7 657 décisions disponibles — page 119/383
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A et M. C pour contester les arrêtés préfectoraux du 25 février 2025 leur interdisant d'embarquer à bord d'un aéronef à l'aéroport de Cayenne pour une durée de cinq jours, dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants. Le juge a examiné si ces mesures portaient une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'aller et venir, liberté fondamentale protégée par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Il a rappelé que le préfet dispose d'un pouvoir de police administrative pour édicter des mesures nécessaires à l'ordre public, à condition qu'elles soient adaptées et proportionnées. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le juge a procédé à l'audience et a prononcé la clôture de l'instruction, sans indiquer s'il faisait droit à la demande de suspension.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant par ordonnance, se déclare incompétent pour connaître de la requête de M. B. Celle-ci vise l'annulation d'une décision du recteur de Mayotte refusant de reconnaître le centre de ses intérêts moraux et matériels en Guyane. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, la compétence territoriale revient au tribunal dans le ressort duquel l'autorité ayant pris la décision a son siège, soit le tribunal administratif de Mayotte. Par conséquent, le dossier est transmis sans délai à cette juridiction.
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Guyane de convoquer M. A, ressortissant surinamais présent en France depuis l’âge d’un an, afin qu’il puisse déposer sa première demande de titre de séjour. Le juge a retenu l’urgence et l’utilité de la mesure, en raison de l’ancienneté des démarches infructueuses du requérant et de l’absence de réponse de l’administration. L’injonction doit être exécutée dans un délai d’un mois, sans astreinte. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Cette décision du Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, fait droit à la demande de M. A, ressortissant surinamien, qui n'arrivait pas à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer sa première demande de titre de séjour. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu de l'ancienneté des démarches de l'intéressé (depuis 2022), de sa promesse d'embauche et de l'absence de réponse de l'administration. Il a enjoint au préfet de la Guyane de convoquer M. A dans un délai d'un mois, sans astreinte, et a condamné l'État à lui verser 700 euros au titre des frais de justice. La solution s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant haïtien, afin d'obtenir l'enregistrement de sa demande d'asile dans un délai de trois jours. Le préfet de la Guyane lui avait initialement fixé un rendez-vous à plus d'un an et neuf mois, ce que le juge a considéré comme une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile. Constatant l'urgence, le tribunal a enjoint au préfet de convoquer le requérant sous huit jours pour procéder à l'enregistrement de sa demande et lui délivrer une attestation de demandeur d'asile, sur le fondement des articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 521-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de la Guyane rejette la requête de M. A, ressortissant chinois, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de lui fixer un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car M. A ne justifie d'aucune circonstance particulière justifiant d'obtenir un rendez-vous rapidement, malgré l'existence d'une procédure alternative de demande par courrier postal. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions, y compris celles relatives aux frais d'instance, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, agent de catégorie A de la commune de Cayenne, qui demandait la suspension de la délibération du 18 septembre 2024 relative au régime indemnitaire IFSE. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, le requérant ne se prévalant d’aucune considération à cet égard. En conséquence, la demande a été rejetée par ordonnance en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par la société Guyane Santé Hibiscus d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l’Agence régionale de santé (ARS) de la Guyane refusant l’autorisation d’exercer une activité de dialyse médicalisée. En cours d’instance, l’ARS a retiré sa décision initiale du 31 mai 2023 par une nouvelle décision du 22 décembre 2023, devenue définitive. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ce point, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois condamné l’État à verser 900 euros à la société requérante au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de la Guyane annule la décision implicite de rejet du préfet de la Guyane refusant à Mme B, ressortissante haïtienne, un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le tribunal estime que cette décision méconnaît l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, car Mme B justifie d’une vie familiale effective avec son époux, titulaire d’une carte de résident, et leur enfant né en Guyane, malgré les déplacements professionnels du mari. Il enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois, sans astreinte, et rejette le surplus des conclusions.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de M. B, enseignant contractuel, qui contestait le refus implicite du recteur de la Guyane de revaloriser sa rémunération à l'indice majoré 415 à compter du 1er janvier 2024, sur le fondement du décret n° 2016-1171 du 29 août 2016. Le tribunal a constaté que les rappels de salaire pour les reclassements antérieurs (indices 388 et 410) avaient été versés en décembre 2024, rendant ces conclusions sans objet. Pour la demande de reclassement à l'indice 415, le tribunal a relevé un défaut de liaison du contentieux, faute pour M. B d'avoir préalablement saisi l'administration d'une demande préalable sur ce point, conformément à l'article R.421-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de l'observatoire régional de la santé de Guyane, candidat évincé, qui demandait l'annulation ou la résiliation d'un marché public attribué par l'agence régionale de santé (ARS) à la société Regards Santé pour l'organisation d'un débat public. