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Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 3 juin 2022 par lequel le préfet du Nord avait prolongé l'assignation à résidence de M. A, un ressortissant pakistanais demandeur d'asile, pour une durée de six mois. La juridiction a jugé que cette décision était entachée d'un défaut d'examen particulier de la situation personnelle du requérant, le préfet n'ayant pas justifié des conditions de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment l'impossibilité de quitter le territoire ou l'absence de perspective raisonnable d'exécution de la mesure d'éloignement. En conséquence, l'arrêté a été annulé, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, et l'État a été condamné à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
Cette décision du Tribunal Administratif de Lille (6ème chambre) rejette la requête de Mme C, ressortissante togolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 15 décembre 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a substitué d'office la base légale de la décision de refus, appliquant l'article 9 de la convention franco-togolaise du 13 juin 1996 aux lieu et place de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, le tribunal estimant que les moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation, violation de l'article 8 de la CEDH, erreur manifeste d'appréciation) ne sont pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné le recours de Mme C, ressortissante tunisienne, contre un arrêté préfectoral du 19 février 2024 refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, en raison de ses attaches familiales en France (époux résident et deux enfants nés en France). Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le préfet n'avait pas porté une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de Mme C, compte tenu de son entrée récente et de son séjour irrégulier. La solution retenue est fondée sur les stipulations de l'article 8 de la CESDH et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé qu'aucun des moyens invoqués, tirés notamment de la méconnaissance de l'article 7 b) de l'accord franco-algérien de 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée. En conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les requêtes de M. et Mme E, ressortissants algériens, contestant les arrêtés du préfet du Nord leur refusant un certificat de résidence, leur faisant obligation de quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de leur vie familiale en France et de l'état de santé de leur fils. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions attaquées étaient légales. Cette solution s'appuie sur les stipulations de l'accord franco-algérien et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. A, ressortissant tunisien, d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour en qualité de parent d’enfant français. En cours d’instance, le préfet du Nord lui a délivré une carte de séjour pluriannuelle, ce qui a conduit M. A à se désister de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 800 euros à son avocat au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme B, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté préfectoral du 20 octobre 2023 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'un défaut d'examen de sa situation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que l'arrêté était suffisamment motivé et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme F, ressortissante gabonaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 26 février 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. S'appuyant sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de son isolement familial et de l'absence de communauté de vie avec le père de son enfant. Les autres moyens, tirés de la méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant et de l'erreur manifeste d'appréciation, ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Nord sur la demande de renouvellement de carte de résident de Mme B A, ressortissante soudanaise. Le juge a constaté que la requérante n'avait pas produit l'ensemble des pièces justificatives exigées par l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), rendant sa demande de titre de séjour incomplète et empêchant la naissance d'une décision implicite de rejet. En conséquence, la requête a été jugée irrecevable, faute de décision administrative susceptible de faire l'objet d'un référé-suspension.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 28 juillet 2023 lui refusant un certificat de résidence, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour deux ans. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6-7 de l'accord franco-algérien, en raison de son état de santé et de ses attaches familiales. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, et de la violation des stipulations conventionnelles, n'étaient pas fondés. En conséquence, le tribunal a confirmé la légalité des décisions attaquées, appliquant les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'accord franco-algérien.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B pour contester le refus du préfet du Nord d’enregistrer sa demande de titre de séjour en tant qu’ancien mineur placé à l’aide sociale à l’enfance. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales (annulation et injonction), ne maintenant que sa demande de frais de justice. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l’État à verser 800 euros à l’avocate de M. B au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande d’attribution de l’avantage spécifique d’ancienneté. Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invité, le tribunal a constaté son désistement d’office en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 9 décembre 2024, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées du Pas-de-Calais refusant son orientation professionnelle vers un établissement et service d'aide par le travail. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu par les articles R. 241-35 et R. 241-36 du code de l'action sociale et des familles, malgré une demande de régularisation du tribunal. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, qui contestait une décision de saisie de la caisse d'allocations familiales, pour irrecevabilité manifeste. Le requérant n'a pas produit, malgré une demande de régularisation notifiée le 18 octobre 2024, l'acte attaqué ou la preuve du dépôt de sa réclamation, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Faute de régularisation dans le délai imparti, la requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme C, ressortissante arménienne, contestant le refus implicite du préfet du Nord d'enregistrer sa demande de titre de séjour pour raisons de santé. Le tribunal a jugé que le silence gardé par l'administration sur une demande de rendez-vous en préfecture ne fait pas naître une décision susceptible de recours pour excès de pouvoir, rendant les conclusions irrecevables. Il a rappelé que l'administration doit fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable, mais que le contentieux relève du juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a été rejetée, sans application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B, ressortissante rwandaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 17 février 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. S'agissant du refus de titre de séjour, le tribunal a jugé que la décision ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'état de santé de Mme B ne nécessitant pas son maintien en France, et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire, délai de départ, pays de destination et interdiction de retour) ont été jugées légales, les moyens soulevés étant écartés.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, contestant l'arrêté préfectoral du 7 décembre 2023 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme A, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur les conventions internationales précitées.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par la caisse d'allocations familiales du Nord d’une demande de condamnation de l’association Racing club Roubaix à lui rembourser 34 622,81 euros d’aides indûment perçues pour des activités périscolaires et extrascolaires. La caisse s’est ensuite désistée de son recours. Par une ordonnance du 9 décembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation n’a donc été prononcée.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en formation collégiale, a examiné la légalité de l'arrêté du 26 janvier 2022 par lequel le préfet du Nord a assigné à résidence M. A, ressortissant algérien, pour une durée de six mois. Le tribunal a rejeté la requête de M. A, estimant que la décision d'assignation à résidence était suffisamment motivée et fondée sur les dispositions des articles L. 731-3 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que l'intéressé faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'assignation à résidence, sans erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de la société Infinity Mobilité contestant la décision du préfet du Nord du 2 novembre 2021 lui ordonnant le remboursement de 185 926,27 euros d'allocations d'activité partielle perçues entre septembre 2020 et janvier 2021. La société invoquait notamment un défaut de communication du procès-verbal d'infraction, un défaut de motivation de la décision, une absence de travail dissimulé et de fraude, ainsi que le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la requête, considérant que la procédure était régulière et que les faits de travail dissimulé et de fraude étaient établis. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L. 8272-1 et D. 8272-1 du code du travail.