Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA38-2408756(TA38-2408756)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par le préfet de la Haute-Savoie, a procédé à la liquidation de l'astreinte prononcée le 31 janvier 2024 pour contraindre l'État à loger M. B. Constatant que le logement n'a été attribué que le 7 novembre 2024, soit après le délai imparti, le tribunal a fixé le montant définitif de l'astreinte à 3 500 euros. Cette somme est due par l'État au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406149(TA38-2406149)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que l'obligation de quitter le territoire n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, faute pour le requérant de justifier de démarches pour régulariser sa situation depuis son arrivée en 2021. Le refus de délai de départ volontaire a été validé sur le fondement des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du risque de soustraction à la mesure.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407042(TA38-2407042)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme E, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère refusant de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article 6-5° de l'accord franco-algérien ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, car la requérante ne démontrait pas de circonstances nouvelles depuis les décisions de justice antérieures et conservait des attaches familiales en Algérie. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'obligation de quitter le territoire et à l'interdiction de retour, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2305242(TA38-2305242)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B D C, ressortissante comorienne, qui contestait le refus de titre de séjour opposé par la préfète de la Drôme. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais le tribunal a jugé que le préfet avait valablement pu lui opposer l'article L. 441-8 du même code, limitant la validité territoriale des titres délivrés à Mayotte. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409102(TA38-2409102)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de la justice prolongeant le placement à l'isolement de M. A au centre pénitentiaire de Valence. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'erreur d'appréciation au regard des articles R. 57-7-68 du code de procédure pénale et R. 213-22 du code pénitentiaire, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la mesure. La condition d'urgence n'a pas été examinée en raison de l'absence de moyen sérieux.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2408811(TA38-2408811)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande de suspension de la décision implicite de refus de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré une attestation de prolongation d'instruction, rapportant ainsi la décision contestée. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, devenues sans objet. L'Etat a été condamné à verser 800 euros à M. B au titre des frais de procès (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2101103(TA38-2101103)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation du refus implicite du maire de Romans-sur-Isère de classer la rue Saint-Crépin dans le domaine public communal. Le tribunal a constaté que la commune n'avait jamais acquis la propriété de cette voie, rendant impossible son classement, et a jugé que la délibération de 1955 invoquée à cet effet était illégale. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 2111-14 du code de la propriété des personnes publiques et L. 141-1 et L. 141-3 du code de la voirie routière.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409425(TA38-2409425)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. et Mme F. Les requérants demandaient la suspension de l'arrêté préfectoral du 26 novembre 2024 ordonnant l'exécution d'office de la démolition de constructions illégales et le placement de leurs chiens. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était établie.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409266(TA38-2409266)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé provisoirement l'astreinte de 200 euros par jour de retard prononcée le 22 novembre 2024 à l'encontre du préfet de l'Isère, pour inexécution de l'injonction de délivrer une attestation de prolongation d'instruction autorisant Mme B à travailler. La préfète n'ayant pas exécuté l'ordonnance et ne pouvant en contester le bien-fondé, l'astreinte a été fixée à 1 000 euros pour dix jours de retard, sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. L'État a également été condamné à verser 600 euros à Mme B au titre des frais de procès (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2404212(TA38-2404212)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé le refus implicite du préfet de l'Isère de délivrer un titre de séjour étudiant à Mme B, ressortissante indienne. La requérante justifiait de la validation de ses études supérieures, d'une inscription en Master 2 et de moyens d'existence suffisants. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sous deux mois, avec une astreinte de 50 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 1 000 euros à son avocat.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2404550(TA38-2404550)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a requalifié le recours comme dirigé contre la décision explicite de rejet du 16 novembre 2023. Il a jugé que, conformément aux articles L. 551-15 et L. 531-41 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la demande d'asile de M. A, présentée après la clôture de sa première demande, constituait une demande de réexamen, justifiant légalement le refus des conditions matérielles d'accueil. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2202276(TA38-2202276)

