33 598 décisions disponibles — page 758/1680
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A, qui demandait une remise de dette de 8 199,96 euros due à la caisse d'allocations familiales du Nord au titre de la prime d'activité et de la prime exceptionnelle de fin d'année. La requête, présentée par un avocat, a été déposée en version papier, en méconnaissance de l'obligation de saisine par voie électronique prévue à l'article R. 414-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation adressée à la requérante, celle-ci n'y a pas donné suite. En application de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A comme portée devant un ordre de juridiction incompétent. La requérante demandait la mainlevée de sa mesure de tutelle. Le juge administratif a rappelé que, en application des articles 425, 440, 441 et 442 du code civil, seul le juge des tutelles (autorité judiciaire) est compétent pour statuer sur une telle demande. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour présentée par M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant s'était lui-même placé dans une situation précaire en sollicitant un changement de statut (d'étudiant à salarié) plus de six mois après l'expiration de son précédent titre et en commençant à travailler sans autorisation. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir visant à contester des décisions de retraits de points sur son permis de conduire, ainsi que la décision 48 SI. Par un mémoire enregistré le 14 août 2024, le requérant a indiqué se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 6 septembre 2024. Aucun texte substantiel n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée sur ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en référé de Mme B, ressortissante marocaine, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet du Nord de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour et un rendez-vous. Le juge a constaté que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande, déposée le 29 mars 2024, avait fait naître une décision implicite de rejet en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que faire droit à ses conclusions reviendrait à faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce que le juge des référés ne peut ordonner. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience.
Refus de carte "mobilité inclusion" – Tribunal Administratif de Lille – Irrecevabilité pour défaut de recours préalable obligatoire – Application des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, et R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la SAS Telle Mère, Tel Fils d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du maire de Saint-André-lez-Lille du 5 juillet 2024, mettant en demeure l’exploitante de "l’Echappée Verte" de régulariser sa situation administrative sous peine de fermeture. La société requérante s’est désistée de ses conclusions principales, ce dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté les conclusions accessoires présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de zone de défense et de sécurité Nord la plaçant en congés sans rémunération. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable, car elle ne contenait pas l’exposé des faits, moyens et conclusions exigé par l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a fait application du 4° de l’article R. 222-1 du même code pour prononcer ce rejet sans invitation à régulariser.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par Mme A pour contester le refus du préfet du Nord de renouveler son titre de séjour "étudiant". La requérante s'est désistée de ses conclusions principales, ne maintenant que sa demande de frais de justice. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l'État à verser 800 euros à son avocate au titre de l'aide juridictionnelle, sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Rejet d'une requête pour irrecevabilité manifeste. Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de Mme B contestant le rejet implicite de sa demande de remise de dette d'un indu de prime exceptionnelle de solidarité. La requête était irrecevable car la requérante n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, les pièces exigées par l'article R.412-1 du code de justice administrative (demande de remise de dette et décision notifiant l'indu). L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R.222-1 du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Nord de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. La requérante invoquait une atteinte à plusieurs libertés fondamentales, notamment la liberté du travail et le droit au respect de la vie privée et familiale, en raison du délai de traitement de sa demande. Le juge a estimé que Mme B n'apportait pas la preuve qu'elle avait déposé une demande de titre de séjour complète, et qu'ainsi, aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était caractérisée. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de réviser ses notes à l'examen technique d'officier de police judiciaire. Le requérant n'avait développé aucun moyen à l'appui de sa demande, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Par ailleurs, le juge a rappelé le principe de souveraineté du jury d'examen, empêchant tout contrôle juridictionnel sur l'appréciation des prestations des candidats. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et lui interdisant un retour pour trois ans. Le juge a estimé que les moyens soulevés étaient soit manifestement infondés (incompétence du signataire, insuffisance de motivation), soit non assortis de précisions suffisantes (erreur manifeste d'appréciation). La décision a été rendue sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes ne comportant que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français. Le requérant s’étant désisté de ses conclusions principales, le tribunal lui a donné acte de ce désistement par ordonnance. Statuant sur les frais de justice, le tribunal a condamné l’État à verser 800 euros à l’avocate de M. B au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du 26 juillet 2024 par lequel le maire de Camphin-en-Pévèle a exercé le droit de préemption urbain sur un ensemble immobilier. La requérante, l'EURL Merchant's Capital, acquéreur évincé, invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d'une incompétence alléguée et de l'absence de projet réel d'intérêt général. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts, et qu'aucun moyen n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 15 juillet 2024 du garde des sceaux prolongeant le placement à l'isolement de M. C au centre pénitentiaire de Lille-Loos-Sequedin. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, tirés de la méconnaissance des droits de la défense, de l'absence d'avis médical ou de l'erreur manifeste d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée en raison de l'absence de doute sérieux. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code pénitentiaire.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B épouse C. Celle-ci demandait au juge des référés d'ordonner au préfet du Nord de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de sa carte de résident, en invoquant une atteinte grave à sa liberté fondamentale de mener une vie privée et familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas qu'elle serait dans l'impossibilité de formuler une nouvelle demande d'allocation aux adultes handicapés une fois en possession d'un récépissé, ni ne justifiant de sa situation financière. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté de 2014 lui ordonnant de se dessaisir de ses armes et lui retirant son permis de chasser. Le juge a estimé que le moyen tiré d'une insuffisance de motivation était manifestement infondé, que l'absence de lien avec une condamnation judiciaire était inopérant, et que le moyen de disproportion n'était pas assorti de précisions suffisantes. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête indemnitaire de M. B, qui demandait 200 000 euros à l’État pour faute inexcusable du ministère des armées, faute de précisions suffisantes sur le bien-fondé de son moyen. La requête a été jugée manifestement dénuée de fondement, entraînant également le refus de l’aide juridictionnelle provisoire. La décision s’appuie sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative et la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 100 000 euros pour faute inexcusable du ministère des armées, en raison d’un non-respect de préconisations médicales suite à un infarctus en 2016. Le tribunal a estimé que ce moyen n’était manifestement pas assorti des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé, conformément au 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La requête a été rejetée par ordonnance, sans qu’aucune autre demande ou moyen recevable n’ait été présenté dans le délai de recours.