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AccueilJurisprudenceTribunal Administratif de la Guyane

Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Guyane

7 657 décisions disponibles — page 144/383

DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA106-2201315(TA106-2201315)

Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par Mme A, ressortissante haïtienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus oral d’enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le préfet a produit une fiche du fichier national des étrangers démontrant qu’une carte de séjour temporaire avait été délivrée à l’intéressée postérieurement à l’introduction de la requête. Le tribunal a constaté que ce titre valait enregistrement de la demande, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer et condamné l’État à verser 700 euros à l’avocate de Mme A au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

12 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA106-2201374(TA106-2201374)

Le Tribunal administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. B A A, ressortissant dominicain, qui contestait l'arrêté du 28 juillet 2022 du préfet de la Guyane lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la délivrance d'une carte de séjour pour vie privée et familiale. Le tribunal a estimé que, malgré sa présence en France depuis 2015 et son insertion professionnelle, M. A A, célibataire et sans charge de famille, ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, ses attaches familiales dans son pays d'origine n'étant pas rompues. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles à fin d'injonction et au titre des frais de justice.

12 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA106-2201518(TA106-2201518)

Le Tribunal administratif de la Guyane a été saisi par M. A, ressortissant haïtien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 20 novembre 2021 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal constate que, postérieurement à l’arrêté contesté, M. A a obtenu des récépissés de demande de titre de séjour valables jusqu’au 7 février 2025, rendant ses conclusions sans objet. En application des articles L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejette les demandes accessoires.

12 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA106-2201616(TA106-2201616)

Le Tribunal Administratif de la Guyane annule l'arrêté du 29 août 2022 par lequel le préfet de la Guyane a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant haïtien, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal estime que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, compte tenu de la durée de présence de M. B en France depuis 2010, de sa vie familiale établie avec sa compagne titulaire d'un titre de séjour et de leur enfant né en 2017 et scolarisé. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, fondée sur une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale.

12 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA106-2201624(TA106-2201624)

Le Tribunal Administratif de la Guyane annule l'arrêté du 31 août 2021 par lequel le préfet de la Guyane a refusé d'admettre au séjour Mme A C, ressortissante dominicaine. Le tribunal retient que le préfet a méconnu l'intérêt supérieur de l'enfant, garanti par l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, en refusant le séjour à la mère d'un enfant français de 5 ans résidant en France depuis sa naissance et scolarisé. Il enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à Mme A C dans un délai de deux mois.

12 novembre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA106-2201637(TA106-2201637)

Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme B, infirmière de bloc opératoire (IBODE) au centre hospitalier de Cayenne, qui contestait le refus implicite de lui attribuer la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à hauteur de 19 points majorés depuis le 1er janvier 2018. Le tribunal a jugé que la décision expresse du 28 novembre 2023, accordant rétroactivement à Mme B une NBI de 13 points majorés à compter du 1er janvier 2018, avait privé d’objet ses conclusions à fin d’annulation. Sur le fond, il a estimé que la différence de traitement entre les IBODE et les infirmiers en soins généraux, résultant des décrets des 3 février 1992 et 3 mars 2022, n’était pas contraire au principe d’égalité, l’administration disposant d’un pouvoir d’appréciation pour fixer les taux de prime. La solution retenue est donc le rejet des demandes indemnitaires et d’injonction, en application des textes précités.

12 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA106-2201667(TA106-2201667)

Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme C, ressortissante haïtienne, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 11 février 2022 lui refusant un titre de séjour. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que la signataire disposait d'une délégation régulière et que la décision était suffisamment motivée en droit et en fait. Il a également estimé que la requérante n'apportait pas la preuve de ses allégations concernant sa vie familiale avec ses enfants. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 423-23, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

12 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA106-2300006(TA106-2300006)

Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme D B, qui contestait son ajournement au semestre 4 du master 2 « métiers de l'enseignement de l'éducation et de la formation » pour l'année 2021-2022. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de la décision, l'absence de signature du président du jury, une erreur matérielle dans le report de sa note, et une méconnaissance des modalités de contrôle des connaissances. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que le relevé de notes ne constituait pas une décision faisant grief et que la délibération du jury était régulièrement signée par sa présidente. La décision s'appuie sur les articles L. 712-2 du code de l'éducation et L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration.

12 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA106-2300171(TA106-2300171)

Le Tribunal Administratif de la Guyane a annulé l'arrêté du 25 novembre 2022 par lequel le préfet de la Guyane refusait d'admettre au séjour M. B, ressortissant haïtien, l'obligeait à quitter le territoire et fixait le pays de destination. Le tribunal a considéré que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'intégration durable du requérant en France depuis 2017, de son parcours universitaire et de son investissement associatif. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté préfectoral, avec injonction au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale".

12 novembre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA106-2300268(TA106-2300268)

Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. B, associé de SCI, qui contestait des saisies administratives à tiers détenteur émises pour recouvrer des cotisations de taxe foncière dues par ces sociétés. Le tribunal a jugé que M. B, en tant qu'associé, était solidairement responsable des dettes sociales des SCI en application des articles 1857 et 1858 du code civil, et que l'administration avait pu légalement le poursuivre sans avoir à démontrer l'insolvabilité préalable des sociétés. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des demandes de M. B, incluant la décharge de l'obligation de payer, la restitution des sommes saisies, et les demandes indemnitaires.

