Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2203641(TA38-2203641)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a été saisi par la société Deux Alpes Loisirs (DAL), délégataire d’un service public de remontées mécaniques, afin d’obtenir la condamnation de la société Refuge des Glaciers, subdélégataire de l’exploitation d’un restaurant d’altitude, au paiement de 101 391,84 euros TTC au titre de charges contractuelles impayées. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par la défenderesse, jugeant que le litige, né de l’exécution d’une convention de subdélégation de service public, relevait de sa compétence en application des principes régissant les contrats administratifs. Sur le fond, il a écarté l’application du délai de prescription biennale de l’article L. 218-2 du code de la consommation, inapplicable entre professionnels, et a considéré que la société DAL justifiait de sa créance par un compteur séparé conforme aux stipulations contractuelles. En conséquence, le tribunal a condamné la société Refuge des Glaciers à verser la somme demandée, assortie des intérêts au taux légal à compter de la mise en demeure,

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2403052(TA38-2403052)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D, qui contestait le refus de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) de lui reconnaître la qualité d’apatride. Le tribunal a jugé que la décision de l’OFPRA était suffisamment motivée et que Mme D n’apportait pas la preuve qu’elle n’était reconnue par aucun État, notamment l’Irak, l’Arménie ou l’Allemagne, comme le requiert l’article 1er de la convention de New-York du 28 septembre 1954. Le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme a été écarté comme inopérant, le statut d’apatride étant régi exclusivement par la convention de New-York. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de Mme D, y compris celles à fin d’injonction et au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2403581(TA38-2403581)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de son recours préalable obligatoire, contestant le refus de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) de lui verser une subvention de 9 000 euros au titre de la prime de transition énergétique. En cours d’instance, l’Anah a agréé le recours de M. A et retiré la décision implicite attaquée, ce qui a conduit le tribunal à constater un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Le tribunal a toutefois condamné l’Anah, partie perdante, à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406327(TA38-2406327)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de Mme E D, de M. C D et de M. G D, ressortissants kosovars, qui contestaient les arrêtés du préfet de l'Isère du 1er août 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, de l'erreur manifeste d'appréciation, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2406341(TA38-2406341)

Le Tribunal administratif de Grenoble annule l'arrêté du 15 juillet 2024 par lequel le préfet de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B A, ressortissante comorienne, et l'a obligée à quitter le territoire français. Le tribunal retient que le préfet a commis une erreur de droit en omettant de statuer sur la demande de renouvellement du titre de séjour étudiant présentée sur le fondement de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a méconnu ces dispositions en refusant le renouvellement malgré la réalité et le sérieux des études poursuivies en alternance. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer à Mme B A un titre de séjour portant la mention "étudiant" dans un délai de deux mois, et condamne l'État à lui verser 900 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406910(TA38-2406910)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme D, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Drôme leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et leur interdisant le retour pour un an. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, les vices de procédure liés à l'absence de consultation de la commission du titre de séjour et de l'avis de l'OFII, ainsi que la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. Il a également estimé que les décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation. Les requêtes ont donc été rejetées dans leur ensemble.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2105402(TA38-2105402)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, qui contestait l'arrêté du maire de Champagneux du 19 mars 2021 prononçant un sursis à statuer de deux ans sur sa demande de permis de construire une maison individuelle. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée au regard des articles L. 153-11 et L. 424-1 du code de l'urbanisme, en précisant que le projet compromettait l'exécution du futur plan local d'urbanisme. Il a également estimé que le classement projeté de la parcelle en zone agricole n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, conformément à l'article R. 151-22 du même code. En conséquence, la solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. C, y compris ses conclusions aux fins d'injonction et au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2408816(TA38-2408816)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. A C d'une demande de suspension de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de lui délivrer un titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a indiqué que le titre était en cours de fabrication et a convoqué le requérant pour la prise d'empreintes. Le juge a constaté que les conclusions à fin de suspension et d'injonction étaient devenues sans objet et n'y a pas statué. Il a en revanche admis M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 800 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2408822(TA38-2408822)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de la situation irrégulière prolongée du requérant et de la suspension de son contrat de travail. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer un récépissé avec autorisation de travail sous astreinte.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408867(TA38-2408867)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait la modification d’une précédente ordonnance ayant rejeté sa demande de suspension du refus implicite de regroupement familial pour son épouse. Le juge a rappelé que l’article L. 521-4 du code de justice administrative ne permet pas de modifier une mesure qui n’a pas été ordonnée, mais seulement rejetée. En l’absence de mesure antérieure à modifier, la demande a été jugée irrecevable. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2004516(TA38-2004516)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté l'ensemble des demandes de la société Cars Faure, qui contestait l'attribution du lot n°7 d'un marché public de transports non urbains par le conseil départemental de l'Isère. La requérante, candidate évincée, sollicitait l'annulation du contrat, sa résiliation et une indemnisation pour perte de chance, en invoquant notamment l'incompétence du département, une durée excessive du marché, et des irrégularités dans la procédure de passation. Le tribunal a estimé qu'aucun des manquements allégués n'était établi ou en lien direct avec l'intérêt lésé de la société, et a donc rejeté les conclusions en contestation du contrat ainsi que les conclusions indemnitaires. Les dépens ont été mis à la charge de la société requérante.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2102142(TA38-2102142)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SARL OPTIM'A et la société Guillemard, membres d’un groupement de maîtrise d’œuvre, pour obtenir le paiement d’honoraires complémentaires et supplémentaires de la part du syndicat mixte du parc naturel régional du Vercors (PNRV). Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes des sociétés, jugeant notamment que la rémunération forfaitaire avait été correctement calculée sur la base du coût prévisionnel définitif des travaux et que les prestations supplémentaires n’étaient pas établies ni justifiées conformément au CCAG prestations intellectuelles. Il a également rejeté la demande reconventionnelle du PNRV en indemnisation, faute de démonstration d’un lien de causalité direct entre les manquements allégués du groupement et le préjudice invoqué. La décision s’appuie sur les stipulations du contrat de maîtrise d’œuvre et les règles du CCAG.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2106190(TA38-2106190)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A, brigadier-chef de police, d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du 30 juillet 2021 du ministre de l’intérieur établissant le tableau d’avancement au grade de major de police pour 2021, dont il était exclu. Le tribunal a constaté que cet arrêté avait déjà été annulé par un jugement définitif du tribunal administratif d’Orléans du 14 mai 2024, rendant les conclusions en annulation sans objet. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté les demandes d’injonction, faute de nominations définitives à remettre en cause. L’État a été condamné à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2202276(TA38-2202276)

