Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
34 263 décisions disponibles — page 770/1714
N° TA38-2407931(TA38-2407931)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Thonon-les-Bains fixant à 21 heures l'horaire de fermeture des débits de boissons à emporter. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant, notamment l'absence de troubles à l'ordre public, le caractère général et absolu de la mesure, l'atteinte disproportionnée à la liberté d'entreprendre et la rupture d'égalité, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La requête a été rejetée et le requérant a été condamné à verser 900 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA38-2201449(TA38-2201449)
Le Tribunal administratif de Grenoble a donné acte du désistement pur et simple de la société GRDF de sa requête en excès de pouvoir. La société GRDF demandait la condamnation de la société Guintoli à lui verser 4 384,89 euros pour le coût d’une remise en état, ainsi que 2 000 euros au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative. Après avoir été invitée à confirmer le maintien de ses conclusions sur le fondement de l’article R.612-5-1 du code de justice administrative, la société requérante a déclaré se désister. L’ordonnance, prise en application de l’article R.222-1 du même code, constate ce désistement sans qu’il soit statué au fond.
N° TA38-2206195(TA38-2206195)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme B et autres, qui demandaient l'annulation pour excès de pouvoir de la délibération du 25 juillet 2022 du conseil municipal des Deux Alpes. Cette délibération modifiait les conditions suspensives de la cession de parcelles à la SCCV Les Deux Alpes Aiglon. Le tribunal a jugé que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir, les désagréments allégués étant étrangers à l'objet de la délibération et leurs autres arguments non établis. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens, et le tribunal a appliqué les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de justice administrative.
N° TA38-2302828(TA38-2302828)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 14 novembre 2024, a donné acte du désistement de Mme A épouse B. Celle-ci contestait la suspension de son traitement par la préfète de la Zone de Défense et de Sécurité Sud-Est pour absence à un contrôle médical. Saisie sur le fondement de l'article R.612-5-1 du code de justice administrative, la requérante n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti. Elle est donc réputée s'être désistée de l'ensemble de sa requête.
N° TA38-2205399(TA38-2205399)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 14 novembre 2024, a pris acte du désistement de M. B, qui contestait le refus du sous-préfet de la Tour du Pin de lui accorder un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le requérant, après avoir été invité à confirmer le maintien de ses conclusions sur le fondement de l’article R.612-5-1 du code de justice administrative, a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R.222-1 du même code, le tribunal a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement et en a donné acte.
N° TA38-2202205(TA38-2202205)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait procédé à un examen particulier de sa situation, incluant sa vulnérabilité. Il a également estimé que le motif de la décision, fondé sur la dissimulation par M. B de l'obtention d'une protection subsidiaire en Italie, était établi et justifiait la cessation de l'accueil en application de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2408288(TA38-2408288)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 11 septembre 2024 du ministre des armées refusant d’agréer la démission de M. A, militaire de carrière. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, incompétence, erreur d’appréciation) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, rendant inutile l’examen de la condition d’urgence. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, en application de l’article L. 4139-13 du code de la défense.
N° TA38-2304657(TA38-2304657)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Les Belleville aux sociétés Cosmos et Le Rooz pour un ensemble immobilier. Le tribunal a d'abord écarté les fins de non-recevoir soulevées en défense, jugeant que M. A justifiait d'un intérêt à agir et que le recours avait été régulièrement notifié. Sur le fond, il a estimé que les moyens invoqués, tirés notamment de l'insuffisance du dossier de demande et de la méconnaissance des articles R. 111-2 du code de l'urbanisme et du règlement du plan local d'urbanisme (PLU), n'étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet de la requête, le tribunal ayant considéré que les insuffisances alléguées du dossier n'avaient pas faussé l'appréciation de l'autorité administrative sur la conformité du projet.
N° TA38-2300460(TA38-2300460)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B contestant le recouvrement d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 3 630,15 euros. La décision, rendue en formation de juge unique, confirme le bien-fondé de l’indu fondé sur la reprise de vie maritale non déclarée à compter de novembre 2018, établie par un faisceau d’indices (domicile commun, déclarations simultanées, mouvements bancaires). Le tribunal a appliqué les articles R. 262-6 du code de l’action sociale et des familles et R. 222-13 du code de justice administrative. La demande de décharge de la dette a été rejetée.
N° TA38-2205633(TA38-2205633)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, professeur des écoles, qui contestait le refus de l'inspecteur d'académie de la Haute-Savoie de financer sa formation agricole via son compte personnel de formation (CPF). Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas opposé un refus de principe à la formation, mais avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en classant la demande comme non prioritaire. Cette décision se fonde sur les articles L. 422-8 à L. 422-10 du code général de la fonction publique et l'article 8 du décret n° 2017-928 du 6 mai 2017, qui établissent des priorités pour l'utilisation du CPF, parmi lesquelles ne figure pas la reconversion professionnelle de l'agent.
