Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2408547(TA38-2408547)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de la Savoie refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme E, ressortissante algérienne victime de violences conjugales. La condition d'urgence a été reconnue malgré la délivrance de récépissés, en raison de la durée anormale de l'instruction (un an et huit mois) et de la détresse psychologique de la requérante. Le juge a estimé que le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des violences subies était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamné l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice. La décision s'appuie notamment sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'accord franco-algérien.
N° TA38-2409004(TA38-2409004)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant italien, contestant l'obligation de quitter le territoire français sans délai, l'interdiction de circulation de six mois et l'assignation à résidence prises par le préfet de l'Isère. Le tribunal a estimé que le comportement de M. B, notamment les violences conjugales, constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public, justifiant la mesure sur le fondement de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Par conséquent, les moyens soulevés ont été écartés et les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction rejetées.
N° TA38-2407251(TA38-2407251)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme A pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 30 juillet 2024 qui enjoignait au préfet de l'Isère de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. Constatant que le préfet n'avait pas exécuté cette ordonnance, le juge des référés a fait droit à la demande, en application de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, et a ordonné l'exécution sous une astreinte de 150 euros par jour de retard. Il a également procédé à la liquidation de l'astreinte initiale de 100 euros par jour, fixant le montant dû à 3 500 euros pour la période du 3 août 2024 à ce jour, somme versée au budget de l'État. Enfin, l'État a été condamné à verser 1 000 euros à l'avocate de Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2106565(TA38-2106565)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme F et autres, qui demandaient l’annulation d’un permis de construire modificatif délivré le 9 avril 2021 par la commune de Chamonix-Mont-Blanc à Mme I pour l’agrandissement d’un parking enterré. Le tribunal a jugé que le permis attaqué était bien un permis modificatif et non un nouveau permis, les modifications n’apportant pas de bouleversement au projet initial. Il a également écarté les moyens d’incomplétude du dossier et de fraude, et a rejeté la requête comme irrecevable pour défaut d’intérêt à agir des requérants. La décision s’appuie sur les articles L. 600-1-2 du code de l’urbanisme et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2301864(TA38-2301864)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 29 septembre 2022 par lequel le maire de Rumilly avait refusé un permis de construire à la SNC Chavanne pour un projet de 111 logements. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme (atteinte à la salubrité publique) était illégal, car l'administration n'a pas démontré que l'assainissement du projet présentait un risque pour la salubrité. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment l'article R. 111-2, et constate que les autres motifs de refus invoqués par la commune ne sont pas fondés. En conséquence, le tribunal a enjoint à la commune de délivrer le permis de construire dans un délai d'un mois.
N° TA38-2406893(TA38-2406893)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Elle a jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, M. B n'ayant pas d'attaches familiales en France et pouvant retourner en République démocratique du Congo. Les moyens soulevés, notamment l'erreur manifeste d'appréciation et l'illégalité de la mesure d'éloignement, ont été écartés.
N° TA38-2402169(TA38-2402169)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C visant à annuler l'arrêté du 14 mars 2024 par lequel le maire de Saint-Gervais-les-Bains avait interrompu ses travaux de rénovation. Le tribunal a jugé que le maire était compétent pour prendre cet arrêté, tant au nom de l'État sur le fondement des articles L. 480-1 et suivants du code de l'urbanisme qu'au titre de ses pouvoirs de police générale pour un péril imminent. Il a également écarté les moyens tirés de l'absence de visite préalable (les constats ayant été faits depuis la voie publique) et de la méconnaissance du principe du contradictoire, la procédure contradictoire ayant été respectée. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.
N° TA38-2302085(TA38-2302085)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B F épouse C et Mme E F épouse A, qui demandaient l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de La Clusaz à la société Alliade Habitat pour l’édification à titre précaire de 12 logements modulaires. Le tribunal a jugé que l’absence de déclassement préalable du domaine public était sans incidence sur la légalité du permis, dès lors qu’une autorisation d’occupation temporaire du domaine public avait été délivrée. Il a également écarté le moyen tiré de l’erreur de droit concernant le recours au permis précaire, estimant que le projet répondait à une nécessité temporaire de logements pour saisonniers. La décision s’appuie sur les articles L. 433-1 et suivants du code de l’urbanisme.
