Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2408817(TA38-2408817)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné une demande de suspension d’un permis de construire délivré le 8 juin 2023 par le maire de Montvalezan. Les requérants, voisins immédiats du projet, contestaient la légalité du permis pour divers motifs, notamment l’incomplétude du dossier, la non-conformité aux règles d’urbanisme (accès, eaux pluviales, implantation, hauteur, stationnement) et une fraude alléguée. Le juge a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par la commune et le bénéficiaire, reconnaissant l’intérêt à agir des requérants en tant que voisins immédiats. Il a également considéré que la condition d’urgence était présumée satisfaite en application de l’article L. 600-3 du code de l’urbanisme, sans que la faible importance des travaux ne renverse cette présomption. La décision finale sur la suspension n’est pas explicitée dans l’extrait, mais l’analyse porte sur les conditions de recevabilité et d’urgence prévues par l’article L. 521-1 du code de justice administrative et les articles L. 600-1-2 et L. 600-3 du code
N° TA38-2408872(TA38-2408872)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A d'une demande de suspension de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour. M. A s'est désisté de son instance, désistement auquel le tribunal a donné acte. L'État a été condamné à verser 800 euros à son avocate au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de l'intéressé à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2102712(TA38-2102712)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre des décisions de la direction générale des finances publiques limitant le montant d’une subvention. Le requérant invoquait une rupture d’égalité au regard du décret du 30 mars 2020. Faute pour M. B d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti par le président de la formation de jugement, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance du 2 décembre 2024, le tribunal lui a donné acte de ce désistement.
N° TA38-2409082(TA38-2409082)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la requête de M. A, ressortissant kosovar, qui demandait d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que le préfet avait délivré un rendez-vous au requérant le 13 décembre 2024, rendant ainsi sans objet les conclusions à fin d'injonction. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Par ailleurs, le tribunal a accordé l'aide juridictionnelle provisoire à M. A et condamné l'État à verser 700 euros à son avocat sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2408619(TA38-2408619)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour "vie privée et familiale" de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le requérant se trouvant en situation irrégulière, ce qui compromettait sa scolarité et son insertion. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande et de délivrer un récépissé autorisant le travail dans un délai de quinze jours.
N° TA38-2102452(TA38-2102452)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme Chautemps et M. B contestant la convocation, la tenue et les délibérations du conseil municipal des Mollettes du 14 avril 2021, tenu sans public en raison de la crise sanitaire. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions visant la convocation et la tenue de la séance, ces actes préparatoires n'étant pas susceptibles de recours pour excès de pouvoir. Sur le fond, il a rejeté la demande d'annulation des délibérations, estimant que la tenue de la séance sans public était justifiée par les dispositions de la loi n° 2020-1379 du 14 novembre 2020 et du décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020, qui permettaient de restreindre l'accès du public aux réunions des assemblées délibérantes pendant l'état d'urgence sanitaire. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2103004(TA38-2103004)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, ressortissante britannique, qui contestait le refus du préfet de l'Isère de lui délivrer une carte professionnelle de monitrice de ski alpin. La requérante invoquait notamment un vice de procédure, un défaut de motivation et une méconnaissance des règles de reconnaissance des qualifications professionnelles issues de la directive 2005/36/CE et du code du sport. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et indemnitaires ont été rejetées.
N° TA38-2100384(TA38-2100384)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SARL Priams, qui demandait la condamnation de la commune de Sciez à lui verser une indemnité de 138 000 euros pour des préjudices subis lors de l'abandon d'un projet d'aménagement. Le tribunal a estimé qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité de la commune n'était établie, celle-ci n'ayant pris aucun engagement contractuel et ayant justifié l'abandon du projet par un motif d'intérêt général. Il a également écarté les moyens subsidiaires fondés sur la responsabilité sans faute et l'enrichissement sans cause, faute pour la société de démontrer un préjudice anormal et spécial ou un profit direct pour la commune. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA38-2103150(TA38-2103150)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant britannique, qui contestait le refus du préfet de l'Isère de lui délivrer une carte professionnelle de moniteur de ski alpin. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la violation de la directive 2005/36/CE et du code du sport, mais les a écartés comme non fondés. La décision du 5 mars 2021 rejetant son recours gracieux a donc été jugée légale, et les conclusions indemnitaires pour préjudices moral et économique ont été rejetées.
