Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2407567(TA38-2407567)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par le préfet de la Savoie d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération de la commune d’Albiez-Montrond autorisant une subvention d’équilibre au budget du domaine skiable, a pris acte du désistement du préfet. Ce désistement, déclaré pur et simple par le préfet le 14 novembre 2024, a été accepté par ordonnance du 15 novembre 2024 sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune solution au fond n’a donc été retenue, la procédure s’étant éteinte sans examen de la légalité de la délibération contestée.
N° TA38-2408311(TA38-2408311)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution du refus implicite du préfet de l'Isère de renouveler le certificat de résidence de M. A, ressortissant algérien et parent d'enfants français. La condition d'urgence a été reconnue en raison de la suspension du contrat de travail de l'intéressé, privant sa famille de toute ressource. Le tribunal a également relevé un doute sérieux sur la légalité de la décision, faute pour le préfet d'avoir instruit la demande dans un délai raisonnable et délivré des attestations de prolongation de manière continue, en méconnaissance des articles R. 431-15-1 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2408464(TA38-2408464)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme B d’une demande de suspension de la décision implicite du préfet de l’Isère refusant de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». En cours d’instance, le préfet a délivré à la requérante une attestation de prolongation d’instruction, ce qui a implicitement rapporté la décision de refus. Le juge a constaté que les conclusions aux fins de suspension et d’injonction étaient devenues sans objet et n’y a pas statué. Il a mis à la charge de l’État le versement de 600 euros au titre des frais d’instance, sous réserve de l’admission définitive de l’aide juridictionnelle.
N° TA38-2408501(TA38-2408501)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. H D, ressortissant albanais, contestant les arrêtés du préfet de l'Isère du 29 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, lui interdisant le retour pendant deux ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2408762(TA38-2408762)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B d'une demande d'injonction visant à obtenir le renouvellement de son titre de séjour et une attestation de prolongation. En cours d'instance, le préfet de l'Isère a délivré l'attestation sollicitée, et la requérante s'est désistée purement et simplement de ses conclusions. Le juge des référés a donné acte de ce désistement par ordonnance du 15 novembre 2024, constatant qu'aucun obstacle ne s'y opposait.
N° TA38-2408164(TA38-2408164)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision du préfet de l'Isère clôturant la demande de titre de séjour de Mme C. En cours d'instance, le préfet a délivré à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction, ce qui a implicitement rapporté la décision contestée. Par conséquent, le juge a constaté que les conclusions aux fins de suspension et d'injonction étaient devenues sans objet et n'a pas statué sur celles-ci. La requérante a été admise provisoirement à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2301702(TA38-2301702)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B pour contester la révision de ses droits à l’aide personnalisée au logement (APL) et les retenues opérées par la CAF de la Haute-Savoie pour récupérer des indus, notamment de revenu de solidarité active. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour le requérant d’avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article L. 825-1 du code de la construction et de l’habitation. Il a également constaté que les conclusions dirigées contre la CAF du Nord étaient irrecevables, cette dernière n’étant pas compétente pour statuer sur l’indu de revenu de solidarité active. La solution retenue est donc un rejet pour irrecevabilité, sans examen au fond des moyens soulevés.
N° TA38-2408056(TA38-2408056)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi en référé suspension d’un refus implicite de renouvellement de titre de séjour opposé à une ressortissante marocaine, conjointe d’un citoyen de l’Union européenne. Le juge a constaté que le préfet avait délivré une attestation de prolongation d’instruction après l’introduction du recours, mais a rappelé que cette délivrance ne prive pas d’objet la demande de suspension. Il a estimé que la condition d’urgence était présumée remplie en raison des conséquences du refus sur la situation de l’intéressée, et que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 233-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension de l’exécution du refus implicite a été ordonnée, avec injonction de délivrer une attestation de prolongation d’instruction autorisant le travail.
N° TA38-2408683(TA38-2408683)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A relative au renouvellement de son titre de séjour. La requérante n’a pas précisé le fondement juridique de sa demande (L. 521-1 ou L. 521-2 du code de justice administrative) ni indiqué les mesures attendues du juge. En l’absence de ces éléments, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2408068(TA38-2408068)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par Mme B d'une demande de suspension de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de lui délivrer un titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a indiqué avoir accordé le titre sollicité et convoqué l'intéressée pour le retirer. Le juge a constaté que les conclusions aux fins de suspension et d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points.