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. B, sous-officier de gendarmerie, qui contestait les avis de régularisation des charges d'occupation de son logement de fonction pour les années 2014 et 2015. Le tribunal écarte le moyen de prescription, jugeant que les charges des logements concédés par nécessité absolue de service relèvent de la prescription quinquennale de droit commun (article 2224 du code civil) et non de la prescription triennale de la loi Alur du 24 mars 2014, qui ne s'applique pas aux logements de fonction. Les créances, connues de l'administration respectivement le 5 janvier 2015 et le 13 janvier 2016, n'étaient donc pas prescrites lors des notifications en 2018 et 2019.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2106527(TA38-2106527)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 6 mai 2021 par lequel le maire de Claveyson avait refusé un permis de construire à M. C, apiculteur, pour une maison d'habitation et des bureaux en zone agricole. La juridiction a retenu que le maire s'était cru lié par l'avis défavorable de la direction départementale des territoires, méconnaissant ainsi ses pouvoirs issus de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme. Elle a également jugé que le projet était strictement nécessaire à l'exploitation agricole au sens de l'article 1.1.2 du règlement du PLU, en raison des contraintes spécifiques de l'élevage de reines. En conséquence, le tribunal a annulé le refus et enjoint à la commune de délivrer le permis.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2303255(TA38-2303255)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme D demandant l'annulation du permis d'aménager délivré par le maire d'Annecy à la SCCV Domaine des Sens pour un terrain situé chemin du Charney. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'exception d'illégalité du classement du terrain en zone 1AU au regard des articles L. 122-10 et R. 151-20 du code de l'urbanisme, et l'incomplétude du dossier de demande. Il a jugé que le classement en zone à urbaniser était justifié par la proximité des réseaux publics et que les requérants n'établissaient pas la nécessité agricole du terrain à l'échelle communale. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des articles L. 600-5 ou L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2303111(TA38-2303111)

Le Tribunal administratif de Grenoble annule l'arrêté du maire de Féternes refusant un permis de construire à la SASU Edmp-Ara pour deux bâtiments de 23 logements. Le tribunal retient que le motif de refus fondé sur le caractère incomplet du dossier est illégal, le dossier étant réputé complet faute de demande de pièces manquantes dans le délai d'un mois (articles R. 423-19, R. 423-22 et R. 423-38 du code de l'urbanisme). Il juge également illégal le motif tiré de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme, le maire étant en mesure d'indiquer le délai et le concessionnaire pour les travaux d'extension du réseau électrique, et pouvait assortir le permis d'une prescription de prise en charge des coûts par le pétitionnaire. La solution retenue est l'annulation du refus de permis de construire et du rejet du recours gracieux.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2303640(TA38-2303640)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 11 avril 2023 par lequel le maire de Cluses avait refusé à la SNC Vinci Immobilier Rhône Alpes Auvergne un permis de construire pour un bâtiment de 31 logements. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur l'article R.111-27 du code de l'urbanisme (atteinte au caractère des lieux avoisinants) n'était pas fondé, le projet s'insérant dans un secteur urbain dense et hétérogène. La solution retenue est l'annulation de la décision de refus, sans qu'il soit besoin d'examiner les demandes de substitution de motifs avancées par la commune.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2404212(TA38-2404212)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé le refus implicite du préfet de l'Isère de délivrer un titre de séjour étudiant à Mme B, ressortissante indienne. La requérante justifiait de la validation de ses études supérieures, d'une inscription en Master 2 et de moyens d'existence suffisants. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sous deux mois, avec une astreinte de 50 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 1 000 euros à son avocat.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2204419(TA38-2204419)

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. D, ressortissant tunisien, qui contestait le retrait de sa carte de résident de 10 ans par le préfet de la Savoie. Le tribunal juge que le préfet a légalement appliqué l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car cet article, qui permet le retrait en cas de condamnation pour certains délits, est compatible avec l'accord franco-tunisien. La condamnation de M. D pour rébellion et menaces envers un dépositaire de l'autorité publique justifie ce retrait, et le préfet n'a pas commis d'erreur d'appréciation.

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