N° TA38-2408569(TA38-2408569)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé le regroupement familial demandé par Mme A pour son époux. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de l'absence de réponse de l'administration depuis plus de deux ans et demi, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande sous deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA38-2409329(TA38-2409329)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la commune d'Albon, qui sollicitait la désignation d'un expert pour constater la fin du péril d'un bâtiment après travaux. La commune estimait ne pas pouvoir évaluer elle-même la qualité des travaux réalisés par la propriétaire. Le juge a estimé que cette demande était inutile, car il appartient à la commune de recourir à un homme de l'art de son choix pour apprécier les travaux. La décision s'appuie sur les articles L. 511-4 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article R. 531-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2408803(TA38-2408803)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. D de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction, après que la préfète de l’Isère a justifié qu’une erreur informatique, désormais corrigée, avait bloqué la délivrance de son titre de voyage. Le juge a admis provisoirement le requérant à l’aide juridictionnelle et condamné l’État à verser 600 euros à son avocat sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991. La décision applique le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que le code de justice administrative.
N° TA38-2408364(TA38-2408364)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme C visant à assortir d’une astreinte l’injonction faite au préfet de statuer sur la demande de carte nationale d’identité de son fils. Le juge a constaté que le préfet avait exécuté l’ordonnance du 12 juillet 2024 en rejetant explicitement la demande le 2 septembre 2024. La demande de délivrance d’un document provisoire de séjour a été écartée comme relevant d’un litige distinct. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-4 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2407452(TA38-2407452)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir visant à contester le refus implicite du préfet de l’Isère de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour avec droit au travail. La requérante n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la demande qui lui avait été adressée sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’en être désistée. Par ordonnance du 3 décembre 2024, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement, conformément à l’article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2409461(TA38-2409461)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, qui demandait la délivrance d'un titre de séjour étudiant ou d'une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a constaté que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'établissait pas une situation d'urgence particulière justifiant une intervention dans un délai de 48 heures. En conséquence, la demande a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
N° TA38-2405062(TA38-2405062)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour en qualité de parent d’enfant français. En cours d’instance, le préfet a finalement accordé le titre sollicité, valable du 15 juillet 2024 au 14 juillet 2025. Par ordonnance du 3 décembre 2024, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois condamné l’État, partie perdante, à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice (article L. 761-1 du même code).
N° TA38-2408550(TA38-2408550)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le regroupement familial demandé par M. A pour son épouse et ses enfants. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de l'absence de réponse depuis près de quatre ans et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile créait un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande sous deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA38-2409135(TA38-2409135)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant béninois, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le motif de refus, fondé sur le dépôt tardif de la demande d'asile (plus de 90 jours après l'entrée en France), était légal. Il a estimé que l'ignorance par le requérant des droits attachés à son titre de séjour roumain ne constituait pas un motif légitime justifiant ce retard. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2408778(TA38-2408778)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, après que la préfète de l'Isère lui a délivré le titre de séjour demandé. Le juge a admis provisoirement le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, l'État a été condamné à verser 600 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2408564(TA38-2408564)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a donné acte du désistement de M. A de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction, après que le préfet de l’Isère a délivré une attestation de prolongation d’instruction. Le juge a admis provisoirement le requérant au bénéfice de l’aide juridictionnelle et a condamné l’État à verser 600 euros à son avocat sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991. La décision applique le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que le code de justice administrative.
N° TA38-2104738(TA38-2104738)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 2 décembre 2024, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. et Mme C. Ces derniers demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Corenc, mais ce permis avait déjà été annulé par un jugement définitif du 14 mars 2022. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les conclusions en annulation sont donc devenues sans objet. La demande de frais de justice présentée par les requérants a été rejetée.