeté la requête.
N° TA38-2406102(TA38-2406102)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet de la Drôme l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen particulier, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation de l'intéressé. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, et la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2406033(TA38-2406033)
Le Tribunal administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme A, ressortissante nigériane, contestant un arrêté préfectoral du 22 juillet 2024 portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour d'un an. En cours d'instance, le préfet de l'Isère a retiré cet arrêté par un acte du 7 octobre 2024. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d'annulation et d'injonction étaient devenues sans objet, et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Le surplus des conclusions, notamment les demandes de frais, a été rejeté.
N° TA38-2408653(TA38-2408653)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion des occupants sans droit ni titre de la parcelle départementale AL n° 91 à Bonneville (site de l'ancien IUFM). La juridiction a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure en raison des travaux de transformation du site en collège, impliquant des risques d'accident liés au désamiantage et à la circulation de camions. Les occupants doivent évacuer les lieux sous deux jours, sous astreinte de 100 euros par jour et par véhicule ou caravane. La demande du département d'être autorisé à recourir à la force publique a été rejetée.
N° TA38-2408696(TA38-2408696)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. C d’une demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour prise par le préfet de l’Isère. Le juge a écarté la fin de non-recevoir soulevée par la préfète, estimant que le dossier de demande était complet à la date de son dépôt, le contrat d’engagement au respect des principes de la République n’étant pas exigible à cette époque. Il a ensuite reconnu l’urgence, compte tenu de la situation irrégulière et de l’impossibilité de travailler pour le requérant depuis sept mois. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative, L. 432-13 et L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA38-2406979(TA38-2406979)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 30 juillet 2024 par lequel le préfet de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant tunisien, et l'a obligé à quitter le territoire français. La juridiction estime que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la présence régulière de l'intéressé depuis 2018, de son activité professionnelle stable et de la présence de son enfant français. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination sont également annulées. Le tribunal rejette la demande d'injonction de délivrance d'un titre de séjour, faute pour M. B de démontrer remplir les conditions requises.
N° TA38-2408905(TA38-2408905)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la demande de M. C tendant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour était devenue sans objet, la préfète de l'Isère lui ayant délivré une convocation le 29 novembre 2024. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a en revanche admis M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 600 euros à son avocat au titre des frais irrépétibles, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.