N° TA38-2201217(TA38-2201217)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A et M. B de conclusions indemnitaires et de demandes d’injonction à l’encontre de la commune de Combloux, pour des emprises irrégulières et des troubles de voisinage. Les requérants n’ayant pas confirmé le maintien de leurs conclusions dans le délai imparti, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, ils sont réputés s’en être désistés. Par ordonnance du 14 novembre 2024, le tribunal donne acte de ce désistement et rejette les conclusions de la commune présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2201005(TA38-2201005)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Poney club de l'Etang d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un récépissé de déclaration délivré par le préfet de l’Isère à la société BVB travaux publics pour une installation classée. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête, désistement accepté par la défenderesse. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la société BVB travaux publics tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
N° TA38-2103989(TA38-2103989)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 12 janvier 2021 par lequel le maire de Saint-François-Longchamp interdisait la circulation des véhicules à moteur sur la route du lac du Loup du 1er décembre au 31 mars, ainsi que le rejet du recours gracieux. La requête a été jugée recevable uniquement pour Mme C A, propriétaire d'une habitation desservie par cette route, mais irrecevable pour Mme D A, faute d'intérêt à agir. Le tribunal a estimé que cette interdiction, fondée sur les risques d'avalanche et de chutes de pierres, portait une atteinte disproportionnée à la liberté de circulation et au droit d'accès au logement de Mme A, en raison de son caractère systématique et indépendant des conditions météorologiques. La décision s'appuie sur l'article L. 2213-1 du code général des collectivités territoriales, et la commune a été condamnée à verser 1 200 euros à Mme A au titre des frais de justice.
N° TA38-2402250(TA38-2402250)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de la société BLV-rue Louis de Broglie de ses conclusions en annulation de la décision de préemption urbain du 7 mars 2024 prise par le président de Valence Romans Agglo. La société s'est désistée de son recours pour excès de pouvoir, et le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur cette demande. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la communauté d'agglomération a été condamnée à verser 1 000 euros à la société requérante au titre des frais de justice.
N° TA38-2102231(TA38-2102231)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. D B et de son fils, agissant en leur nom et en celui de la fille mineure de M. B, visant à engager la responsabilité du centre hospitalier Annecy Genevois suite au suicide de Mme F, survenu le 8 juin 2018 dans sa chambre d'hospitalisation. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'établissement sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, en raison d'une faute de surveillance et d'un défaut de prévention du risque suicidaire, l'équipe de nuit n'ayant pas respecté la surveillance horaire prescrite et n'ayant pas retiré les cordons de vêtements (ceinture de peignoir) de la patiente. En conséquence, le tribunal a condamné le centre hospitalier à verser 5 000 euros à M. D B, 3 000 euros à M. E B et 1 500 euros à la fille A B au titre du préjudice d'affection, ainsi que 3 000 euros au titre des frais d'obsèques.
N° TA38-2408459(TA38-2408459)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi d’une demande de suspension de décisions implicites du préfet de l’Isère refusant de renouveler le titre de séjour de M. B, ressortissant algérien. En cours d’instance, le préfet a délivré une attestation de prolongation d’instruction, ce qui a implicitement rapporté les décisions contestées. Le juge a constaté que les conclusions à fin de suspension et d’injonction étaient devenues sans objet et n’y a pas statué. Il a mis à la charge de l’État le versement de 600 euros au titre des frais d’instance, sous réserve de l’admission définitive de l’aide juridictionnelle.
N° TA38-2204859(TA38-2204859)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 16 février 2022 par laquelle le CROUS Grenoble Alpes a refusé de renouveler le contrat à durée déterminée de Mme B, agente de service. Le tribunal a jugé que ce refus, motivé par une insuffisance d'engagement professionnel, était entaché d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation, faute pour l'administration d'apporter des preuves des carences alléguées. La solution retenue s'appuie sur le principe selon lequel le non-renouvellement d'un contrat à durée déterminée ne peut être fondé que sur un motif d'intérêt du service, apprécié au regard des besoins du service ou de considérations tenant à la personne de l'agent.
N° TA38-2408057(TA38-2408057)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet de l'Isère concernant la demande de certificat de résidence algérien de M. D. Le juge a d'abord écarté la fin de non-recevoir du préfet, estimant que le dossier de demande était complet et qu'une décision implicite de rejet était née. Pour apprécier la condition d'urgence, le tribunal a considéré qu'il devait être vérifié si la décision contestée préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à la situation du requérant. La solution finale n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et de l'accord franco-algérien.
N° TA38-2406282(TA38-2406282)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du préfet de la Savoie de lui accorder le regroupement familial. En cours d’instance, le préfet a fait droit à la demande de l’intéressée, rendant les conclusions principales sans objet. Par ordonnance du 13 novembre 2024, le tribunal a constaté le non-lieu à statuer sur ces conclusions en application de l’article R.222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L.761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA38-2407961(TA38-2407961)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. C d’une demande de suspension de la décision du préfet de l’Isère classant sans suite sa demande de renouvellement de titre de séjour. Postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet a accordé un rendez-vous pour renouveler le récépissé, retirant ainsi la décision implicite contestée. Le juge constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions en référé, devenues sans objet. L’État est condamné à verser 800 euros à M. C au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.