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Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient la décharge de cotisations d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2018 à 2021. La requête, présentée par un avocat, avait été déposée en version papier, en méconnaissance de l'obligation de saisine par voie électronique prévue à l'article R. 414-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation adressée à leur conseil, celui-ci n'y a pas donné suite. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de M. A qui contestait la décision du président du conseil départemental du Nord de réduire son allocation de revenu de solidarité active (RSA) pour mars 2022. Le juge unique a estimé que la réduction était justifiée car M. A ne s'était pas inscrit à Pôle emploi ni n'avait signé de projet personnalisé d'accès à l'emploi dans le délai imparti, sans motif légitime. La décision s'appuie sur les articles L. 262-28, L. 262-29 et L. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, qui imposent aux bénéficiaires du RSA de rechercher un emploi et de respecter leurs obligations d'orientation et de contractualisation.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B contestant un indu de RSA de 9 919,47 euros. Le juge unique a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, une délégation de signature ayant été régulièrement accordée. Il a également jugé que le requérant n'établissait pas que la décision litigieuse reposait sur un traitement algorithmique, rendant inopérant le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 311-3-1 et R. 311-3-1-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. et Mme D, M. et Mme G et M. et Mme B, qui demandaient l'annulation du permis de construire délivré le 2 mars 2022 par le maire de Cucq à la société CPMV pour un immeuble de 19 logements. Le tribunal a d'abord écarté les fins de non-recevoir soulevées par la commune et la société, jugeant que les requérants justifiaient de leur qualité de propriétaires et d'un intérêt à agir. Sur le fond, après avoir examiné l'ensemble des moyens, le tribunal a estimé que le vice tiré de la méconnaissance des règles de hauteur (article UC 10 du PLU) était susceptible d'être régularisé. En application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, il a sursis à statuer pour permettre cette régularisation, sans prononcer l'annulation immédiate du permis.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 14 février 2022 par lequel le préfet du Nord refusait de renouveler le titre de séjour "vie privée et familiale" de M. B, ressortissant marocain. La juridiction a estimé que la seule condamnation pénale de l'intéressé, datant de 2018, ne caractérisait pas une menace actuelle pour l'ordre public au sens de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également jugé que le refus méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la résidence régulière et continue de M. B en France depuis 2009, de sa vie maritale avec une ressortissante française et de sa contribution à l'éducation de sa fille née en 2013. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Lille annule la décision du préfet du Nord du 26 avril 2022 portant retenue du passeport de M. A, ressortissant vietnamien en situation irrégulière. Le tribunal juge que cette retenue, fondée sur une obligation de quitter le territoire français, est privée de base légale après l’annulation de cette mesure d’éloignement par un jugement du 11 mai 2022. Il enjoint au préfet de restituer le passeport dans un délai d’un mois et condamne l’État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice. La solution s’appuie sur l’article L. 814-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, interprété à la lumière de la décision du Conseil constitutionnel n° 97-389 DC du 22 avril 1997.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, un agent territorial, qui contestait le refus du centre de gestion du Nord de reconnaître son trouble anxio-dépressif comme maladie imputable au service. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée, en droit et en fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, il a estimé que M. A n'apportait pas la preuve d'un lien direct entre sa pathologie et ses conditions de travail, condition nécessaire pour bénéficier des dispositions de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984. Par conséquent, la solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la commune de Bruay-la-Buissière, qui demandait l'annulation du refus implicite du préfet du Pas-de-Calais d'abroger l'arrêté du 29 mars 2021 approuvant le plan de prévention des risques d'inondation (PPRI) du bassin versant de la Lawe. La commune soutenait que cet arrêté était illégal, notamment en raison d'une imprécision cartographique, d'une rupture d'égalité devant les charges publiques, d'une erreur d'appréciation sur l'origine du risque et d'une méconnaissance de la Charte de l'environnement. Le tribunal a jugé que, pour apprécier la légalité d'un refus d'abroger un acte réglementaire, il doit se placer à la date de sa décision et examiner si l'acte est devenu illégal ou si l'illégalité a cessé. En l'espèce, les moyens soulevés par la commune n'ont pas été retenus comme fondés, le tribunal ayant considéré que le PPRI était conforme aux dispositions du code de l'environnement, notamment l'article L. 562-1, et que les critiques sur la précision cartographique ou le classement du quartier du Vieux
