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Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par le Fonds de garantie des victimes d'actes de terrorisme et d'autres infractions (FGTI) d'une demande de remboursement des indemnités versées à des militaires blessés et aux ayants droit d'un militaire décédé lors d'une opération de lutte contre l'orpaillage illégal. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la demande du FGTI était irrecevable pour tardiveté en ce qui concerne les ayants droit de M. B, et mal dirigée pour M. D. Concernant M. E, le tribunal a estimé que le FGTI ne justifiait pas du caractère définitif de la décision de la commission d'indemnisation des victimes d'infractions (CIVI) fixant les indemnités. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions du FGTI, sur le fondement des articles L.706-11 du code de procédure pénale et L.4123-10 du code de la défense.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de Mme E, enseignante contractuelle, qui demandait le reclassement de sa rémunération aux indices majorés 337 et 354 à compter de 2019 et 2022, ainsi que le versement de rappels de salaire et d’une indemnité. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l’introduction de la requête, l’administration avait accordé à Mme E un reclassement à ces indices, mais à des dates antérieures à celles demandées, rendant sans objet les conclusions principales. Sur le fond, le tribunal a rejeté les demandes de rappels et d’indemnité en raison de la tardiveté de la requête, la requérante n’ayant pas contesté dans le délai de deux mois la décision implicite de rejet née du silence de l’administration sur sa demande préalable. Cette solution est fondée sur les articles R.421-2 du code de justice administrative et L.112-3 et L.112-6 du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de Mme C, enseignante contractuelle, contestant le refus implicite du recteur de revaloriser sa rémunération à l'indice majoré 388 à compter de septembre 2020. Le tribunal a constaté que la requérante avait obtenu satisfaction par un avenant signé en novembre 2024, reclassant son indice et versant les rappels de salaire, rendant sans objet les conclusions principales. Pour le surplus, le tribunal a relevé que la demande indemnitaire pour préjudice tardif était irrecevable faute de liaison du contentieux, et que la requête était tardive, car introduite plus de deux mois après la naissance de la décision implicite de rejet, en application de l'article R.421-2 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions devenues sans objet et rejeté le surplus de la requête comme irrecevable.
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Guyane de convoquer M. A, ressortissant surinamais présent en France depuis l’âge d’un an, afin qu’il puisse déposer sa première demande de titre de séjour. Le juge a retenu l’urgence et l’utilité de la mesure, en raison de l’ancienneté des démarches infructueuses du requérant et de l’absence de réponse de l’administration. L’injonction doit être exécutée dans un délai d’un mois, sans astreinte. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Cette décision du Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, fait droit à la demande de M. A, ressortissant surinamien, qui n'arrivait pas à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer sa première demande de titre de séjour. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu de l'ancienneté des démarches de l'intéressé (depuis 2022), de sa promesse d'embauche et de l'absence de réponse de l'administration. Il a enjoint au préfet de la Guyane de convoquer M. A dans un délai d'un mois, sans astreinte, et a condamné l'État à lui verser 700 euros au titre des frais de justice. La solution s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de la Guyane rejette la requête de Mme B contestant l'arrêté préfectoral du 23 mars 2023 ordonnant l'évacuation et la destruction de constructions illicites sur trois parcelles à Cayenne. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'absence de diagnostic social préalable, estimant que les enquêtes sociales menées par les services de la ville et le CCAS constituent une mise en œuvre suffisante des préconisations des circulaires invoquées. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur l'article 11-1 de la loi du 23 juin 2011.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de M. B, enseignant contractuel, qui contestait le refus implicite du recteur de la Guyane de revaloriser sa rémunération à l'indice majoré 415 à compter du 1er janvier 2024, sur le fondement du décret n° 2016-1171 du 29 août 2016. Le tribunal a constaté que les rappels de salaire pour les reclassements antérieurs (indices 388 et 410) avaient été versés en décembre 2024, rendant ces conclusions sans objet. Pour la demande de reclassement à l'indice 415, le tribunal a relevé un défaut de liaison du contentieux, faute pour M. B d'avoir préalablement saisi l'administration d'une demande préalable sur ce point, conformément à l'article R.421-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable.
