Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2201935(TA38-2201935)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D et autres, voisins immédiats, demandant l’annulation du permis de construire délivré le 12 novembre 2021 par le maire de Thônes à la SCCV Villa André pour la construction de 13 logements. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles R. 431-8 et R. 431-9 du code de l’urbanisme (insuffisances du dossier de demande), ainsi que des articles 3.1, 6 UH et 13 UH du règlement du PLU (accès, distances, plantations) et de l’article L. 111-11 du même code. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, après avoir examiné les vices potentiels signalés aux parties (accès et distance des balcons) et les observations produites. En conséquence, il a rejeté l’ensemble des conclusions des requérants, y compris celles relatives aux frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2408823(TA38-2408823)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir. Le juge a admis provisoirement M. A au bénéfice de l’aide juridictionnelle et a condamné l’État à verser 600 euros à son avocat sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Cette somme est due sous réserve que l’avocat renonce à percevoir l’aide juridictionnelle.

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DécisionExécution d'un jugementREJETE

TA38-2407484(TA38-2407484)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d'une demande d'exécution de son jugement du 29 janvier 2024, a constaté que l'Agence nationale de l'habitat (Anah) avait finalement statué sur la demande de subvention de Mme B par une décision du 15 octobre 2024, octroyant une prime de 1 000 euros. Estimant que l'injonction était ainsi exécutée, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande de liquidation de l'astreinte de 50 euros par jour de retard. Les conclusions des requérants contestant le montant de la prime et demandant des dommages et intérêts ont été rejetées comme irrecevables, car relevant d'un litige distinct. La décision se fonde sur les dispositions du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA38-2203607(TA38-2203607)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, exploitant agricole, qui demandait la condamnation de la commune des Villages du lac de Paladru pour les inondations répétées de sa parcelle située en contrebas d’une voie communale. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute pour dommages de travaux publics n’était pas engagée, car l’écoulement des eaux pluviales constituait une servitude naturelle d’écoulement au sens de l’article 640 du code civil, sans aggravation imputable à la commune. Il a également écarté la responsabilité pour faute, estimant que la commune n’avait commis aucun manquement à ses obligations de police ou de gestion des eaux pluviales. En conséquence, les conclusions indemnitaires et injonctives ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2409267(TA38-2409267)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. E et M. C contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 18 novembre 2024 les mettant en demeure de quitter un terrain à Annecy-le-Vieux sous 24 heures. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure prévue à l'article 9 de la loi du 5 juillet 2000 relative à l'accueil des gens du voyage était applicable, la commune d'Annecy étant inscrite au schéma départemental. Il a estimé que le stationnement prolongé sans autorisation sur un terrain privé constituait une atteinte à la tranquillité publique justifiant la mise en demeure, et que le délai de 24 heures n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2205828(TA38-2205828)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, un ressortissant syrien demandeur d'asile, qui contestait le refus de l'OFII de rétablir ses droits aux conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que l'OFII n'avait commis ni erreur de droit ni erreur de fait en considérant que les explications de M. B sur son absence aux convocations ne justifiaient pas son manquement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les articles L. 551-16 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2405334(TA38-2405334)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société IRRAPRI d'une demande de décharge de cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB), de taxe sur les ordures ménagères (TEOM) et de taxe GEMAPI pour un montant de 383 euros au titre de l'année 2017. En cours d'instance, l'administration fiscale a accordé le dégrèvement sollicité. Le tribunal constate donc qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin de décharge, devenues sans objet. Il rejette la demande de frais de justice présentée par la société, l'État n'étant pas la partie perdante.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2302348(TA38-2302348)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme D, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire d'Annecy à la société Domaine des Sens pour un ensemble immobilier. Les requérants invoquaient de nombreux moyens, notamment l'incompétence du signataire, l'illégalité du classement du terrain en zone 1AU, et diverses méconnaissances du code de l'urbanisme et du plan local d'urbanisme. Le tribunal a écarté l'ensemble de ces moyens, jugeant notamment que la délégation de signature était régulière et que le classement en zone 1AU ne méconnaissait pas l'article L. 122-10 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des articles L. 600-5 ou L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409537(TA38-2409537)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme D, qui demandait l’annulation d’une décision de transfert concernant M. A. La requérante ne justifiait pas d’un intérêt à agir, la décision contestée ne la concernant pas personnellement. Sa qualité d’enseignante bénévole ne lui conférait pas le droit de représenter l’intéressé. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 et R. 431-5 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2408547(TA38-2408547)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de la Savoie refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme E, ressortissante algérienne victime de violences conjugales. La condition d'urgence a été reconnue malgré la délivrance de récépissés, en raison de la durée anormale de l'instruction (un an et huit mois) et de la détresse psychologique de la requérante. Le juge a estimé que le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des violences subies était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamné l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice. La décision s'appuie notamment sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'accord franco-algérien.