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande de Mme A visant à annuler un permis de construire délivré le 3 octobre 2018 par le maire de Béthune à la SCI la Graineterie pour régulariser des constructions existantes. La requérante invoquait notamment l'absence de régularisation globale, des risques d'inondation et une méconnaissance du plan local d'urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le permis de régularisation était légal et que les moyens soulevés étaient infondés ou irrecevables, en application des articles L. 600-5 et L. 421-9 du code de l'urbanisme. La solution retenue confirme la validité du permis de construire attaqué.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet du Nord concernant le renouvellement du certificat de résidence de M. A B, ressortissant algérien. Le juge a estimé que les moyens invoqués, notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’étaient pas assortis de précisions suffisantes pour créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille, saisi par le tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer de questions préjudicielles, s’est prononcé sur la constructibilité des lots du lotissement « Domaine de la Garenne » à Neufchâtel-Hardelot au regard de la loi Littoral. Il a examiné la conformité de l’arrêté de lotir de 2008 avec l’article L. 146-4 du code de l’urbanisme alors en vigueur, ainsi que l’application de l’article L. 121-8 du même code, dans sa rédaction issue de la loi ELAN de 2018, notamment la notion d’« espace déjà urbanisé ». La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’intervention de la commune a été admise, et les débats ont porté sur la légalité de l’arrêté de lotir et la constructibilité actuelle des lots.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 24 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la préfète, jugeant la requête suffisamment motivée. Sur le fond, il a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), l'insuffisance de motivation, l'erreur manifeste d'appréciation, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement a été rendu en application des articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'accord franco-algérien du 27
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) refusant à M. A le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le juge a estimé que la requête, fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, était irrecevable car la contestation de cette décision relève de la procédure spécifique prévue aux articles L. 555-1 et L. 921-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui offre des garanties équivalentes et est exclusive du référé suspension. En conséquence, l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l’aide juridictionnelle et aux frais d’instance, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B A, agent d'entretien de la commune de Gondecourt, qui contestait les arrêtés du maire refusant de reconnaître l'imputabilité au service de sa tendinopathie de l'épaule droite et la plaçant en congé de maladie ordinaire. Le tribunal a jugé que la demande d'annulation de l'arrêté du 22 février 2021 était tardive. Sur le fond, il a estimé que la pathologie de Mme A ne relevait pas du tableau des maladies professionnelles n° 57 et qu'aucun lien direct et essentiel avec son travail n'était établi par les expertises médicales, notamment celle du 25 août 2015. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 et les principes antérieurs à l'ordonnance du 19 janvier 2017.
Le tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet du Nord concernant la demande de titre de séjour de M. A. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car M. A ne peut se prévaloir de la présomption d'urgence applicable aux refus de renouvellement de titre, n'ayant jamais détenu de titre de séjour en tant que majeur. De plus, le requérant n'a pas contesté la décision dans un délai raisonnable (dix mois) et dispose d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'en janvier 2025, ce qui ne caractérise pas une atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête est donc rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A B, adjointe territoriale révoquée par le maire de Faches-Thumesnil le 2 octobre 2024. La requérante demandait la suspension de cette décision d'éviction, invoquant l'urgence liée à la perte de revenus et un doute sérieux sur la légalité de la mesure, notamment pour insuffisance de motivation et non-respect des droits de la défense. Le juge des référés a reconnu l'urgence, la privation d'emploi et de rémunération entraînant des répercussions graves pour l'intéressée. Cependant, il a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la révocation, compte tenu de la gravité des faits reprochés (photographies grossières en uniforme et plaintes de collègues) et de l'atteinte potentielle au bon fonctionnement du service. La demande de suspension a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. A B d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir une attestation de prolongation de visa. Après avoir obtenu satisfaction en cours d’instance, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 10 décembre 2024, le président du tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du 28 octobre 2024 fixant le Maroc comme pays de renvoi pour exécuter une interdiction du territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision régulièrement signée et suffisamment motivée. Il a également rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, faute pour M. A d'apporter des éléments probants sur les risques personnels allégués au Maroc.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les requêtes de M. B, agent funéraire de la commune de Valenciennes, contestant le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de son syndrome anxiodépressif et son placement en congé de maladie ordinaire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation, estimant que la décision de refus d'imputabilité n'était pas entachée d'erreur d'appréciation, car le lien direct et certain entre la pathologie et le service n'était pas établi. Par voie de conséquence, la légalité de la décision de placement en congé de maladie ordinaire a été confirmée. Les textes appliqués incluent le code des relations entre le public et l'administration et la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B contestant le classement sans suite de sa demande d’acquisition de la nationalité française par le préfet du Nord. Le juge a estimé que ce classement, motivé par le caractère incomplet du dossier malgré une mise en demeure restée sans réponse, ne constituait pas une décision faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir. Cette solution s’appuie sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 et sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.