Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2205399(TA38-2205399)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 14 novembre 2024, a pris acte du désistement de M. B, qui contestait le refus du sous-préfet de la Tour du Pin de lui accorder un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le requérant, après avoir été invité à confirmer le maintien de ses conclusions sur le fondement de l’article R.612-5-1 du code de justice administrative, a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R.222-1 du même code, le tribunal a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement et en a donné acte.
N° TA38-2205633(TA38-2205633)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, professeur des écoles, qui contestait le refus de l'inspecteur d'académie de la Haute-Savoie de financer sa formation agricole via son compte personnel de formation (CPF). Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas opposé un refus de principe à la formation, mais avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en classant la demande comme non prioritaire. Cette décision se fonde sur les articles L. 422-8 à L. 422-10 du code général de la fonction publique et l'article 8 du décret n° 2017-928 du 6 mai 2017, qui établissent des priorités pour l'utilisation du CPF, parmi lesquelles ne figure pas la reconversion professionnelle de l'agent.
N° TA38-2201449(TA38-2201449)
Le Tribunal administratif de Grenoble a donné acte du désistement pur et simple de la société GRDF de sa requête en excès de pouvoir. La société GRDF demandait la condamnation de la société Guintoli à lui verser 4 384,89 euros pour le coût d’une remise en état, ainsi que 2 000 euros au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative. Après avoir été invitée à confirmer le maintien de ses conclusions sur le fondement de l’article R.612-5-1 du code de justice administrative, la société requérante a déclaré se désister. L’ordonnance, prise en application de l’article R.222-1 du même code, constate ce désistement sans qu’il soit statué au fond.
N° TA38-2307219(TA38-2307219)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 30 mars 2023 par lequel le maire de la commune des Belleville a accordé un permis de construire à la SCCV Cosmos et à la SASU Le Rooz pour un ensemble immobilier de huit chalets. Après avoir écarté la fin de non-recevoir tirée du défaut d’intérêt à agir, le tribunal a examiné les moyens soulevés par les requérants. Il a notamment retenu que le projet méconnaissait les dispositions de l’article UA 2.1 du règlement du PLU s’agissant de la hauteur à l’égout du chalet n°2, ainsi que celles de l’article UA 2.2 du même règlement concernant la forme des ouvertures. En application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme, le tribunal a sursis à statuer afin de permettre la régularisation de ces vices dans un délai déterminé.
N° TA38-2402890(TA38-2402890)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B D, qui contestait un permis de construire délivré par le maire d'Albertville. Le requérant a expressément demandé à mettre fin à l'instance dans ses mémoires des 24, 25 octobre et 6 novembre 2024. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, l'ordonnance donne acte de ce désistement pur et simple. La demande de la commune d'Albertville tendant à la condamnation de M. D au titre de l'article L. 761-1 du même code est rejetée.
N° TA38-2301331(TA38-2301331)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. C, ressortissant soudanais, qui contestait le refus du département de la Drôme de lui attribuer le revenu de solidarité active (RSA) à compter d’août 2019. Le tribunal a estimé que le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte était infondé et que, conformément à l’article L. 262-4 du code de l’action sociale et des familles, l’ouverture des droits au RSA ne pouvait être rétroactive à la date de la première demande, en l’absence de reconnaissance du statut de réfugié à cette date. La solution retenue confirme que le département était fondé à refuser l’effet rétroactif, faute pour le requérant de justifier de son droit au séjour lors du dépôt initial de sa demande.
N° TA38-2300072(TA38-2300072)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 6 495,25 euros pour la période d’avril 2021 à octobre 2022. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, notamment l’incompétence de l’auteur de la décision, en se fondant sur une délégation de signature régulièrement publiée. Sur le fond, il a considéré que les sommes perçues par M. A constituaient des revenus réguliers au sens des articles L. 262-3 et R. 262-11 du code de l’action sociale et des familles, et non des dons occasionnels, justifiant ainsi l’indu. La solution retenue confirme le bien-fondé de la décision de récupération de l’indu, sans faire droit aux demandes de décharge ou de réexamen.
N° TA38-2202363(TA38-2202363)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour. La requérante s’est ensuite désistée purement et simplement de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Par ordonnance du 14 novembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de frais irrépétibles présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2203771(TA38-2203771)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour pour raison médicale. Le conseil du requérant a toutefois informé le tribunal qu’une décision explicite de refus était intervenue avant même la saisine, rendant la requête manifestement irrecevable. Par une ordonnance du 14 novembre 2024, le tribunal a donné acte du désistement de M. B, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2204253(TA38-2204253)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de lui donner un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour, a constaté le désistement d’office du requérant. En application de l’article R.612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal avait invité M. A à confirmer le maintien de ses conclusions, ce qu’il n’a pas fait dans le délai d’un mois. Par ordonnance du 14 novembre 2024, la présidente de la 3ème chambre a donc donné acte de ce désistement, mettant fin à l’instance.