12 novembre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA106-2300276(TA106-2300276)

Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme A B, professeure de lycée professionnel, qui contestait son classement au 5ème échelon par le recteur de l'académie de Guyane. La requérante demandait la prise en compte de ses expériences professionnelles antérieures (1998-1999 et 2009-2011) pour améliorer son ancienneté. Le tribunal a jugé que la période de 1998-1999 ne pouvait être retenue car Mme B exerçait comme barmaid, sans qualité de cadre, condition requise par le décret n° 92-1189 du 6 novembre 1992. La solution s'appuie sur les dispositions combinées de ce décret et du décret n° 51-1423 du 5 décembre 1951.

12 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA106-2300306(TA106-2300306)

Le Tribunal administratif de la Guyane a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir visant à contester des saisies administratives à tiers détenteurs pratiquées pour le recouvrement de dettes fiscales de taxe foncière dues par une société civile immobilière (SCI) dont elle est associée. La requérante soutenait notamment que les poursuites étaient irrégulières faute de poursuite préalable contre la société débitrice, en méconnaissance de l’article 1858 du code civil, et que les créances étaient prescrites. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, jugeant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés au regard des dispositions applicables du code de justice administrative et du livre des procédures fiscales.

12 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA106-2300577(TA106-2300577)

Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. A D B contestant l'arrêté du préfet de la Guyane du 18 janvier 2023 lui interdisant d'embarquer pendant cinq jours depuis l'aéroport de Cayenne. Le tribunal a jugé que cette mesure, prise dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants, ne portait pas une atteinte disproportionnée à la liberté d'aller et venir, compte tenu de l'ampleur du trafic et de la brève durée de l'interdiction. Il a également estimé que l'arrêté n'était entaché ni d'erreur de fait ni d'erreur d'appréciation, et que l'ancienneté de la condamnation de M. B pour trafic de stupéfiants ne faisait pas obstacle à la mesure. La solution s'appuie sur les articles L. 111-1 du code de la sécurité intérieure et L. 2215-1 du code général des collectivités territoriales, relatifs aux pouvoirs du préfet en matière d'ordre public.

12 novembre 2024Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA106-2401527(TA106-2401527)

Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 23 octobre 2024 prolongeant la mise en disponibilité d'office pour inaptitude de Mme A, au motif que la condition d'urgence n'était pas remplie. Mme A, qui percevait encore son traitement en octobre 2024, n'a pas démontré que la décision litigieuse la priverait de tout revenu de manière suffisamment grave et immédiate. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen du doute sérieux sur la légalité de l'acte.

12 novembre 2024Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA106-2401530(TA106-2401530)

Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-2 du code de justice administrative, suspend l'exécution de l'arrêté du 30 octobre 2024 par lequel le préfet de la Guyane a fixé Haïti comme pays de destination de la reconduite à la frontière de M. D. Le juge retient que la situation de violence généralisée en Haïti expose l'intéressé à un risque réel de traitements inhumains ou dégradants, en méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. L'urgence est caractérisée par le placement en rétention et l'imminence de l'éloignement. L'État est condamné à verser 700 euros à l'avocat de M. D au titre des frais de justice.

12 novembre 2024Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA106-2401532(TA106-2401532)

Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante brésilienne, qui contestait une obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), en raison de la présence de son mari détenu en Guyane. Le juge a estimé que, compte tenu de son entrée récente en France (décembre 2023), de l'absence d'intégration stable et du fait que sa famille (dont ses enfants) réside au Brésil, la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté fondamentale. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.

12 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA106-2201257(TA106-2201257)

Le Tribunal administratif de la Guyane a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 13 mai 2022 refusant la délivrance d’un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a produit une pièce établissant qu’une carte de séjour temporaire avait été délivrée au requérant, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions, sur le fondement des articles L. 423-7 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Il a en outre condamné l’État à verser 900 euros à l’avocate du requérant au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

12 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA106-2201301(TA106-2201301)

Le Tribunal Administratif de la Guyane rejette la requête de Mme C, ressortissante dominicaine, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet. Le tribunal juge que l'arrêté est suffisamment motivé et que le refus de séjour ne méconnaît pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que l'intéressée peut bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. La décision d'éloignement n'est pas illégale par voie de conséquence et ne viole pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme C.

12 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA106-2201327(TA106-2201327)

Le Tribunal administratif de la Guyane a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 27 juillet 2022 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an. Le préfet a conclu au non-lieu à statuer après avoir délivré à l’intéressé une carte de séjour temporaire valable jusqu’en juillet 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet, et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a en outre condamné l’État à verser 900 euros à M. A au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

12 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA106-2201337(TA106-2201337)

Le Tribunal Administratif de la Guyane a annulé l'arrêté du 24 mars 2022 par lequel le préfet de la Guyane refusait d'admettre au séjour Mme A, ressortissante surinamienne, l'obligeait à quitter le territoire et fixait le pays de destination. Le tribunal a jugé que cet arrêté méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En effet, Mme A, entrée en France à l'âge de 6 ans en 2006, justifiait d'une présence continue sur le territoire depuis 2011 et y avait tissé des liens personnels et familiaux intenses, stables et anciens. Par conséquent, le refus de séjour portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.

12 novembre 2024Résumé IA
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