Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408912(TA38-2408912)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. B visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant délivré un rendez-vous au requérant le 29 novembre 2024, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur cette partie de la requête, devenue sans objet. En revanche, les conclusions tendant à des mesures générales pour faire cesser les dysfonctionnements du service public d'accueil des étrangers ont été rejetées, car elles ne présentent pas un caractère conservatoire ou provisoire relevant de la compétence du juge des référés. Enfin, l'État a été condamné à verser 600 euros à l'avocate de M. B au titre de l'aide juridictionnelle, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2107160(TA38-2107160)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SAS Mial d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Grenoble du 16 avril 2021 refusant un permis de construire un immeuble de sept logements, ainsi que contre la décision implicite de rejet du préfet de région sur l’avis défavorable de l’architecte des bâtiments de France (ABF). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’avis conforme défavorable de l’ABF, fondé sur l’article L. 621-32 du code du patrimoine, n’était pas entaché d’erreur manifeste d’appréciation quant à l’insertion du projet dans le champ de visibilité d’un monument historique. Il a également jugé que les autres moyens tirés d’une erreur de droit ou d’appréciation au regard du plan local d’urbanisme intercommunal et de l’orientation d’aménagement et de programmation (OAP) n’étaient pas fondés. Enfin, l’intervention volontaire de Mme A, voisine du projet, a été déclarée irrecevable faute de motivation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2102088(TA38-2102088)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre les prescriptions imposées par le maire de Chuzelles à son autorisation de construire une clôture. Le tribunal a annulé ces prescriptions, estimant que l’interdiction des clôtures rigides et l’imposition d’un grillage souple constituaient une erreur de droit et une modification radicale du projet. La décision s’appuie sur les articles R. 421-2 et R. 421-12 du code de l’urbanisme, ainsi que sur le règlement du plan local d’urbanisme de la commune.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2408905(TA38-2408905)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la demande de M. C tendant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour était devenue sans objet, la préfète de l'Isère lui ayant délivré une convocation le 29 novembre 2024. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a en revanche admis M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 600 euros à son avocat au titre des frais irrépétibles, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406979(TA38-2406979)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 30 juillet 2024 par lequel le préfet de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant tunisien, et l'a obligé à quitter le territoire français. La juridiction estime que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la présence régulière de l'intéressé depuis 2018, de son activité professionnelle stable et de la présence de son enfant français. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination sont également annulées. Le tribunal rejette la demande d'injonction de délivrance d'un titre de séjour, faute pour M. B de démontrer remplir les conditions requises.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407076(TA38-2407076)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante guinéenne, contestant l'arrêté du préfet de l'Isère du 6 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, faute pour la requérante d'établir un risque d'excision pour sa fille en cas de retour en Guinée. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406814(TA38-2406814)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 29 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, tout en reconnaissant une erreur de fait sur la situation maritale de la requérante. Toutefois, cette erreur n'a pas été jugée déterminante, le tribunal estimant que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions des articles L. 423-23, L. 435-3 et L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2408653(TA38-2408653)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion des occupants sans droit ni titre de la parcelle départementale AL n° 91 à Bonneville (site de l'ancien IUFM). La juridiction a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure en raison des travaux de transformation du site en collège, impliquant des risques d'accident liés au désamiantage et à la circulation de camions. Les occupants doivent évacuer les lieux sous deux jours, sous astreinte de 100 euros par jour et par véhicule ou caravane. La demande du département d'être autorisé à recourir à la force publique a été rejetée.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2409460(TA38-2409460)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a jugé que le délai de près de deux mois imposé à une ressortissante angolaise pour l'enregistrement de sa demande d'asile constituait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale. Le tribunal a relevé que ce délai excédait largement le maximum légal de dix jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la préfecture n'invoquait aucune difficulté conjoncturelle justifiant un tel retard. En conséquence, il a enjoint à la préfète de l'Isère de fixer un rendez-vous à l'intéressée dans un délai de trois jours ouvrés pour l'enregistrement de sa demande.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409027(TA38-2409027)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de renouveler son titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant convoqué la requérante, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande. En revanche, la demande de délivrance d'un récépissé autorisant à travailler a été rejetée, car elle est subordonnée à la présentation d'un dossier complet. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à Mme C au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2401792(TA38-2401792)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 24 janvier 2024 par laquelle le préfet de l'Isère avait refusé le regroupement familial de Mme B au profit de son époux, au motif que ses ressources étaient insuffisantes. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en ne tenant pas compte de l'impact du handicap du fils mineur de Mme B, reconnu par la CDAPH, qui réduit sa capacité de travail et justifie des revenus moindres. Il a également considéré que la prime d'activité majorée devait être incluse dans le calcul des ressources. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 434-8 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA38-2408838(TA38-2408838)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par le préfet de la Haute-Savoie d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 30 juillet 2024 pour assurer le logement de M. A, a constaté que l’intéressé avait signé un bail le 3 octobre 2024. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que l’injonction avait été exécutée et a décidé qu’il n’y avait pas lieu de liquider l’astreinte.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2106313(TA38-2106313)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. D contestant l'arrêté du maire de Seyssins du 19 juillet 2021 s'opposant à une déclaration préalable pour des travaux de talutage. Le tribunal a relevé que ces travaux, bien que présentés comme une mise en sécurité, avaient pour effet de régulariser des affouillements antérieurs réalisés sans autorisation, plaçant le maire en situation de compétence liée pour s'y opposer. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment l'article R. 421-23, et le plan de prévention des risques naturels de la commune.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408271(TA38-2408271)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de carte de séjour. Le préfet de l'Isère ayant convoqué l'intéressé à un rendez-vous le 29 novembre 2024, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur cette demande. Par ailleurs, M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, mais ses conclusions tendant à l'application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ont été rejetées.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2409197(TA38-2409197)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé l'astreinte prononcée à l'encontre de l'État pour inexécution d'une précédente ordonnance enjoignant au préfet de fixer un rendez-vous à M. A pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. Constatant que la préfecture n'avait pas exécuté cette injonction malgré le relèvement de l'astreinte à 200 euros par jour, le juge a condamné l'État à verser 2 000 euros à M. A pour la période du 13 au 25 novembre 2024. Cette décision est fondée sur les articles L. 911-7 et L. 911-8 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409032(TA38-2409032)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de M. C visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour, celle-ci l'ayant convoqué. La demande d'injonction de délivrance d'un récépissé a été rejetée, car cette délivrance est subordonnée au dépôt d'un dossier complet. L'État a été condamné à verser 800 euros à l'avocat du requérant au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridictionnelle.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408906(TA38-2408906)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme B visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant délivré un rendez-vous à l'intéressée avant l'audience, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur cette partie de la requête. En revanche, les conclusions tendant à des mesures générales pour remédier à l'inégal accès au service public ont été rejetées comme ne relevant pas de la compétence du juge des référés. L'État a été condamné à verser 600 euros à l'avocate de Mme B au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle provisoire accordée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408994(TA38-2408994)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de renouveler le titre de séjour de Mme B, ressortissante algérienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, la requérante ayant été convoquée pour le renouvellement de son récépissé. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête a été rejeté, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407086(TA38-2407086)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante nigériane, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Savoie. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulière. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA38-2408842(TA38-2408842)

Le Tribunal administratif de Grenoble a liquidé l'astreinte prononcée le 23 novembre 2023 à l'encontre du préfet de la Haute-Savoie, qui devait assurer le logement de M. A avant le 31 janvier 2024. Constatant que le logement a été attribué le 7 octobre 2024, soit après le délai imparti, le tribunal a condamné l'État à verser 4 000 euros au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. Cette décision est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

Résumé IA