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. B, sous-officier de gendarmerie, qui contestait les avis de régularisation des charges d'occupation de son logement de fonction pour les années 2014 et 2015. Le tribunal écarte le moyen de prescription, jugeant que les charges des logements concédés par nécessité absolue de service relèvent de la prescription quinquennale de droit commun (article 2224 du code civil) et non de la prescription triennale de la loi Alur du 24 mars 2014, qui ne s'applique pas aux logements de fonction. Les créances, connues de l'administration respectivement le 5 janvier 2015 et le 13 janvier 2016, n'étaient donc pas prescrites lors des notifications en 2018 et 2019.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2107626(TA38-2107626)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B contestant l'arrêté du maire de Suze-la-Rousse du 25 mai 2021, qui opposait un sursis à statuer de deux ans à sa déclaration préalable de lotissement. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation pour excès de pouvoir, jugeant que le maire était compétent en vertu de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme et que la décision était suffisamment motivée et conforme à l'article L. 424-1 du même code. Il a également rejeté la demande indemnitaire de M. B, estimant que l'illégalité de l'arrêté n'était pas établie et que le préjudice financier allégué n'était pas démontré. Les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2107603(TA38-2107603)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, contrôleuse des finances publiques, qui contestait sa suspension sans traitement pour défaut de vaccination contre la Covid-19. La juridiction a jugé que l'agent, exerçant dans une trésorerie située au sein d'un centre hospitalier, était soumis à l'obligation vaccinale prévue par la loi du 5 août 2021. Le tribunal a également estimé que la procédure de suspension, prévue à l'article 14 de cette loi, avait été régulièrement suivie et que l'administration n'était pas tenue de proposer un reclassement. En conséquence, la décision de suspension a été validée et l'ensemble des demandes de Mme A ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2106527(TA38-2106527)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 6 mai 2021 par lequel le maire de Claveyson avait refusé un permis de construire à M. C, apiculteur, pour une maison d'habitation et des bureaux en zone agricole. La juridiction a retenu que le maire s'était cru lié par l'avis défavorable de la direction départementale des territoires, méconnaissant ainsi ses pouvoirs issus de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme. Elle a également jugé que le projet était strictement nécessaire à l'exploitation agricole au sens de l'article 1.1.2 du règlement du PLU, en raison des contraintes spécifiques de l'élevage de reines. En conséquence, le tribunal a annulé le refus et enjoint à la commune de délivrer le permis.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2106190(TA38-2106190)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A, brigadier-chef de police, d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du 30 juillet 2021 du ministre de l’intérieur établissant le tableau d’avancement au grade de major de police pour 2021, dont il était exclu. Le tribunal a constaté que cet arrêté avait déjà été annulé par un jugement définitif du tribunal administratif d’Orléans du 14 mai 2024, rendant les conclusions en annulation sans objet. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté les demandes d’injonction, faute de nominations définitives à remettre en cause. L’État a été condamné à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2105402(TA38-2105402)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, qui contestait l'arrêté du maire de Champagneux du 19 mars 2021 prononçant un sursis à statuer de deux ans sur sa demande de permis de construire une maison individuelle. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée au regard des articles L. 153-11 et L. 424-1 du code de l'urbanisme, en précisant que le projet compromettait l'exécution du futur plan local d'urbanisme. Il a également estimé que le classement projeté de la parcelle en zone agricole n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, conformément à l'article R. 151-22 du même code. En conséquence, la solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. C, y compris ses conclusions aux fins d'injonction et au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2102142(TA38-2102142)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SARL OPTIM'A et la société Guillemard, membres d’un groupement de maîtrise d’œuvre, pour obtenir le paiement d’honoraires complémentaires et supplémentaires de la part du syndicat mixte du parc naturel régional du Vercors (PNRV). Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes des sociétés, jugeant notamment que la rémunération forfaitaire avait été correctement calculée sur la base du coût prévisionnel définitif des travaux et que les prestations supplémentaires n’étaient pas établies ni justifiées conformément au CCAG prestations intellectuelles. Il a également rejeté la demande reconventionnelle du PNRV en indemnisation, faute de démonstration d’un lien de causalité direct entre les manquements allégués du groupement et le préjudice invoqué. La décision s’appuie sur les stipulations du contrat de maîtrise d’œuvre et les règles du CCAG.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2004517(TA38-2004517)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Cars Faure, candidate évincée, d'un recours en contestation de la validité du lot n°2 d'un marché public de transports non urbains conclu par le département de l'Isère. La requérante invoquait de nombreux vices de procédure, dont l'incompétence de l'autorité signataire, une durée excessive du contrat, et des irrégularités dans la candidature du groupement attributaire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la société Cars Faure, tant en annulation et résiliation du contrat qu'en indemnisation, en considérant que les manquements allégués n'étaient pas établis ou n'étaient pas en lien direct avec son éviction. Cette décision s'inscrit dans le cadre des règles du code de la commande publique, notamment les articles L.3 et R.2143-12.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406422(TA38-2406422)

Le Tribunal administratif de Grenoble annule l'arrêté du 30 juillet 2024 par lequel le préfet de l'Isère a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme C, ressortissante algérienne, et l'a obligée à quitter le territoire français. Le tribunal juge que le préfet ne pouvait légalement opposer l'insuffisance des ressources de l'intéressée, car les articles 5 et 7 de l'accord franco-algérien ne subordonnent pas la délivrance du certificat de résidence à un niveau minimal de ressources. Il estime également que Mme C a bien prouvé la réalité de son activité professionnelle, contrairement à ce qu'avait retenu le préfet. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer un certificat de résidence à Mme C dans un délai de trois mois et condamne l'État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

Résumé IA