N° TA38-2105123(TA38-2105123)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A B d’une demande en décharge de l’obligation de payer une somme de 81 980 euros, correspondant à des prélèvements sociaux pour les années 1997 à 1999, et d’une demande de sursis à statuer. Le requérant contestait la régularité de la mise en demeure du 10 février 2021 et invoquait la prescription de l’action en recouvrement, en se fondant sur des irrégularités affectant les actes de poursuite (commandements, avis à tiers détenteur, mises en demeure) et sur l’illégalité de la procédure de visite domiciliaire initiale. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, jugeant que la prescription avait été régulièrement interrompue par les actes de recouvrement successifs et que les irrégularités formelles alléguées n’étaient pas établies ou étaient sans incidence sur la validité de la mise en demeure contestée. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin de statuer sur la demande de sursis, en application des articles L. 257-0 A et R. 257-0 A-1 du livre des procédu
N° TA38-2201059(TA38-2201059)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant britannique, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer une carte professionnelle de moniteur de ski alpin. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des dispositions de la directive 2005/36/CE et du code du sport relatives à la reconnaissance des qualifications professionnelles. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, tirés de vices de procédure, de défaut de motivation et de non-respect de la présomption de qualification, n'étaient pas fondés. En conséquence, il a également rejeté les conclusions indemnitaires et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2203704(TA38-2203704)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de la SARL HT Immo contestant son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020, 2021 et 2022 concernant un immeuble à Menthon-Saint-Bernard. La société soutenait que le bien, constitué à 95% d’une occupation temporaire du domaine public, n’était pas imposable au titre de l’article 1400 du code général des impôts. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, confirmant ainsi les impositions et rejetant les demandes de décharge et de sursis de paiement.
N° TA38-2203688(TA38-2203688)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les demandes de la SARL Clerm, qui contestait la valeur locative de son local professionnel à Gières pour les années 2021, 2022 et 2023. La société demandait un reclassement de certaines surfaces en catégories "DEP 2" (dépôt) et "CLI 2" ou "CLI 4" (centres de soins), ainsi qu'une correction des surfaces déclarées. Le tribunal a jugé que la requérante n'apportait pas la preuve des erreurs de déclaration ni du changement d'affectation des locaux, et a maintenu le classement initial en catégorie "BUR 1" (bureaux). La décision s'appuie sur les articles 1498 du code général des impôts et 310 Q de son annexe II.
N° TA38-2202580(TA38-2202580)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre) a rejeté la requête de M. A B. Le requérant contestait la validité d'une mise en demeure de payer des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 1997 à 1999, soulevant notamment des moyens de prescription et d'irrégularité des actes de poursuite. Le tribunal a jugé que l'action en recouvrement n'était pas prescrite et que les actes de poursuite étaient réguliers, en application des articles L. 274 et R. 257-0 A-1 du livre des procédures fiscales. La demande de sursis à statuer et celle au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA38-2202049(TA38-2202049)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision implicite du préfet de l'Isère rejetant la demande de renouvellement du titre de séjour "vie privée et familiale" de M. B, ressortissant congolais. Le tribunal a retenu un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus malgré la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2408327(TA38-2408327)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a enjoint au préfet de la Haute-Savoie d’assurer le logement de M. B avant le 31 janvier 2025. M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 18 avril 2024 pour un logement de type T1-T2, n’avait reçu aucune offre conforme à ses besoins. La solution retenue se fonde sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, qui permet au juge d’ordonner le logement des demandeurs prioritaires non satisfaits. L’injonction est assortie d’une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er février 2025, payable au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2408322(TA38-2408322)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à l'État de loger M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation de la Haute-Savoie le 23 mai 2024. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été proposée à l'intéressé, le juge a enjoint au préfet d'assurer son logement avant le 31 janvier 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard, versée au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2407997(TA38-2407997)
Le Tribunal administratif de Grenoble a ordonné à l'État, par une ordonnance en urgence, de loger Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation de l'Isère le 15 février 2024 pour un logement de type T1-T2. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite, le juge a enjoint au préfet de l'Isère d'assurer son logement avant le 31 janvier 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er février 2025, fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA38-2407337(TA38-2407337)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme A d’une demande de suspension de l’arrêté du 10 septembre 2024 du préfet de la Drôme refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le juge des référés a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en suspension et en injonction, le tribunal ayant déjà rendu un jugement au fond sur la légalité de cet arrêté. Il a toutefois admis Mme A à l’aide juridictionnelle provisoire et condamné l’État à verser 500 euros à son avocat au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve des conditions d’admission définitive à l’aide juridictionnelle.
N° TA38-2405280(TA38-2405280)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a constaté le non-lieu à statuer sur la requête de Mme B, qui contestait un refus oral de titre de séjour. La requérante ayant obtenu son titre de séjour le 7 août 2024, valable jusqu'en 2034, le litige est devenu sans objet. Les conclusions d'annulation et d'injonction ont donc été abandonnées, et la demande de frais d'avocat rejetée. Cette décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.