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2409467(TA38-2409467)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Perié France d’un recours en excès de pouvoir contestant le rejet de son offre dans le cadre d’un marché public de fourniture d’une balayeuse aspiratrice. La société estimait avoir été injustement pénalisée sur plusieurs critères de notation par rapport à l’attributaire. Le juge a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, faute pour la société de préciser le fondement juridique de son recours et de démontrer qu’elle serait lésée par un manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence. Il a rappelé qu’il n’appartient pas au juge du référé précontractuel de se prononcer sur l’appréciation des mérites respectifs des offres. La décision s’appuie sur les articles L. 551-1, L. 551-2, R. 222-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2302085(TA38-2302085)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B F épouse C et Mme E F épouse A, qui demandaient l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de La Clusaz à la société Alliade Habitat pour l’édification à titre précaire de 12 logements modulaires. Le tribunal a jugé que l’absence de déclassement préalable du domaine public était sans incidence sur la légalité du permis, dès lors qu’une autorisation d’occupation temporaire du domaine public avait été délivrée. Il a également écarté le moyen tiré de l’erreur de droit concernant le recours au permis précaire, estimant que le projet répondait à une nécessité temporaire de logements pour saisonniers. La décision s’appuie sur les articles L. 433-1 et suivants du code de l’urbanisme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2402169(TA38-2402169)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C visant à annuler l'arrêté du 14 mars 2024 par lequel le maire de Saint-Gervais-les-Bains avait interrompu ses travaux de rénovation. Le tribunal a jugé que le maire était compétent pour prendre cet arrêté, tant au nom de l'État sur le fondement des articles L. 480-1 et suivants du code de l'urbanisme qu'au titre de ses pouvoirs de police générale pour un péril imminent. Il a également écarté les moyens tirés de l'absence de visite préalable (les constats ayant été faits depuis la voie publique) et de la méconnaissance du principe du contradictoire, la procédure contradictoire ayant été respectée. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2106565(TA38-2106565)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme F et autres, qui demandaient l’annulation d’un permis de construire modificatif délivré le 9 avril 2021 par la commune de Chamonix-Mont-Blanc à Mme I pour l’agrandissement d’un parking enterré. Le tribunal a jugé que le permis attaqué était bien un permis modificatif et non un nouveau permis, les modifications n’apportant pas de bouleversement au projet initial. Il a également écarté les moyens d’incomplétude du dossier et de fraude, et a rejeté la requête comme irrecevable pour défaut d’intérêt à agir des requérants. La décision s’appuie sur les articles L. 600-1-2 du code de l’urbanisme et L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2301864(TA38-2301864)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 29 septembre 2022 par lequel le maire de Rumilly avait refusé un permis de construire à la SNC Chavanne pour un projet de 111 logements. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme (atteinte à la salubrité publique) était illégal, car l'administration n'a pas démontré que l'assainissement du projet présentait un risque pour la salubrité. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment l'article R. 111-2, et constate que les autres motifs de refus invoqués par la commune ne sont pas fondés. En conséquence, le tribunal a enjoint à la commune de délivrer le permis de construire dans un délai d'un mois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2409004(TA38-2409004)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant italien, contestant l'obligation de quitter le territoire français sans délai, l'interdiction de circulation de six mois et l'assignation à résidence prises par le préfet de l'Isère. Le tribunal a estimé que le comportement de M. B, notamment les violences conjugales, constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public, justifiant la mesure sur le fondement de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Par conséquent, les moyens soulevés ont été écartés et les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2302621(TA38-2302621)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCCV Les Chalets Laska, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire des Contamines-Montjoie refusant un permis de construire modificatif. Le tribunal a jugé que la demande de pièces complémentaires avait été valablement notifiée, empêchant la formation d'un permis tacite, et que le refus était légalement fondé sur plusieurs motifs, notamment le caractère substantiel des modifications et le non-respect des prescriptions du plan de prévention des risques naturels. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requérante, y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice. Les textes appliqués sont principalement le code de l'urbanisme et le code des relations entre le public et l'administration.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2407251(TA38-2407251)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme A pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 30 juillet 2024 qui enjoignait au préfet de l'Isère de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. Constatant que le préfet n'avait pas exécuté cette ordonnance, le juge des référés a fait droit à la demande, en application de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, et a ordonné l'exécution sous une astreinte de 150 euros par jour de retard. Il a également procédé à la liquidation de l'astreinte initiale de 100 euros par jour, fixant le montant dû à 3 500 euros pour la période du 3 août 2024 à ce jour, somme versée au budget de l'État. Enfin, l'État a été condamné à verser 1 000 euros à l'avocate de Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406893(TA38-2406893)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Elle a jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, M. B n'ayant pas d'attaches familiales en France et pouvant retourner en République démocratique du Congo. Les moyens soulevés, notamment l'erreur manifeste d'appréciation et l'illégalité de la mesure d'éloignement, ont été écartés.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2206282(TA38-2206282)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C dirigée contre l'arrêté du maire de Saint-Gervais-les-Bains du 31 août 2022 interrompant ses travaux de rénovation. Le tribunal a jugé que le maire était compétent pour prendre cet arrêté, tant au nom de l'État sur le fondement de l'article L. 480-1 du code de l'urbanisme qu'au titre de ses pouvoirs de police générale en cas de péril imminent. Il a également écarté le moyen tiré d'une violation du droit de visite, le procès-verbal d'infraction ayant été établi depuis la voie publique. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires de M. C ont été rejetées.

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