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment le caractère anormalement bas de l'offre retenue et la méconnaissance du principe d'égalité de traitement, en application des articles L. 2152-5 et L. 2152-6 du code de la commande publique. Il a jugé que l'offre n'était pas anormalement basse et que l'appréciation des sous-critères par l'ARS n'était pas entachée d'erreur manifeste. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de M. B, enseignant contractuel, contestant le refus implicite du recteur de revaloriser sa rémunération aux indices majorés 354 (à compter de 2019) et 372 (à compter de 2022), sur le fondement du décret n° 2016-1171 du 29 août 2016. Le tribunal a constaté que des avenants postérieurs à la requête avaient partiellement reclassé l’agent, rendant sans objet les conclusions principales. Toutefois, faute de signature de l’avenant de 2024 par M. B, les conclusions pécuniaires relatives aux rappels pour l’indice 372 ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de M. C, enseignant contractuel, qui demandait son reclassement à l’indice majoré 436 à compter du 1er janvier 2024, le paiement de rappels de salaire assortis d’intérêts légaux, et une indemnité pour paiement tardif. Le tribunal a jugé irrecevable la demande de reclassement au nouvel indice, faute de liaison préalable du contentieux sur ce point. Concernant les rappels de salaire déjà versés en décembre 2024 suite aux reclassements opérés en novembre 2024, la demande est devenue sans objet. La requête est donc rejetée, sans application des articles L.761-1 du code de justice administrative ni du code civil.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de M. B, enseignant contractuel, contestant le rejet implicite de sa demande de revalorisation de sa rémunération et de paiement de rappels de salaire. Le tribunal a constaté que l'administration avait versé l'intégralité des rappels dus après l'introduction de la requête, rendant sans objet les conclusions principales à fin d'injonction et de paiement. S'agissant des conclusions indemnitaires, le tribunal les a rejetées comme irrecevables, faute pour le requérant d'avoir présenté une demande préalable à l'administration, conformément à l'article R.421-1 du code de justice administrative. La solution s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Guyane de convoquer Mme A, ressortissante guyanienne, afin qu'elle puisse déposer sa première demande de titre de séjour. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu de l'ancienneté des démarches infructueuses de l'intéressée (depuis 2022) et de sa situation personnelle (présence en France depuis 1999, vie avec sa mère régulière et sœurs françaises). La décision se fonde sur les principes généraux régissant l'obligation pour l'administration de recevoir les étrangers dans un délai raisonnable, en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de M. A, enseignant contractuel, contestant le refus implicite du recteur de revaloriser sa rémunération aux indices majorés 475 (à compter du 1er septembre 2022) et 480 (à compter du 1er janvier 2024), sur le fondement du décret n° 2016-1171 du 29 août 2016. Le tribunal a constaté que la revalorisation à l’indice 475 et les rappels de salaire correspondants (2 706,76 €) avaient été accordés en mars 2024, rendant sans objet les conclusions sur ce point. En revanche, la demande de revalorisation à l’indice 480 à compter du 1er janvier 2024 a été rejetée comme irrecevable, faute pour M. A d’avoir préalablement saisi l’administration d’une demande en ce sens, ce qui n’a pas permis de lier le contentieux.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de M. B, enseignant contractuel, contestant le refus implicite de revalorisation de sa rémunération sur le fondement du décret n° 2016-1171 du 29 août 2016. Le tribunal a constaté que les reclassements aux indices majorés 431 et 453, ainsi que les rappels de traitement correspondants, avaient été effectués en cours d'instance, rendant ces demandes sans objet. En revanche, la demande de reclassement à l'indice majoré 458 à compter du 1er janvier 2024, formulée dans le dernier mémoire, a été jugée irrecevable pour défaut de liaison du contentieux, faute de demande préalable auprès de l'administration. Par conséquent, le tribunal a rejeté le surplus des conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme E et autres, qui demandaient l'annulation de l'arrêté préfectoral du 23 mars 2023 ordonnant l'évacuation et la destruction de constructions illicites à Cayenne. Le tribunal a jugé que l'arrêté, fondé sur l'article 11-1 de la loi du 23 juin 2011, était suffisamment motivé et que la procédure était régulière, en l'absence d'obligation légale de réaliser un diagnostic social ou une proposition de relogement préalable. Il a également estimé que les moyens tirés de l'erreur de fait et de la violation des articles 8 de la CESDH et 3-1 de la CIDE étaient infondés.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme C D, qui contestait l'arrêté du préfet de la Guyane ordonnant l'évacuation et la destruction de constructions illicites sur des parcelles à Cayenne. Le tribunal a jugé que la procédure préalable, incluant une enquête sociale et un recensement des habitants, était suffisante et régulière au regard de la loi du 23 juin 2011. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en considérant les constructions comme un ensemble homogène présentant des risques graves pour la salubrité et la sécurité. Enfin, les moyens tirés de la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi en plein contentieux par la SAS Aqua TP et Me Laura Bes, mandataire liquidateur de la SAS Hydrogec, afin d’obtenir la condamnation de la commune de Saint-Laurent du Maroni au paiement de diverses sommes au titre de l’exécution d’un marché public de travaux. La commune a opposé plusieurs fins de non-recevoir, notamment l’absence de qualité pour agir des membres du groupement et la tardiveté de la requête. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes des requérants, en se fondant sur les dispositions du code des marchés publics et du cahier des clauses administratives générales (CCAG) applicable aux marchés de travaux. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens au fond.