N° TA38-2408112(TA38-2408112)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a estimé que la mesure demandée n'était pas utile, car depuis le 1er juillet 2024, le requérant, titulaire d'un certificat de résidence algérien de dix ans, doit obligatoirement déposer sa demande de renouvellement via le téléservice ANEF, et non par un rendez-vous physique en préfecture. La solution retenue se fonde sur les articles R. 431-2 et R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'arrêté du 1er juillet 2024.
N° TA38-2408123(TA38-2408123)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour, en raison de l'urgence liée à l'expiration de son titre et à l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous. En cours d'instance, le préfet de l'Isère a délivré un rendez-vous à l'intéressée, rendant la demande d'injonction sans objet. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur cette demande et a rejeté les conclusions au titre des frais de justice, tout en admettant provisoirement Mme A à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2408639(TA38-2408639)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme B épouse C d’une demande de suspension de la décision implicite de refus de délivrance d’une attestation de prolongation de l’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions après que le préfet de l’Isère lui a délivré l’attestation sollicitée. Le juge a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 800 euros à l’avocat de la requérante au titre de l’aide juridictionnelle, sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2408739(TA38-2408739)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision de remise aux autorités suisses de Mme et M. A, prise en application du règlement (UE) n° 604/2013. Les requérants invoquaient l'urgence et une atteinte grave à leur liberté fondamentale en raison de l'état de santé de Mme A, mais le juge constate qu'ils ne se sont pas présentés aux convocations pour l'exécution de la remise, rendant leur demande dépourvue d'urgence. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA38-2408318(TA38-2408318)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de M. B, ressortissant libyen, qui sollicitait un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le préfet de l'Isère ayant accordé un rendez-vous après l'introduction de la requête, la condition d'urgence et d'utilité de la mesure a disparu. Le tribunal a néanmoins admis provisoirement l'intéressé à l'aide juridictionnelle et condamné l'État à verser 400 euros à son avocat au titre des frais de justice. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que la loi relative à l'aide juridique.
N° TA38-2408010(TA38-2408010)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution du refus implicite du préfet de l'Isère de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant malien. Le juge a retenu l'urgence, caractérisée par la précarité persistante de la situation du requérant malgré la délivrance de récépissés, et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles L. 423-22 et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour sous quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
N° TA38-2408732(TA38-2408732)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la commune de Sevrier, qui demandait l'évacuation forcée d'occupants d'un bâtiment frappé par un arrêté de mise en sécurité. Le juge des référés a estimé qu'il n'était pas compétent, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, pour ordonner une telle mesure. La demande a été jugée irrecevable en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2300244(TA38-2300244)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme A contestant la récupération d’indu d’allocation de logement familiale (936 euros) et de prime d’activité (1 924,63 euros et 3 226,59 euros) par la CAF de la Haute-Savoie. La requérante soutenait que ses ressources, issues d’une disponibilité d’office pour raison de santé, ne pouvaient être assimilées à des indemnités journalières, et qu’elle était de bonne foi. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés au regard des dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de la sécurité sociale. La solution retenue confirme la légalité des décisions de récupération des indus.
N° TA38-2300072(TA38-2300072)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 6 495,25 euros pour la période d’avril 2021 à octobre 2022. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, notamment l’incompétence de l’auteur de la décision, en se fondant sur une délégation de signature régulièrement publiée. Sur le fond, il a considéré que les sommes perçues par M. A constituaient des revenus réguliers au sens des articles L. 262-3 et R. 262-11 du code de l’action sociale et des familles, et non des dons occasionnels, justifiant ainsi l’indu. La solution retenue confirme le bien-fondé de la décision de récupération de l’indu, sans faire droit aux demandes de décharge ou de réexamen.
N° TA38-2405755(TA38-2405755)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme C, ressortissants albanais, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Savoie refusant leur admission au séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la secrétaire générale de la préfecture disposant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, les requérants ne justifiant pas de liens privés et familiaux suffisamment intenses et stables en France, malgré une présence de cinq ans. Les textes appliqués sont l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.