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Guyane de convoquer Mme A, ressortissante guyanienne, afin qu'elle puisse déposer sa première demande de titre de séjour. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu de l'ancienneté des démarches infructueuses de l'intéressée (depuis 2022) et de sa situation personnelle (présence en France depuis 1999, vie avec sa mère régulière et sœurs françaises). La décision se fonde sur les principes généraux régissant l'obligation pour l'administration de recevoir les étrangers dans un délai raisonnable, en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de la Guyane annule la décision implicite de rejet du préfet de la Guyane refusant à Mme B, ressortissante haïtienne, un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le tribunal estime que cette décision méconnaît l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, car Mme B justifie d’une vie familiale effective avec son époux, titulaire d’une carte de résident, et leur enfant né en Guyane, malgré les déplacements professionnels du mari. Il enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois, sans astreinte, et rejette le surplus des conclusions.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. E, ressortissant haïtien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Guyane le 17 novembre 2022. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. E.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme C D, qui contestait l'arrêté du préfet de la Guyane ordonnant l'évacuation et la destruction de constructions illicites sur des parcelles à Cayenne. Le tribunal a jugé que la procédure préalable, incluant une enquête sociale et un recensement des habitants, était suffisante et régulière au regard de la loi du 23 juin 2011. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en considérant les constructions comme un ensemble homogène présentant des risques graves pour la salubrité et la sécurité. Enfin, les moyens tirés de la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de M. A, enseignant contractuel, contestant le refus implicite du recteur de revaloriser sa rémunération aux indices majorés 475 (à compter du 1er septembre 2022) et 480 (à compter du 1er janvier 2024), sur le fondement du décret n° 2016-1171 du 29 août 2016. Le tribunal a constaté que la revalorisation à l’indice 475 et les rappels de salaire correspondants (2 706,76 €) avaient été accordés en mars 2024, rendant sans objet les conclusions sur ce point. En revanche, la demande de revalorisation à l’indice 480 à compter du 1er janvier 2024 a été rejetée comme irrecevable, faute pour M. A d’avoir préalablement saisi l’administration d’une demande en ce sens, ce qui n’a pas permis de lier le contentieux.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de M. B, enseignant contractuel, contestant le rejet implicite de sa demande de revalorisation de sa rémunération et de paiement de rappels de salaire. Le tribunal a constaté que l'administration avait versé l'intégralité des rappels dus après l'introduction de la requête, rendant sans objet les conclusions principales à fin d'injonction et de paiement. S'agissant des conclusions indemnitaires, le tribunal les a rejetées comme irrecevables, faute pour le requérant d'avoir présenté une demande préalable à l'administration, conformément à l'article R.421-1 du code de justice administrative. La solution s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de M. B, enseignant contractuel, contestant le refus implicite du recteur de revaloriser sa rémunération aux indices majorés 354 (à compter de 2019) et 372 (à compter de 2022), sur le fondement du décret n° 2016-1171 du 29 août 2016. Le tribunal a constaté que des avenants postérieurs à la requête avaient partiellement reclassé l’agent, rendant sans objet les conclusions principales. Toutefois, faute de signature de l’avenant de 2024 par M. B, les conclusions pécuniaires relatives aux rappels pour l’indice 372 ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de M. C, enseignant contractuel, qui demandait son reclassement à l’indice majoré 436 à compter du 1er janvier 2024, le paiement de rappels de salaire assortis d’intérêts légaux, et une indemnité pour paiement tardif. Le tribunal a jugé irrecevable la demande de reclassement au nouvel indice, faute de liaison préalable du contentieux sur ce point. Concernant les rappels de salaire déjà versés en décembre 2024 suite aux reclassements opérés en novembre 2024, la demande est devenue sans objet. La requête est donc rejetée, sans application des articles L.761-1 du code de justice administrative ni du code civil.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de M. B, enseignant contractuel, contestant le refus implicite de revalorisation de sa rémunération sur le fondement du décret n° 2016-1171 du 29 août 2016. Le tribunal a constaté que les reclassements aux indices majorés 431 et 453, ainsi que les rappels de traitement correspondants, avaient été effectués en cours d'instance, rendant ces demandes sans objet. En revanche, la demande de reclassement à l'indice majoré 458 à compter du 1er janvier 2024, formulée dans le dernier mémoire, a été jugée irrecevable pour défaut de liaison du contentieux, faute de demande préalable auprès de l'administration. Par conséquent, le tribunal a rejeté le surplus des conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de l'observatoire régional de la santé de Guyane, candidat évincé, qui demandait l'annulation ou la résiliation d'un marché public attribué par l'agence régionale de santé (ARS) à la société Regards Santé pour l'organisation d'un débat public. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment le caractère anormalement bas de l'offre retenue et la méconnaissance du principe d'égalité de traitement, en application des articles L. 2152-5 et L. 2152-6 du code de la commande publique. Il a jugé que l'offre n'était pas anormalement basse et que l'appréciation des sous-critères par l'ARS n'était pas entachée d'erreur manifeste. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 22 octobre 2024 par lequel le préfet de la Guyane avait refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A, ressortissante haïtienne, et l'avait obligée à quitter le territoire français. Le juge a reconnu l'urgence, compte tenu du risque d'éloignement immédiat, et a estimé que le moyen tiré de l'erreur de droit, fondé sur la situation personnelle et familiale de la requérante, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. L'affaire a été renvoyée au fond pour examen de la légalité de l'arrêté.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 9 décembre 2024 refusant le renouvellement de l'agrément d'assistante familiale de Mme C. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour défaut de motivation et erreur d'appréciation. Le tribunal a considéré que la condition d'urgence n'était pas établie, la situation financière de Mme C n'étant pas directement imputable à la décision contestée. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant haïtien, qui contestait son assignation à résidence et demandait la délivrance d'une attestation de demande d'asile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était établie, dès lors que le requérant faisait l'objet d'une mesure d'éloignement exécutoire et que son droit au maintien sur le territoire n'était pas absolu. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 541-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.