N° TA38-2302828(TA38-2302828)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 14 novembre 2024, a donné acte du désistement de Mme A épouse B. Celle-ci contestait la suspension de son traitement par la préfète de la Zone de Défense et de Sécurité Sud-Est pour absence à un contrôle médical. Saisie sur le fondement de l'article R.612-5-1 du code de justice administrative, la requérante n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti. Elle est donc réputée s'être désistée de l'ensemble de sa requête.
N° TA38-2408034(TA38-2408034)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a liquidé l'astreinte prononcée le 26 mai 2020 à l'encontre de l'État pour défaut d'hébergement de M. B. Le préfet de l'Isère avait proposé un hébergement d'urgence le 18 mars 2021, que l'intéressé a refusé en raison de son éloignement de Grenoble. Le tribunal a estimé que cette proposition ne constituait pas une exécution satisfaisante de l'injonction. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, l'astreinte a été fixée à 4 500 euros, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2405784(TA38-2405784)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 14 novembre 2024, du désistement du préfet de l'Isère de son recours en excès de pouvoir dirigé contre un accord-cadre de nettoyage conclu par la commune de Brié-et-Angonnes. Le désistement étant pur et simple, le juge, sur le fondement de l'article R.222-1 du code de justice administrative, en a donné acte. La demande de la commune tendant à la condamnation du préfet aux frais de justice a été rejetée.
N° TA38-2405755(TA38-2405755)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme C, ressortissants albanais, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Savoie refusant leur admission au séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la secrétaire générale de la préfecture disposant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, les requérants ne justifiant pas de liens privés et familiaux suffisamment intenses et stables en France, malgré une présence de cinq ans. Les textes appliqués sont l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2208196(TA38-2208196)
Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 1er juillet 2022 par lequel le préfet de la Haute-Savoie avait retiré sa commission de lieutenant de louveterie à M. D. La juridiction a jugé que le grief tiré du refus d'effaroucher un loup n'était pas établi, l'intéressé ayant légitimement suivi la demande de l'éleveuse qui refusait cette méthode. S'agissant du manquement au devoir de réserve, le tribunal a estimé que les prises de position publiques de M. D, bien que critiquables, ne constituaient pas une cause grave justifiant le retrait de sa commission au sens de l'article R. 427-2 du code de l'environnement. La décision préfectorale a donc été annulée pour erreur d'appréciation.
N° TA38-2206195(TA38-2206195)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme B et autres, qui demandaient l'annulation pour excès de pouvoir de la délibération du 25 juillet 2022 du conseil municipal des Deux Alpes. Cette délibération modifiait les conditions suspensives de la cession de parcelles à la SCCV Les Deux Alpes Aiglon. Le tribunal a jugé que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir, les désagréments allégués étant étrangers à l'objet de la délibération et leurs autres arguments non établis. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens, et le tribunal a appliqué les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de justice administrative.
N° TA38-2201133(TA38-2201133)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, major pénitentiaire, qui contestait le refus implicite de l’administration de le proposer à la liste d’aptitude pour l’accès au corps de commandement. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car tardive, en application des articles L. 231-4 et L. 112-2 du code des relations entre le public et l’administration, qui excluent l’application des règles de l’accusé de réception aux relations avec les agents publics. Le silence gardé par l’administration pendant deux mois sur le recours hiérarchique de l’agent a fait naître une décision implicite de rejet, et le délai de recours contentieux de deux mois n’a pas été respecté.
N° TA38-2405244(TA38-2405244)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de mutation opposé par la directrice générale des finances publiques. Le requérant s’est désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 23 septembre 2024. Constatant que ce désistement était pur et simple, la présidente de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 14 novembre 2024, en application de l’article R.222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2103989(TA38-2103989)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 12 janvier 2021 par lequel le maire de Saint-François-Longchamp interdisait la circulation des véhicules à moteur sur la route du lac du Loup du 1er décembre au 31 mars, ainsi que le rejet du recours gracieux. La requête a été jugée recevable uniquement pour Mme C A, propriétaire d'une habitation desservie par cette route, mais irrecevable pour Mme D A, faute d'intérêt à agir. Le tribunal a estimé que cette interdiction, fondée sur les risques d'avalanche et de chutes de pierres, portait une atteinte disproportionnée à la liberté de circulation et au droit d'accès au logement de Mme A, en raison de son caractère systématique et indépendant des conditions météorologiques. La décision s'appuie sur l'article L. 2213-1 du code général des collectivités territoriales, et la commune a été condamnée à verser 1 200 euros à Mme A au titre des frais de justice.
N° TA38-2404833(TA38-2404833)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du recteur de l’académie de Grenoble refusant un temps partiel annualisé pour l’année 2024-2025. M. B s’est désisté de sa requête, désistement jugé pur et simple. Sur le fondement de l’article R.222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 14 novembre 2024.